Catégorie : Immobilier

SCPI, investissement locatif, LMNP et stratégies immobilières dans le Gers.

  • Le viager : vendre ou acheter un bien en rente

    Le viager : vendre ou acheter un bien en rente

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Viager immobilier : bouquet, rente et droit d'usage

    Immobilier

    Le viager : vendre ou acheter un bien en rente

    Bouquet, rente, droit d’usage : comprendre un mode de transaction immobilier à part.

    Le viager intrigue autant qu’il interroge. Vendre son logement tout en continuant d’y vivre, percevoir un complément de revenu régulier, ou au contraire investir dans la pierre avec une décote : ce mécanisme ancien répond à des besoins très actuels. À Auch comme dans le Gers, le viager mérite d’être compris avant d’être envisagé, tant pour le vendeur, appelé crédirentier, que pour l’acheteur, le débirentier.

    Le principe du viager

    Le viager est une vente immobilière dont le prix est converti, en tout ou partie, en une rente versée au vendeur jusqu’à son décès. Le vendeur, appelé crédirentier, cède son bien mais perçoit en échange un revenu régulier, souvent à vie. L’acheteur, le débirentier, devient propriétaire mais s’engage à verser cette rente, dont la durée totale reste inconnue : elle dépend de la longévité du vendeur. Cette part d’aléa est l’essence même du viager. C’est une opération qui peut s’intégrer dans une réflexion plus large de gestion de patrimoine, côté vendeur comme acheteur.

    Bouquet et rente : les deux composantes

    Le prix d’un viager se décompose généralement en deux éléments. Le bouquet est un capital versé comptant au moment de la signature ; il n’est pas obligatoire mais reste fréquent. La rente viagère correspond au solde, étalé sous forme de versements périodiques jusqu’au décès du crédirentier. Le montant de la rente dépend de la valeur du bien, du bouquet versé, de l’âge du vendeur et de son espérance de vie statistique. Plus le vendeur est âgé, plus la rente est élevée à valeur égale. L’équilibre entre bouquet et rente se négocie selon les besoins de chacun.

    Viager occupé ou viager libre

    Deux grandes formes coexistent. Dans le viager occupé, le plus courant, le vendeur conserve le droit d’occuper le logement jusqu’à son décès : il garde l’usage du bien, ce qui réduit le prix par une décote dite d’occupation. Dans le viager libre, l’acheteur dispose immédiatement du logement, qu’il peut habiter ou louer ; le prix est alors plus élevé. Ce droit d’usage conservé s’apparente à un démembrement de propriété, où l’usufruit reste au vendeur. Le choix entre occupé et libre change profondément l’économie de l’opération.

    Les intérêts pour le vendeur

    Pour le crédirentier, le viager occupé permet de mobiliser la valeur de son logement tout en continuant d’y vivre. Il transforme un patrimoine immobilier, par nature peu liquide, en revenu régulier : une réponse possible pour compléter sa retraite ou financer sereinement ses vieux jours. La rente viagère bénéficie en outre d’un abattement fiscal qui croît avec l’âge du vendeur. Le viager peut aussi convenir à une personne sans héritier direct, ou souhaitant ne pas léguer ce bien. Il s’inscrit alors dans une stratégie patrimoniale réfléchie, à arbitrer avec d’autres options.

    Les points de vigilance pour l’acheteur

    Côté débirentier, le viager est un pari sur la durée : si le vendeur vit longtemps, le coût total peut dépasser la valeur du bien ; s’il décède tôt, l’acquisition se révèle avantageuse. C’est un aléa à assumer en conscience. L’acheteur doit aussi sécuriser le versement de la rente, généralement garanti par une clause résolutoire et un privilège du vendeur. Comparé à un investissement locatif classique, le viager immobilise des versements sur une durée incertaine. Un accompagnement permet d’évaluer la rentabilité réelle et les risques propres à chaque dossier.

    CritèreViager occupéViager libre
    Usage du bienConservé par le vendeurDisponible pour l’acheteur
    PrixRéduit (décote d’occupation)Plein, sans décote
    Profil acheteurInvestissement long termeUsage ou location immédiate

    Le terme de la semaine : le crédirentier

    Le crédirentier est le vendeur d’un bien en viager, celui qui perçoit la rente. Il cède la propriété de son logement en échange d’un capital, le bouquet, et d’une rente viagère versée jusqu’à son décès. En viager occupé, il conserve le droit d’habiter le bien. Son interlocuteur, l’acheteur qui verse la rente, est appelé le débirentier.

    Pour aller plus loin

    Vendre ou acheter en viager demande méthode et conseil. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Comparer le viager à un locatif classique.

    Préparer sa retraite

    Mobiliser son bien pour compléter ses revenus.

    Bilan patrimonial

    Situer le viager dans sa stratégie d’ensemble.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce qu’un viager occupé ?

    Dans un viager occupé, le vendeur cède son logement mais conserve le droit d’y vivre jusqu’à son décès. Ce droit d’usage réduit le prix de vente par une décote d’occupation. L’acheteur ne dispose réellement du bien qu’au décès du vendeur.

    Comment est calculée la rente viagère ?

    La rente dépend de la valeur du bien, du bouquet éventuellement versé comptant, de l’âge du vendeur et de son espérance de vie. Plus le vendeur est âgé, plus la rente est élevée à valeur égale. Elle est versée jusqu’au décès du crédirentier.

    Le viager comporte-t-il des risques ?

    Oui, pour l’acheteur surtout : la durée de versement étant inconnue, le coût total peut dépasser la valeur du bien si le vendeur vit longtemps. Le versement de la rente doit être sécurisé juridiquement. Un accompagnement aide à évaluer l’équilibre de l’opération.

    Envisager un viager, vendeur ou acheteur

    Occupé ou libre, bouquet et rente, fiscalité : évaluons ensemble l’intérêt d’un viager dans votre situation, à Auch.

  • Frais de notaire : ce qu’ils recouvrent vraiment à l’achat

    Frais de notaire : ce qu’ils recouvrent vraiment à l’achat

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Frais de notaire à l'achat immobilier

    Immobilier

    Frais de notaire : ce qu’ils recouvrent vraiment à l’achat

    Derrière cette appellation se cachent surtout des taxes : décryptage de ce que vous payez vraiment.

    « Frais de notaire » : l’expression est trompeuse. Ce que l’acheteur règle en plus du prix du bien va, pour l’essentiel, à l’État et aux collectivités, et non au notaire. Comprendre la composition de ces frais aide à mieux bâtir son budget et à éviter les mauvaises surprises. À Auch comme dans le Gers, c’est une étape incontournable de tout projet d’achat, qu’il s’agisse d’une résidence ou d’un investissement.

    Une appellation trompeuse

    On parle communément de « frais de notaire », mais l’expression officielle est plus juste : frais d’acquisition. Car le notaire n’en perçoit qu’une petite part. L’essentiel correspond à des taxes reversées à la puissance publique. Comprendre cette répartition est utile pour relativiser : ces frais ne rémunèrent pas un service coûteux, mais financent surtout l’impôt lié à la transaction. C’est un élément de coût à intégrer dans tout projet immobilier, au même titre que le prix lui-même.

