Auteur/autrice : nicolas cama

  • La pension d’invalidité de la Sécurité sociale : catégories 1, 2 et 3

    La pension d’invalidité de la Sécurité sociale : catégories 1, 2 et 3

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Pension d invalidite de la Securite sociale et prevoyance dans le Gers

    Prévoyance & protection

    La pension d’invalidité de la Sécurité sociale : catégories 1, 2 et 3

    Quand la capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers, le régime de base verse une pension, calculée selon trois catégories. Un socle utile, mais souvent partiel.

    Une maladie ou un accident de la vie privée peut réduire durablement la capacité à travailler. Dans ce cas, le régime général verse une pension d’invalidité, destinée à compenser une partie de la perte de revenus. Son montant dépend d’une classification en trois catégories. À Auch comme dans le Gers, comprendre ce mécanisme de base permet de mesurer ce qui reste réellement à votre charge, et tout l’intérêt d’une couverture complémentaire.

    À quoi sert la pension d’invalidité

    La pension d’invalidité est versée par l’Assurance maladie à un assuré dont la capacité de travail ou de gain est réduite d’au moins deux tiers à la suite d’une maladie ou d’un accident d’origine non professionnelle. Elle prend le relais lorsque l’état de santé n’est plus temporaire mais durable. Elle se distingue des indemnités journalières, qui couvrent l’arrêt de travail temporaire, et de la rente accident du travail, qui relève d’un autre régime. Son rôle est de maintenir un revenu partiel face à une incapacité installée. Notre article sur la prévoyance décès, invalidité et arrêt de travail en resitue le cadre général.

    Les conditions pour en bénéficier

    Plusieurs conditions doivent être réunies. L’assuré doit avoir moins que l’âge légal de départ à la retraite, justifier d’une affiliation suffisante au régime général et d’un volume minimal d’activité ou de cotisations avant l’arrêt, et voir sa capacité réduite d’au moins deux tiers. C’est le médecin-conseil de la caisse qui apprécie cette réduction et propose le classement dans l’une des trois catégories. La demande peut émaner de la caisse elle-même ou de l’assuré. Les seuils précis d’affiliation et de cotisation figurent sur ameli.fr et évoluent régulièrement.

    Les trois catégories d’invalidité

    Le classement détermine le calcul de la pension. La première catégorie regroupe les personnes encore capables d’exercer une activité rémunérée : la pension correspond à 30 pour cent du salaire annuel moyen. La deuxième vise celles qui ne peuvent plus exercer aucune profession : la pension monte à 50 pour cent du salaire annuel moyen. La troisième concerne les personnes qui, en plus de cette incapacité, ont besoin de l’aide d’une tierce personne pour les actes ordinaires de la vie : elles perçoivent les 50 pour cent, complétés par une majoration pour tierce personne.

    Comment la pension est calculée

    Le salaire annuel moyen servant de base est établi à partir des dix meilleures années de revenus, retenues dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. La pension est ensuite encadrée par un montant minimum et un montant maximum, tous deux revalorisés périodiquement : pour les chiffres en vigueur, mieux vaut se référer à ameli.fr. Il faut surtout retenir une chose : même en deuxième catégorie, la pension ne couvre que la moitié d’un revenu lui-même plafonné. Pour un salaire supérieur au plafond ou pour un cadre, l’écart avec le revenu d’activité peut être important.

    Une pension révisable, et souvent à compléter

    La pension d’invalidité n’est pas figée : elle peut être révisée, suspendue ou supprimée selon l’évolution de l’état de santé et des revenus, car son cumul avec une activité professionnelle est plafonné. À l’âge légal de la retraite, elle est en principe remplacée par une pension de retraite au titre de l’inaptitude. Compte tenu de son niveau partiel, elle justifie souvent une rente d’invalidité complémentaire, par un contrat individuel ou collectif. Bien articuler les garanties et évaluer précisément ses besoins permet de combler l’écart sans surpayer.

    CatégorieSituationBase de la pension
    1re catégoriePeut encore exercer une activité30 pour cent du salaire annuel moyen
    2e catégorieNe peut plus exercer de profession50 pour cent du salaire annuel moyen
    3e catégorieIncapacité et aide d’une tierce personne50 pour cent et majoration tierce personne

    Le terme de la semaine : le salaire annuel moyen

    Le salaire annuel moyen sert de base au calcul de la pension d’invalidité. Il est déterminé à partir des dix meilleures années de revenus de l’assuré, retenues dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale. La pension représente ensuite un pourcentage de cette base, variable selon la catégorie d’invalidité, et reste comprise entre un montant plancher et un montant plafond fixés par la réglementation.

    Pour aller plus loin

    La pension d’invalidité n’est qu’un socle. Voici nos services pour bâtir une protection complète.

    Prévoyance & protection

    Compléter le régime de base pour protéger vos revenus.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour sécuriser chaque étape.

    Préparer sa retraite

    Anticiper le passage de l’invalidité à la retraite.

    Questions fréquentes

    Qui peut percevoir une pension d’invalidité ?