    La part des taxes (droits de mutation)

    Le principal poste est constitué des droits de mutation, des taxes perçues par l’État et les collectivités lors de la vente. Ils représentent généralement autour de 80 pour cent des frais d’acquisition dans l’ancien. C’est donc cette part fiscale, et non la rémunération du notaire, qui pèse le plus lourd. Ces droits sont calculés en pourcentage du prix de vente et sont, pour l’essentiel, incompressibles. Ils expliquent pourquoi les frais peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros sur une acquisition.

    La rémunération du notaire

    La part qui revient réellement au notaire, ses émoluments, est encadrée par un barème réglementé : elle est identique quel que soit le notaire choisi. S’y ajoutent les débours, c’est-à-dire les sommes que le notaire avance pour le compte de l’acheteur afin de régler divers documents et formalités. Le notaire joue un rôle essentiel de sécurisation juridique de la vente : vérifications, rédaction de l’acte authentique, conservation. Sa rémunération ne constitue toutefois qu’une fraction du total.

    Ancien et neuf : des écarts importants

    Le montant des frais varie fortement selon le type de bien. Dans l’ancien, ils représentent environ 7 à 8 pour cent du prix. Dans le neuf, ils sont nettement réduits, de l’ordre de 2 à 3 pour cent, en raison de droits de mutation allégés. Cet écart constitue l’un des avantages financiers de l’achat dans le neuf. Pour un investisseur, ces frais pèsent sur le rendement et méritent d’être intégrés dès le calcul initial de l’opération.

    Anticiper ces frais dans son budget

    Les frais d’acquisition s’ajoutent au prix du bien et ne sont, en règle générale, pas finançables par le prêt sans apport. Mieux vaut donc les anticiper dans son plan de financement, aux côtés de l’apport et des autres frais. Quelques leviers existent pour les alléger à la marge, comme déduire la valeur du mobilier. Intégrer ces frais à une réflexion globale, en lien avec l’effet de levier du crédit, permet de bâtir un projet réaliste et solide.

    ComposanteCe qu’elle recouvreDestinataire
    Droits de mutationTaxes sur la venteÉtat et collectivités
    ÉmolumentsRémunération réglementéeLe notaire
    DéboursFrais avancés pour documents et formalitésTiers divers

    Le terme de la semaine : les droits de mutation

    Les droits de mutation sont les taxes perçues par l’État et les collectivités lors d’une vente immobilière. Calculés en pourcentage du prix, ils constituent l’essentiel de ce qu’on appelle communément les frais de notaire, souvent autour de 80 pour cent du total dans l’ancien. C’est cette composante fiscale, et non la rémunération du notaire, qui en fait le poids principal.

    Pour aller plus loin

    Anticiper ces frais sécurise votre budget. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Intégrer les frais d’acquisition au calcul de rentabilité.

    Acheter dans le neuf

    Profiter de frais réduits en achetant en VEFA.

    Bilan patrimonial

    Bâtir un plan de financement complet et réaliste.

    Questions fréquentes

    Les frais de notaire vont-ils au notaire ?

    En grande partie, non. L’essentiel, souvent autour de 80 pour cent, correspond à des taxes reversées à l’État et aux collectivités, les droits de mutation. La rémunération propre du notaire, ses émoluments, n’en représente qu’une fraction.

    Quel montant prévoir ?

    Dans l’ancien, comptez environ 7 à 8 pour cent du prix d’achat. Dans le neuf, ces frais sont nettement réduits, de l’ordre de 2 à 3 pour cent. Ils s’ajoutent au prix du bien et doivent être intégrés à votre plan de financement.

    Peut-on réduire ces frais ?

    Marginalement. On peut par exemple déduire la valeur du mobilier du prix taxable, ou négocier une légère remise sur les émoluments pour les montants élevés. Mais l’essentiel, les taxes, reste incompressible. Le neuf demeure le principal levier d’allègement.

    Bâtir un budget d’achat réaliste

    Frais d’acquisition, apport, financement : préparons votre projet immobilier lors d’un rendez-vous à Auch.

  • Acheter dans le neuf en VEFA : garanties et avantages

    Acheter dans le neuf en VEFA : garanties et avantages

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Acheter un logement neuf en VEFA dans le Gers

    Immobilier

    Acheter dans le neuf en VEFA : garanties et avantages

    Paiement échelonné, garanties solides, frais de notaire réduits : ce qu’il faut savoir avant d’acheter sur plans.

    Acheter un logement encore en construction peut sembler risqué. Pourtant, la vente en l’état futur d’achèvement, ou VEFA, est très encadrée et offre de solides garanties à l’acheteur. Paiement échelonné, frais de notaire réduits, logement aux dernières normes : le neuf présente de réels atouts. À Auch comme dans le Gers, c’est une option à connaître pour un achat résidentiel comme pour un investissement, à condition d’en maîtriser les étapes.

    Acheter un logement sur plans

    La VEFA consiste à acheter un bien immobilier avant ou pendant sa construction, sur la base de plans et d’un descriptif technique. L’acheteur devient propriétaire au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Ce mode d’acquisition concerne aussi bien la résidence principale qu’un investissement locatif. Il séduit par la perspective d’un logement neuf, personnalisable et conforme aux dernières normes énergétiques, mais il suppose d’accepter un délai entre l’achat et la livraison.

    Un paiement échelonné selon l’avancement

    L’un des grands principes de la VEFA est le paiement échelonné. Vous ne réglez pas tout à la signature, mais par appels de fonds successifs, au fur et à mesure que le chantier progresse. La loi encadre strictement ce calendrier : un pourcentage à l’achèvement des fondations, un autre à la mise hors d’eau, et ainsi de suite jusqu’à la livraison. Ce mécanisme protège l’acheteur, qui ne paie qu’en fonction de l’avancée réelle des travaux, et étale l’effort financier.

    Des garanties protectrices

    Le neuf bénéficie d’un arsenal de garanties rassurant. La garantie financière d’achèvement assure que le logement sera terminé même en cas de défaillance du promoteur. La garantie de parfait achèvement couvre, pendant un an, les défauts signalés. La garantie biennale porte sur les équipements pendant deux ans, et la garantie décennale couvre, dix ans durant, les désordres affectant la solidité du bâtiment. Cet ensemble offre une sécurité que l’ancien ne propose généralement pas.

    Frais de notaire réduits et autres atouts

    Acheter dans le neuf présente un avantage financier notable : les frais d’acquisition, dits frais de notaire, y sont réduits, de l’ordre de 2 à 3 pour cent du prix, contre 7 à 8 pour cent dans l’ancien. S’y ajoutent des charges de copropriété souvent maîtrisées au départ, une performance énergétique élevée réduisant les factures, et l’absence de travaux à prévoir. Pour un investisseur, ces éléments pèsent dans le calcul de la rentabilité et méritent d’être intégrés à une réflexion d’optimisation globale.

    Les précautions avant de signer

    La VEFA exige toutefois quelques précautions. Il faut vérifier la solidité et la réputation du promoteur, lire attentivement le descriptif technique, mesurer le délai de livraison et ses conséquences, notamment si l’on doit reloger entre-temps. À la livraison, il est essentiel de vérifier la conformité au contrat et de consigner d’éventuelles réserves. Replacer cet achat dans une vision patrimoniale d’ensemble, lors d’un bilan, permet de s’assurer qu’il sert vos objectifs à long terme.

    ÉtapeCe qui se passeÀ vérifier
    RéservationContrat préliminaire et dépôt de garantieConditions de rétractation
    ConstructionAppels de fonds échelonnésRespect du calendrier
    LivraisonRemise des clés, réserves éventuellesConformité au contrat

    Le terme de la semaine : la VEFA

    La VEFA, ou vente en l’état futur d’achèvement, est le contrat par lequel on achète un logement avant ou pendant sa construction. L’acheteur devient propriétaire au fur et à mesure de l’avancement, qu’il finance par des appels de fonds échelonnés et réglementés. C’est le cadre juridique de la quasi-totalité des achats dans le neuf, assorti de garanties protectrices pour l’acquéreur.

    Pour aller plus loin

    Acheter dans le neuf se prépare avec méthode. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Évaluer la rentabilité d’un achat dans le neuf.

    Investir après le Pinel

    Penser le locatif dans le neuf depuis la fin du Pinel.

    Bilan patrimonial

    Intégrer un achat neuf dans votre stratégie globale.

    Questions fréquentes

    Paie-t-on tout à la signature en VEFA ?

    Non. Le paiement est échelonné en fonction de l’avancement des travaux, selon un calendrier réglementé : un pourcentage à l’achèvement des fondations, puis à la mise hors d’eau, et ainsi de suite jusqu’à la livraison.

    Quelles garanties protègent l’acheteur ?

    Plusieurs garanties s’appliquent, dont la garantie financière d’achèvement, la garantie de parfait achèvement, la garantie biennale et la garantie décennale. Elles couvrent l’achèvement du chantier et les défauts pouvant apparaître après la livraison.

    Les frais de notaire sont-ils plus faibles dans le neuf ?

    Oui. Dans le neuf, les frais d’acquisition sont réduits, de l’ordre de 2 à 3 pour cent du prix, contre 7 à 8 pour cent dans l’ancien. C’est l’un des avantages financiers de l’achat en VEFA.

    Bien acheter dans le neuf

    VEFA, garanties, financement, rentabilité : sécurisons votre projet immobilier lors d’un rendez-vous à Auch.

  • LMNP : louer en meublé et amortir son bien

    LMNP : louer en meublé et amortir son bien

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Investir en LMNP et amortir son bien meublé

    Immobilier

    LMNP : louer en meublé et amortir son bien

    Le statut de loueur en meublé non professionnel, ses deux régimes fiscaux et l’atout de l’amortissement.

    Louer un logement meublé plutôt que vide change la donne fiscale. Le statut de loueur en meublé non professionnel, le LMNP, permet de percevoir des loyers tout en effaçant une bonne partie de leur imposition grâce à l’amortissement. C’est l’un des dispositifs les plus utilisés par les investisseurs particuliers. À Auch comme dans le Gers, il convient autant à un studio étudiant qu’à un appartement familial meublé. Encore faut-il choisir le bon régime et anticiper la revente.

    Le statut de loueur en meublé non professionnel

    Le LMNP désigne la location d’un logement meublé par un particulier, dès lors qu’il reste non professionnel. Le statut est considéré comme non professionnel tant que les recettes locatives annuelles du foyer restent inférieures à 23 000 euros, ou inférieures aux autres revenus d’activité du foyer. Le bien doit être loué garni d’un mobilier suffisant pour y vivre. Particularité importante : les loyers ne sont pas des revenus fonciers mais des bénéfices industriels et commerciaux, les BIC. Cette qualification ouvre des règles fiscales propres, plus souples que celles de la location nue.

    Micro-BIC : la simplicité de l’abattement

    Premier régime possible : le micro-BIC. Il s’applique automatiquement en deçà d’un plafond de recettes (de l’ordre de 77 700 euros pour la location meublée classique de longue durée, revalorisé chaque année). Son principe est simple : un abattement forfaitaire de 50 pour cent est appliqué sur les loyers, et seul le solde est imposé. Aucune comptabilité à tenir. C’est intéressant quand les charges réelles sont faibles. À noter : les meublés de tourisme non classés ont vu leur régime durci, avec un abattement et un plafond réduits ; mieux vaut vérifier sa catégorie.

    Le régime réel et l’amortissement

    Le second régime, le réel, est souvent le plus avantageux dès que les charges sont significatives. Il permet de déduire les charges effectives (intérêts d’emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion) et surtout d’amortir le bien et le mobilier. L’amortissement consiste à déduire chaque année une fraction de la valeur du logement, hors terrain, et des meubles. Résultat : le bénéfice imposable est souvent réduit à zéro pendant de nombreuses années. En contrepartie, le réel impose une comptabilité et le recours fréquent à un expert-comptable. Le choix mérite d’être chiffré au cas par cas.

    La revente : la réintégration des amortissements

    Un changement récent modifie l’équation à la sortie. Depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente. Concrètement, la plus-value imposable est majorée du montant des amortissements pratiqués, ce qui en accroît la taxation. L’avantage de l’amortissement pendant la détention reste réel, mais il faut désormais l’apprécier en tenant compte de cette reprise à la vente. Cela renforce l’intérêt d’une stratégie fiscale pensée dès l’acquisition, et non au moment de vendre.

    À qui s’adresse le LMNP

    Le LMNP convient à l’investisseur qui cherche un complément de revenus peu fiscalisé sur la durée, prêt à gérer une location meublée ou à la déléguer. Il s’envisage sur le long terme, le temps d’amortir le bien et de lisser la fiscalité. Pour qui préfère ne pas gérer de bien en direct, d’autres solutions immobilières comme les SCPI existent. Avant de se lancer, il est utile de comparer rendement, fiscalité et contraintes de gestion, dans le cadre d’une réflexion immobilière globale.

    CritèreRégime micro-BICRégime réel
    PrincipeAbattement forfaitaire de 50 pour centDéduction des charges réelles
    AmortissementNonOui (bien hors terrain et mobilier)
    ComptabilitéAucuneComptabilité à tenir

    Le terme de la semaine : l’amortissement

    Amortir un bien, c’est constater comptablement la perte de valeur liée à son usure dans le temps. En LMNP au réel, on déduit chaque année une fraction de la valeur du logement (hors terrain) et du mobilier. Cette charge, sans débours réel, vient diminuer le bénéfice imposable et donc l’impôt sur les loyers. Depuis 2025, ces amortissements sont toutefois repris dans le calcul de la plus-value à la revente.

    Pour aller plus loin

    Le LMNP se réfléchit avec l’ensemble de votre stratégie patrimoniale. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Choisir le bon support locatif dans le Gers.

    Optimisation fiscale

    Arbitrer micro-BIC et réel selon votre situation.

    Bilan patrimonial

    Intégrer le LMNP à votre projet global à Auch.

    Questions fréquentes

    Qui peut bénéficier du statut LMNP ?

    Tout particulier qui loue un logement meublé, tant que les recettes annuelles du foyer restent inférieures à 23 000 euros ou aux autres revenus d’activité du foyer. Au-delà, on bascule vers le statut de loueur professionnel, aux règles différentes.

    Quelle différence entre micro-BIC et régime réel ?

    Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 pour cent sur les loyers, sans comptabilité. Le réel permet de déduire les charges réelles et d’amortir le bien, souvent plus avantageux dès que les charges sont élevées, mais impose une comptabilité.

    L’amortissement réduit-il vraiment l’impôt ?

    Oui, pendant la détention : il diminue le bénéfice imposable, souvent jusqu’à annuler l’impôt sur les loyers plusieurs années. Mais depuis 2025, les amortissements sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente, un point à anticiper.

    Micro-BIC ou réel : quel choix pour vous ?

    Amortissement, fiscalité à la revente, choix du régime : chiffrons ensemble votre projet LMNP lors d’un rendez-vous à Auch.

  • La SCI : à quoi sert une société civile immobilière ?

    La SCI : à quoi sert une société civile immobilière ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    SCI et gestion immobilière à plusieurs dans le Gers

    Immobilier

    La SCI : à quoi sert une société civile immobilière ?

    Gérer un bien à plusieurs, organiser sa transmission, choisir sa fiscalité : ce que permet une SCI, et ses limites.

    Détenir un bien immobilier à plusieurs, organiser sa transmission ou séparer son patrimoine personnel de son patrimoine locatif : autant de situations où la société civile immobilière, ou SCI, peut s’avérer précieuse. Souvent citée, elle reste mal comprise et n’est pas adaptée à tous les projets. À Auch comme dans le Gers, mieux vaut en cerner les atouts et les contraintes avant de se lancer dans sa création.

    Détenir un bien immobilier à plusieurs

    La SCI est une société dont l’objet est de gérer un ou plusieurs biens immobiliers. Plutôt que de posséder un bien en indivision, souvent source de blocages, les associés détiennent des parts sociales de la société, qui elle détient le bien. Cette structure facilite la gestion à plusieurs, qu’il s’agisse d’une famille, d’un couple ou d’associés. Elle apporte un cadre clair aux décisions et à la répartition des revenus, ce qui en fait un outil apprécié dans une stratégie d’investissement immobilier structurée.

    Le fonctionnement d’une SCI

    La SCI repose sur des statuts, rédigés lors de sa création, qui fixent ses règles de fonctionnement : répartition du capital, pouvoirs du gérant, modalités de décision. Elle exige une certaine rigueur : tenue d’une comptabilité, assemblées, formalités juridiques. Le gérant administre la société au quotidien, dans les limites prévues par les statuts. Cette souplesse de rédaction est un atout, car elle permet d’adapter la gouvernance à chaque situation familiale ou patrimoniale, mais elle suppose un minimum de formalisme.

    Un outil de transmission efficace

    C’est souvent pour transmettre que l’on crée une SCI. Plutôt que de donner un bien en bloc, on peut donner des parts sociales progressivement, en profitant des abattements renouvelables tous les quinze ans. La SCI se prête aussi très bien au démembrement, en transmettant la nue-propriété des parts tout en conservant l’usufruit et les revenus. Bien conçue, elle permet d’organiser une transmission en douceur, tout en gardant le contrôle de la gestion.

    IR ou IS : le choix de la fiscalité

    Par défaut, la SCI est transparente fiscalement : les revenus sont imposés entre les mains des associés, au titre des revenus fonciers, comme s’ils détenaient le bien directement. La société peut toutefois opter pour l’impôt sur les sociétés, ce qui change profondément la donne : amortissement du bien, imposition des bénéfices au niveau de la société, mais fiscalité plus lourde à la revente. Cette option est en principe irréversible et doit être mûrement réfléchie selon les objectifs.

    Les limites et points de vigilance

    La SCI n’est pas une solution miracle. Sa création et son fonctionnement génèrent des coûts et des obligations. Surtout, les associés sont responsables des dettes de la société de façon indéfinie, à proportion de leurs parts : ce n’est pas une responsabilité limitée. Elle ne convient pas non plus à la location meublée à titre habituel. Avant de créer une SCI, un bilan patrimonial permet de vérifier qu’elle répond réellement à vos objectifs.

    AtoutCe qu’il permetPoint d’attention
    Gestion à plusieursDétenir un bien en parts socialesDécisions encadrées par les statuts
    TransmissionDonner des parts progressivementFormalisme et comptabilité
    Choix fiscalImposition à l’IR ou à l’ISOption IS souvent irréversible

    Le terme de la semaine : la part sociale

    La part sociale est une fraction du capital d’une SCI, détenue par chaque associé en proportion de son apport. Ce sont ces parts, et non le bien lui-même, que les associés possèdent. Elles peuvent être transmises, données ou démembrées, ce qui fait de la part sociale l’instrument central de la souplesse et de la transmission offertes par la SCI.

    Pour aller plus loin

    La SCI se réfléchit au regard de vos objectifs. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Déterminer si la SCI sert votre projet immobilier.

    Transmission & succession

    Utiliser la SCI pour transmettre progressivement votre patrimoine.

    Bilan patrimonial

    Vérifier l’intérêt réel d’une SCI pour votre situation.

    Questions fréquentes

    Faut-il être plusieurs pour créer une SCI ?

    Oui, une SCI requiert au moins deux associés. Il peut s’agir de membres d’une même famille, de conjoints ou de tiers. Cette pluralité est une condition de constitution, la société civile reposant par nature sur l’association de plusieurs personnes.

    La SCI permet-elle de réduire les droits de succession ?

    Elle facilite la transmission progressive par donation de parts, en profitant des abattements renouvelables, et permet le démembrement. Bien utilisée, elle peut alléger la fiscalité de la transmission, mais elle n’efface pas les droits : tout dépend du montage retenu.

    Quelle est la responsabilité des associés ?

    Dans une SCI, les associés sont responsables des dettes sociales de façon indéfinie, à proportion de leur part dans le capital. Ce n’est pas une responsabilité limitée comme dans une société commerciale, un point à bien mesurer avant de se lancer.

    La SCI est-elle faite pour vous ?

    Création, fiscalité, transmission : voyons ensemble si la SCI répond à vos objectifs, lors d’un rendez-vous à Auch.

  • Micro-foncier ou régime réel : quel choix pour vos revenus locatifs ?

    Micro-foncier ou régime réel : quel choix pour vos revenus locatifs ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Revenus fonciers, location nue et choix d'imposition

    Immobilier

    Micro-foncier ou régime réel : quel choix pour vos revenus locatifs ?

    Location nue : abattement forfaitaire ou déduction des charges réelles ? Deux régimes, deux logiques fiscales.

    Quand on loue un logement vide, les loyers perçus sont imposables au titre des revenus fonciers. Mais deux régimes coexistent pour les déclarer : le micro-foncier, simple et forfaitaire, et le régime réel, qui déduit les charges réelles. Le bon choix peut faire une différence notable sur l’impôt. À Auch comme dans le Gers, beaucoup de propriétaires bailleurs gagneraient à comparer les deux options plutôt qu’à subir le régime par défaut.

    Deux façons d’imposer ses loyers

    Les revenus tirés d’une location nue relèvent des revenus fonciers, distincts des revenus de la location meublée. Pour les imposer, l’administration propose deux régimes : le micro-foncier, applicable par défaut en deçà d’un certain seuil, et le régime réel, sur option ou obligatoire au-delà. Le premier mise sur la simplicité, le second sur la précision. Le choix dépend surtout du niveau de charges supportées par le bailleur. C’est une décision à part entière dans une stratégie d’investissement immobilier.

    Le micro-foncier : la simplicité d’un abattement

    Le micro-foncier s’applique automatiquement lorsque les revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 euros par an. Son principe est simple : l’administration applique un abattement forfaitaire de 30 pour cent sur les loyers, censé couvrir l’ensemble des charges. Seuls 70 pour cent des loyers sont alors imposés. Aucune justification de dépenses n’est demandée, ce qui allège considérablement la déclaration. Ce régime est avantageux quand les charges réelles sont faibles, c’est-à-dire inférieures à 30 pour cent des loyers.

    Le régime réel : déduire ses charges

    Le régime réel permet de déduire les charges effectivement supportées : intérêts d’emprunt, travaux d’entretien et de réparation, taxe foncière, primes d’assurance, frais de gestion. Lorsque ces charges dépassent 30 pour cent des loyers, il devient plus intéressant que le micro-foncier. Il s’impose d’ailleurs obligatoirement au-delà de 15 000 euros de revenus fonciers. En contrepartie, il suppose une comptabilité précise et la conservation des justificatifs. Pour un bien financé à crédit ou nécessitant des travaux, il est souvent le plus pertinent.

    Le déficit foncier, un atout du régime réel

    Le régime réel ouvre droit à un mécanisme puissant : le déficit foncier. Lorsque les charges déductibles dépassent les loyers, le déficit ainsi créé s’impute sur le revenu global, dans la limite de 10 700 euros par an. L’économie d’impôt peut être significative, notamment lors de travaux importants. L’excédent éventuel se reporte sur les revenus fonciers des années suivantes. C’est un levier apprécié pour rénover un bien tout en réduisant sa fiscalité, à intégrer dans une réflexion d’optimisation fiscale.

    Comment trancher selon votre situation

    La règle de base est simple : si vos charges dépassent 30 pour cent des loyers, le réel est généralement plus favorable ; sinon, le micro-foncier suffit. Mais d’autres éléments comptent, comme la présence d’un crédit, des travaux à venir ou la durée de détention. L’option pour le réel engageant plusieurs années, une simulation comparative s’impose avant de décider. Replacer ce choix dans la stratégie d’ensemble du patrimoine, par exemple en lien avec l’effet de levier du crédit, permet d’éviter les erreurs coûteuses.

    RégimePrincipeQuand le privilégier
    Micro-foncierAbattement forfaitaire de 30 %Peu de charges, revenus < 15 000 €
    Régime réelDéduction des charges réellesCharges et intérêts élevés, travaux
    Déficit foncierImputation sur le revenu globalGros travaux à financer

    Le terme de la semaine : le déficit foncier

    Le déficit foncier apparaît lorsque les charges déductibles d’un bien loué nu dépassent les loyers perçus. Sous le régime réel, ce déficit s’impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par an, le surplus étant reporté sur les revenus fonciers ultérieurs. Il permet de réduire son impôt tout en valorisant son bien, en particulier à l’occasion de travaux.

    Pour aller plus loin

    Le choix du régime fiscal conditionne la rentabilité d’un bien loué. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Choisir le bon régime fiscal dès l’acquisition d’un bien locatif.

    Optimisation fiscale

    Utiliser le déficit foncier pour alléger votre imposition.

    Bilan patrimonial

    Comparer micro-foncier et réel selon votre situation globale.

    Questions fréquentes

    À partir de quand le micro-foncier n’est-il plus possible ?

    Le micro-foncier s’applique tant que vos revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 euros par an et que vous ne détenez pas certains biens particuliers. Au-delà de ce seuil, le régime réel devient obligatoire.

    Le régime réel est-il définitif ?

    L’option pour le régime réel est exercée pour trois ans, puis reconductible tacitement. Mieux vaut donc anticiper, car ce choix engage plusieurs années. Une simulation comparative aide à mesurer l’écart avant de décider.

    Qu’est-ce que le déficit foncier permet d’économiser ?

    Lorsque vos charges dépassent vos loyers, le déficit s’impute sur votre revenu global, dans la limite de 10 700 euros par an, ce qui réduit votre impôt. L’excédent éventuel se reporte sur vos revenus fonciers des années suivantes.

    Choisir le bon régime pour vos loyers

    Micro-foncier, réel, déficit foncier : comparons les scénarios pour votre bien lors d’un rendez-vous à Auch.

  • SCPI, OPCI, SCPI européennes : diversifier son immobilier sans gestion

    SCPI, OPCI, SCPI européennes : diversifier son immobilier sans gestion

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Immeubles européens, pierre-papier et SCPI

    Immobilier

    SCPI, OPCI, SCPI européennes : diversifier son immobilier sans gestion

    Trois façons d’investir dans la pierre-papier, avec leurs atouts en matière de rendement, de liquidité et de fiscalité.

    Investir dans l’immobilier sans acheter de mur, sans chercher de locataire ni gérer de travaux : c’est la promesse de la pierre-papier. Derrière ce terme se cachent plusieurs véhicules aux logiques différentes, la SCPI, l’OPCI et les SCPI européennes. Chacun a ses atouts en matière de rendement, de liquidité et de fiscalité. À Auch comme dans le Gers, ces solutions permettent de diversifier un patrimoine sans les contraintes de la gestion directe.

    L’immobilier sans les contraintes de gestion

    La pierre-papier consiste à acheter des parts de sociétés ou de fonds qui détiennent et gèrent un parc immobilier. L’épargnant perçoit une quote-part des revenus, sans s’occuper des locataires ni de l’entretien. Cette approche ouvre l’immobilier à des budgets modérés, avec une mise de départ bien inférieure à celle d’un investissement locatif classique. Elle permet aussi de répartir le risque sur de nombreux immeubles et locataires, là où un bien unique concentre les aléas. C’est un complément utile au sein d’une épargne diversifiée.

    La SCPI : la pierre-papier de référence

    La société civile de placement immobilier détient un patrimoine locatif diversifié, souvent tertiaire : bureaux, commerces, santé, logistique. Elle distribue régulièrement les loyers perçus, ce qui en fait un placement apprécié pour générer des revenus complémentaires. En contrepartie, la SCPI est peu liquide : revendre ses parts peut prendre du temps. Ni le capital ni le rendement ne sont garantis, et les revenus fonciers sont imposés comme tels. C’est un placement de long terme, à envisager sur huit à dix ans au minimum.

    L’OPCI : un mélange d’immobilier et de financier

    L’organisme de placement collectif immobilier combine de l’immobilier et une poche d’actifs financiers et de liquidités. Cette composition mixte le rend plus liquide qu’une SCPI, mais aussi plus volatil, car la part financière suit les marchés. L’OPCI s’adresse à un épargnant qui recherche un accès plus souple à l’immobilier, en acceptant des variations de valeur plus marquées. Sa fiscalité dépend de la forme du fonds et de l’enveloppe choisie, ce qui mérite d’être examiné avant de souscrire.

    Les SCPI européennes : diversifier et alléger la fiscalité

    Certaines SCPI investissent hors de France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne ou ailleurs en Europe. Au-delà de la diversification géographique, elles présentent un intérêt fiscal : les revenus immobiliers de source étrangère sont imposés selon les conventions internationales, souvent sans prélèvements sociaux français et avec un mécanisme évitant la double imposition. Pour un résident fortement imposé, cela peut alléger la facture par rapport à une SCPI française. C’est un levier d’optimisation fiscale à étudier au cas par cas.

    Comment choisir et dans quelle enveloppe loger

    Le choix dépend de l’objectif : revenus réguliers, recherche de liquidité ou optimisation fiscale. L’enveloppe compte tout autant : détenir des parts en direct, à crédit, via une assurance-vie ou en démembrement modifie le rendement net et la fiscalité. Loger une SCPI dans un contrat d’assurance-vie peut, par exemple, améliorer la liquidité et la transmission. Ces arbitrages gagnent à être replacés dans une stratégie globale lors d’un bilan patrimonial, en lien avec le reste de vos placements.

    VéhiculeCompositionParticularité
    SCPIImmobilier locatif diversifiéRevenus réguliers, peu liquide
    OPCIImmobilier + actifs financiersPlus liquide, plus volatil
    SCPI européenneImmobilier hors de FranceFiscalité souvent allégée

    Le terme de la semaine : la pierre-papier

    La pierre-papier désigne l’ensemble des placements qui donnent accès à l’immobilier sous forme de parts plutôt que de biens détenus en direct. SCPI, OPCI ou SCPI européennes en sont les principales formes. Elle permet de mutualiser les risques, d’investir avec un ticket d’entrée réduit et de déléguer entièrement la gestion à une société spécialisée.

    Pour aller plus loin

    La pierre-papier complète utilement un patrimoine. Voici trois pistes pour approfondir.

    Investissement immobilier

    Comparer pierre-papier et immobilier en direct selon vos objectifs.

    Placements & épargne

    Intégrer les SCPI dans une allocation d’épargne diversifiée.

    Bilan patrimonial

    Choisir le bon véhicule et la bonne enveloppe pour votre situation.

    Questions fréquentes

    Les SCPI garantissent-elles un rendement ?

    Non. Les revenus distribués par les SCPI ne sont pas garantis et dépendent de l’occupation des immeubles et des loyers perçus. Le capital n’est pas garanti non plus. Ce sont des placements de long terme comportant un risque de perte.

    Pourquoi la fiscalité des SCPI européennes est-elle plus douce ?

    Les revenus immobiliers de source étrangère sont imposés selon les conventions fiscales, souvent sans prélèvements sociaux français et avec un mécanisme évitant la double imposition. Le traitement dépend du pays ; cela peut alléger la facture pour un résident fortement imposé.

    Peut-on loger des SCPI dans une assurance-vie ?

    Oui, certaines SCPI sont accessibles via un contrat d’assurance-vie, ce qui peut améliorer la liquidité et la fiscalité. En contrepartie, l’assureur applique parfois des conditions spécifiques. Comparer la détention directe et en assurance-vie est utile avant de choisir.

    Diversifier votre patrimoine avec la pierre-papier

    SCPI, OPCI, SCPI européennes, choix de l’enveloppe : trouvons la solution adaptée à vos objectifs lors d’un rendez-vous à Auch.

  • L’effet de levier du crédit immobilier : investir avec l’argent de la banque

    L’effet de levier du crédit immobilier : investir avec l’argent de la banque

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Immeuble locatif et clés, investissement à crédit dans le Gers

    Immobilier

    L’effet de levier du crédit immobilier : investir avec l’argent de la banque

    Comment l’emprunt démultiplie votre capacité d’investissement, ses avantages et les risques à maîtriser.

    L’immobilier est l’un des rares placements que l’on peut financer presque entièrement à crédit. Cette particularité porte un nom : l’effet de levier. En investissant avec l’argent de la banque plutôt qu’avec sa seule épargne, on démultiplie sa capacité d’action et, dans de bonnes conditions, le rendement de ses fonds propres. Encore faut-il en comprendre les ressorts et les limites. À Auch et dans le Gers, c’est souvent le point de départ d’un projet locatif réussi.

    L’effet de levier, qu’est-ce que c’est ?

    L’effet de levier consiste à utiliser l’endettement pour financer un investissement dont le rendement est supérieur au coût du crédit. Concrètement, au lieu d’immobiliser la totalité du prix d’un bien, l’investisseur n’engage qu’un apport limité et emprunte le reste. Si le bien rapporte davantage que ce que coûtent les intérêts, la différence vient enrichir le capital initialement placé. Le rendement calculé sur les fonds réellement engagés s’en trouve amplifié, ce qui distingue nettement l’investissement immobilier des placements financiers classiques.

    Pourquoi le crédit reste un allié de l’investisseur

    Emprunter pour investir présente plusieurs vertus. D’abord, cela préserve l’épargne disponible, qui peut rester investie ailleurs ou servir de matelas de sécurité. Ensuite, le crédit s’accompagne d’une assurance emprunteur qui protège la famille en cas de coup dur. Enfin, l’inflation joue en faveur de l’emprunteur : les mensualités, fixées au départ, pèsent de moins en moins lourd au fil du temps tandis que les loyers tendent à progresser. Le recours mesuré au crédit est donc un outil patrimonial à part entière.

    Les loyers qui remboursent l’emprunt

    Dans un investissement locatif, ce sont en grande partie les loyers qui financent les mensualités. L’effort d’épargne mensuel se limite alors à l’écart entre la mensualité et le loyer net de charges. Au terme du crédit, l’investisseur détient un bien constitué essentiellement grâce à ses locataires. De surcroît, les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers en location nue, ce qui allège la fiscalité et peut générer un déficit foncier imputable sur le revenu global, dans les limites prévues par la loi.

    Les limites et les risques à connaître

    L’effet de levier n’est favorable que tant que le rendement dépasse le coût du crédit. Quand les taux d’emprunt grimpent ou que le rendement locatif faiblit, le levier peut devenir un poids. À cela s’ajoutent les aléas propres à l’immobilier : vacance locative, impayés, travaux imprévus, fiscalité évolutive. Un endettement mal calibré fragilise le budget du foyer. La prudence impose de dimensionner l’opération avec une marge de sécurité et d’anticiper les scénarios défavorables avant de s’engager.

    Construire un montage adapté

    Un bon montage repose sur l’équilibre entre durée du prêt, niveau d’apport, choix du régime fiscal et qualité du bien. Allonger la durée réduit l’effort mensuel mais renchérit le coût total ; un apport plus important améliore les conditions mais limite le levier. Chaque paramètre se règle en fonction des objectifs et de la situation de l’investisseur. C’est tout l’intérêt d’un accompagnement patrimonial, qui replace l’opération dans une stratégie globale plutôt que de la traiter isolément.

    CritèreAchat comptantAchat à crédit
    Capital mobiliséTotalité du prixApport réduit
    Rendement sur fonds propresLimité au rendement du bienAmplifié par le levier
    Effort d’épargneImmédiat et totalÉtalé, soutenu par les loyers

    Le terme de la semaine : le cash-flow

    Le cash-flow désigne le flux de trésorerie net d’une opération locative, une fois le loyer encaissé et toutes les charges réglées : mensualité de crédit, taxe foncière, charges, assurances. Un cash-flow positif signifie que l’investissement s’autofinance ; un cash-flow négatif impose un effort d’épargne mensuel. C’est l’indicateur clé pour juger la soutenabilité d’un projet.

    Pour aller plus loin

    Investir à crédit demande de l’anticipation. Voici trois portes d’entrée pour bâtir votre projet.

    Investissement immobilier

    Structurer votre projet locatif dans le Gers en tirant parti du crédit.

    Placements & épargne

    Équilibrer immobilier à crédit et épargne disponible dans votre patrimoine.

    Bilan patrimonial

    Calibrer votre endettement au sein d’une stratégie patrimoniale d’ensemble.

    Questions fréquentes

    L’effet de levier fonctionne-t-il toujours ?

    Non. Il est favorable tant que le rendement de l’investissement dépasse le coût du crédit. Si les taux d’emprunt sont élevés ou le rendement faible, l’effet peut devenir défavorable. D’où l’importance d’une étude préalable sérieuse.

    Faut-il un apport pour investir à crédit ?

    Pas toujours. Certaines banques financent l’intégralité de l’opération, mais un apport, même modeste, rassure le prêteur et améliore les conditions proposées. Tout dépend du profil de l’emprunteur et de la qualité du projet.

    Les intérêts d’emprunt sont-ils déductibles ?

    Pour un investissement locatif, les intérêts d’emprunt sont déductibles des revenus fonciers en location nue, ou des recettes en location meublée, ce qui réduit la base imposable. Cet avantage renforce l’intérêt du recours au crédit.

    Étudier votre projet d’investissement à crédit

    Capacité d’emprunt, rendement, fiscalité, marge de sécurité : chiffrons ensemble votre opération lors d’un rendez-vous à Auch.

  • Investir en nue-propriété : la décote qui prépare l’avenir

    Investir en nue-propriété : la décote qui prépare l’avenir

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Immeuble acquis en nue-propriété avec décote dans le cadre d’un démembrement, dans le Gers

    Immobilier

    Investir en nue-propriété : la décote qui prépare l’avenir

    Acheter un bien décoté de 30 à 40 %, sans loyers à gérer ni impôt pendant le démembrement : le principe et les limites de l’investissement en nue-propriété.

    Et si l’on pouvait acheter un bien immobilier 30 à 40 % moins cher, sans loyers à gérer ni impôt sur le revenu pendant des années ? C’est la promesse de l’investissement en nue-propriété. En séparant temporairement la propriété et l’usage d’un bien, ce mécanisme de démembrement offre une décote immédiate et une fiscalité allégée — à condition d’accepter de patienter.

    Le principe du démembrement

    La propriété d’un bien peut se diviser en deux droits : l’usufruit, qui donne le droit d’occuper le logement ou d’en percevoir les loyers, et la nue-propriété, qui correspond à la détention des murs. Investir en nue-propriété, c’est acheter uniquement ce second droit, pour une durée déterminée — souvent quinze à vingt ans — pendant laquelle l’usufruit est confié à un tiers, généralement un bailleur institutionnel. Au terme, le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété. C’est une stratégie d’investissement immobilier patiente, mais redoutablement efficace.

    Une décote à l’achat

    L’intérêt premier tient à la décote. Comme l’acheteur renonce à l’usage du bien pendant toute la durée du démembrement, il ne paie que la valeur de la nue-propriété : le prix est minoré, souvent de l’ordre de 30 à 40 % selon la durée prévue. Concrètement, un bien d’une valeur de 300 000 € peut s’acquérir autour de 190 000 €. À l’extinction de l’usufruit, la pleine propriété se reconstitue sans aucun impôt supplémentaire : le nu-propriétaire retrouve un bien dont il a financé une fraction seulement de la valeur.

    ÉlémentPendant le démembrementAu terme
    Prix payéNue-propriété décotée (≈ 60-70 %)—
    Revenus perçusAucun (loyers à l’usufruitier)Pleine jouissance du bien
    FiscalitéPas d’IR sur loyers, hors IFIAucun droit à la reconstitution

    Une fiscalité particulièrement douce

    Pendant toute la durée du démembrement, le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer : il n’a donc ni revenus fonciers à déclarer, ni impôt sur le revenu ou prélèvements sociaux à acquitter au titre de ce bien. Mieux : la nue-propriété n’entre pas dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière du nu-propriétaire — c’est l’usufruitier qui supporte l’IFI sur la valeur en pleine propriété. Pour un contribuable déjà fortement imposé, c’est un levier d’optimisation fiscale appréciable, qui évite d’alourdir une pression fiscale déjà élevée.

    À qui s’adresse cette stratégie

    La nue-propriété convient à l’épargnant qui n’a pas besoin de revenus immédiats et raisonne sur le long terme. Elle séduit notamment ceux qui préparent leur retraite : en calant la fin du démembrement sur leur départ, ils récupèrent au bon moment un bien dont ils pourront tirer des loyers ou qu’ils pourront habiter. C’est aussi un outil pour transmettre, puisque la nue-propriété peut ensuite être donnée à ses enfants. En revanche, elle suppose d’immobiliser des fonds sans rendement courant pendant plusieurs années.

    Les points de vigilance

    Aucun placement n’est sans contrepartie. L’absence de revenus pendant le démembrement et la liquidité réduite — revendre une nue-propriété avant le terme est moins aisé — imposent de n’y consacrer qu’une épargne dont on n’aura pas besoin à court terme. La qualité du bien, son emplacement et le sérieux de l’usufruitier restent déterminants. Comme toujours, la nue-propriété ne prend tout son sens qu’intégrée à une gestion de patrimoine cohérente, en regard de vos autres placements et de vos objectifs.

    Le terme de la semaine : Démembrement de propriété

    Le démembrement consiste à séparer la pleine propriété d’un bien en deux droits distincts : l’usufruit (droit d’user du bien et d’en percevoir les revenus) et la nue-propriété (droit de disposer du bien, sans en avoir la jouissance). À l’extinction de l’usufruit, souvent au terme d’une durée fixée, le nu-propriétaire recouvre automatiquement la pleine propriété, sans formalité ni imposition particulière.

    Pour aller plus loin

    La nue-propriété s’inscrit dans une réflexion patrimoniale globale. Trois pistes pour aller plus loin.

    Investissement immobilier

    Comparer la nue-propriété aux autres stratégies immobilières.

    Préparer sa retraite

    Caler la fin du démembrement sur votre départ en retraite.

    Transmission & succession

    Transmettre ensuite la nue-propriété à vos enfants.

    Questions fréquentes

    Pourquoi la nue-propriété est-elle moins chère ?

    Parce que l’acheteur renonce à l’usage du bien et aux loyers pendant toute la durée du démembrement, confiés à l’usufruitier. Il ne paie donc que la valeur de la nue-propriété, soit un prix décoté, souvent de l’ordre de 30 à 40 % selon la durée prévue.

    Quelle fiscalité pendant le démembrement ?

    Le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer : il n’a ni revenu foncier à déclarer, ni impôt sur le revenu lié à ce bien. De plus, la nue-propriété n’entre pas dans son assiette d’impôt sur la fortune immobilière : c’est l’usufruitier qui déclare le bien à l’IFI.

    Que se passe-t-il au terme du démembrement ?

    À l’extinction de l’usufruit, le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété du bien, sans droit ni imposition supplémentaire. Il peut alors l’occuper, le louer pour en tirer des revenus, ou le transmettre.

    La nue-propriété a-t-elle sa place dans votre patrimoine ?

    Décote, fiscalité, horizon, qualité du bien : voyons ensemble si l’investissement en nue-propriété sert vos objectifs, à Auch et dans le Gers.

  • Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Immeuble d’habitation collectif éligible au statut du bailleur privé, dans le Gers

    Immobilier

    Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    Après le Pinel, la loi de finances 2026 instaure le « statut du bailleur privé » (dispositif Jeanbrun), fondé sur l’amortissement de la location nue. Fonctionnement et limites.

    Promulguée le 19 février 2026, la loi de finances pour 2026 crée un nouveau cadre très attendu par les investisseurs : le « statut du bailleur privé », dit dispositif Jeanbrun. Après la fin du Pinel, il réintroduit un avantage fiscal pour la location nue, fondé cette fois sur l’amortissement du bien. Tour d’horizon de ce mécanisme applicable aux acquisitions à partir du 21 février 2026.

    Un amortissement, pas une réduction d’impôt

    Le statut du bailleur privé marque un changement de logique par rapport au Pinel. Là où ce dernier offrait une réduction d’impôt directe, le nouveau dispositif permet de déduire chaque année des revenus fonciers un amortissement, c’est-à-dire une fraction du prix du bien censée refléter son usure. Ce mécanisme, jusqu’ici réservé à la location meublée (LMNP), s’applique désormais à la location nue. Il réduit la base imposable des loyers, et non l’impôt lui-même : son intérêt croît donc avec la tranche d’imposition. C’est une nouvelle option pour qui envisage un investissement immobilier locatif.

    Comment se calcule l’amortissement

    L’amortissement se calcule sur 80 % du prix d’acquisition, la valeur du terrain (estimée forfaitairement à 20 %) en étant exclue. Le taux annuel varie selon que le logement est neuf ou ancien réhabilité, et selon le niveau de loyer choisi — intermédiaire, social ou très social. Plus l’effort consenti sur le loyer est important, plus le taux est élevé, de 3 % à 5,5 % par an. Surtout, l’avantage est plafonné : l’amortissement déductible ne peut dépasser 8 000 € à 12 000 € par an et par foyer fiscal selon la catégorie de loyer, et l’excédent n’est pas reportable.

    Type de logementTaux d’amortissement annuelPlafond annuel par foyer
    Neuf, loyer intermédiaire à très social3,5 % à 5,5 %8 000 € à 12 000 €
    Ancien réhabilité3 % à 4 %8 000 € à 12 000 €
    Base de calcul80 % du prix (hors terrain)Excédent non reportable

    Les conditions à respecter

    Le dispositif est encadré. Il vise uniquement les logements situés dans un immeuble collectif, loués nus à usage de résidence principale du locataire — les maisons individuelles, la location meublée et les résidences avec services en sont exclues. Le propriétaire s’engage à louer pendant au moins neuf ans, dans les douze mois suivant l’acquisition ou l’achèvement, en respectant des plafonds de loyer. L’option est irrévocable et ne peut se cumuler, sur un même bien, avec d’autres réductions d’impôt comme l’ancien Pinel ou le Malraux. Le dispositif s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.

    L’attention à porter à la revente

    Un point mérite vigilance : comme pour la location meublée depuis 2025, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente. Concrètement, ils viennent diminuer le prix d’acquisition retenu, ce qui augmente la plus-value imposable. L’économie obtenue pendant la détention est donc en partie reprise à la sortie — même si les abattements pour durée de détention atténuent fortement cette imposition au fil des années. Bonne nouvelle en revanche : l’amortissement étant un mécanisme de revenu et non une niche, il n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an.

    Pour qui ce dispositif est-il pertinent

    Le statut du bailleur privé s’adresse avant tout aux contribuables fortement imposés — à partir d’une tranche à 30 % — qui souhaitent investir dans le locatif nu de longue durée en acceptant des loyers plafonnés. Il suppose une vision patrimoniale de long terme, compte tenu de l’engagement de neuf ans et de la reprise à la revente. Comme tout dispositif, il ne se justifie que s’il s’inscrit dans une stratégie d’ensemble : un bilan d’optimisation fiscale permet de le comparer aux autres options, notamment le déficit foncier ou la location meublée.

    Le terme de la semaine : Amortissement

    L’amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur d’un bien liée à son usure dans le temps. Appliqué à l’immobilier locatif, il permet de déduire chaque année une fraction du prix du bien des revenus fonciers, réduisant ainsi la base imposable. Contrairement à une réduction d’impôt, il ne diminue pas directement l’impôt dû mais le revenu sur lequel il est calculé.

    Pour aller plus loin

    Le statut du bailleur privé est l’une des options d’investissement locatif. Trois pistes pour aller plus loin.

    Investissement immobilier

    Comparer le statut du bailleur privé aux autres stratégies locatives.

    Optimisation fiscale

    Mesurer l’impact réel de l’amortissement sur votre imposition.

    Gestion de patrimoine

    Inscrire votre projet locatif dans une stratégie globale.

    Questions fréquentes

    En quoi le statut du bailleur privé diffère-t-il du Pinel ?

    Le Pinel accordait une réduction d’impôt directe. Le statut du bailleur privé, lui, repose sur un amortissement : il déduit chaque année une fraction du prix du bien des revenus fonciers, réduisant la base imposable. L’avantage croît donc avec la tranche d’imposition et concerne la location nue de longue durée.

    Combien peut-on amortir chaque année ?

    L’amortissement se calcule sur 80 % du prix d’acquisition (hors terrain), à un taux de 3 % à 5,5 % par an selon le type de logement et le niveau de loyer. Il est plafonné entre 8 000 € et 12 000 € par an et par foyer fiscal, l’excédent n’étant pas reportable.

    Quelles sont les principales conditions ?

    Le logement doit être situé dans un immeuble collectif, loué nu à usage de résidence principale, avec un engagement de location d’au moins neuf ans et des loyers plafonnés. Le dispositif vise les acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, et l’option est irrévocable.

    Le statut du bailleur privé vous concerne-t-il ?

    Amortissement, plafonds, engagement de neuf ans, revente : étudions ensemble si ce nouveau dispositif sert votre projet, à Auch et dans le Gers.