    Un assuré du régime général dont la capacité de travail ou de gain est réduite d’au moins deux tiers à la suite d’une maladie ou d’un accident non professionnel, avant l’âge légal de la retraite et sous conditions d’affiliation. C’est le médecin-conseil qui évalue la réduction et propose la catégorie.

    Quelle est la différence entre les catégories 1, 2 et 3 ?

    La première catégorie concerne les personnes pouvant encore travailler (pension de 30 pour cent du salaire annuel moyen), la deuxième celles qui ne le peuvent plus (50 pour cent), la troisième celles qui ont en outre besoin d’une tierce personne (50 pour cent plus une majoration). Le classement détermine le montant.

    La pension d’invalidité suffit-elle à maintenir mes revenus ?

    Rarement. Même en deuxième catégorie, elle ne couvre que la moitié d’un salaire lui-même plafonné, ce qui laisse souvent un écart important, surtout pour les revenus élevés. Une rente d’invalidité complémentaire permet de combler ce manque.

    Mesurer ce qui reste à couvrir

    Un audit de prévoyance pour évaluer l’écart entre le régime de base et vos besoins réels, à Auch et dans tout le Gers.

  • Barème de l’impôt sur le revenu 2026 : comprendre le calcul par tranches

    Barème de l’impôt sur le revenu 2026 : comprendre le calcul par tranches

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Calcul de l'impôt sur le revenu par tranches à Auch

    Fiscalité

    Barème de l’impôt sur le revenu 2026 : comprendre le calcul par tranches

    Tranches, taux marginal, quotient familial : décrypter la mécanique de l’impôt pour mieux l’anticiper.

    Chaque printemps, des millions de foyers découvrent le montant de leur impôt sur le revenu sans toujours comprendre comment il est calculé. Le barème 2026, fixé par la loi de finances, repose sur un principe simple mais souvent mal interprété : la progressivité par tranches. À Auch comme dans le Gers, en saisir la logique permet d’anticiper sa fiscalité et d’éviter quelques idées reçues tenaces.

    Un impôt progressif par tranches

    L’impôt sur le revenu n’est pas calculé en appliquant un seul taux à l’ensemble de vos revenus. Il fonctionne par tranches : chaque part de revenu est imposée au taux correspondant à la tranche dans laquelle elle se situe. Ainsi, passer dans une tranche supérieure ne fait jamais baisser votre revenu net : seule la fraction qui dépasse le seuil est imposée au taux plus élevé. C’est la mécanique de la progressivité, conçue pour proportionner l’effort fiscal au niveau de revenu de chaque foyer.

    Les tranches du barème 2026

    Le barème 2026 comporte cinq tranches. La première, jusqu’à 11 600 euros de revenu par part, n’est pas imposée. Au-delà, le taux passe à 11 % jusqu’à 29 579 euros, puis 30 % jusqu’à 84 577 euros, 41 % jusqu’à 181 917 euros, et enfin 45 % au-delà. Ces seuils s’appliquent au revenu net imposable divisé par le nombre de parts du foyer. Repérer la dernière tranche atteinte éclaire bien des décisions, comme le montre le calcul de la tranche marginale.

    Taux marginal et taux moyen

    Deux notions sont souvent confondues. Le taux marginal d’imposition est le taux de la tranche la plus haute atteinte : il s’applique à votre dernier euro de revenu et sert de repère pour mesurer l’intérêt d’une déduction. Le taux moyen, lui, rapporte l’impôt total au revenu : il est toujours inférieur au taux marginal, justement parce que les premières tranches sont faiblement, voire pas, imposées. Confondre les deux conduit souvent à surestimer son impôt réel.

    Le rôle du quotient familial

    Le nombre de parts du foyer, ou quotient familial, atténue la progressivité en fonction des charges de famille. Chaque demi-part supplémentaire divise davantage le revenu imposable, ce qui peut faire reculer la tranche atteinte. L’avantage procuré par les demi-parts liées aux enfants est toutefois plafonné, à 1 807 euros par demi-part en 2026. Ce mécanisme, détaillé dans notre article sur les parts fiscales, explique des écarts d’impôt importants à revenu égal.

    Agir sur la base imposable

    On ne choisit pas le barème, mais on peut agir sur le revenu auquel il s’applique. Déductions, abattements et certains placements réduisent la base imposable et, mécaniquement, l’impôt. Plus le taux marginal est élevé, plus l’effet d’une déduction est sensible. C’est pourquoi toute stratégie d’optimisation fiscale commence par identifier sa tranche, avant d’examiner les leviers adaptés à sa situation, comme le rappelle notre guide pour réduire son impôt.

    Fraction du revenu (par part)Taux d’impositionRepère
    Jusqu’à 11 600 €0 %Non imposable
    De 11 600 à 29 579 €11 %2ᵉ tranche
    De 29 579 à 84 577 €30 %3ᵉ tranche
    Au-delà de 84 577 €41 % puis 45 %Tranches supérieures

    Le terme de la semaine : le quotient familial

    Le quotient familial est le nombre de parts attribué à un foyer fiscal selon sa composition : une part par adulte, une demi-part par enfant à charge (une part entière à partir du troisième), avec des règles particulières dans certains cas. Le revenu imposable est divisé par ce nombre de parts avant l’application du barème, ce qui réduit l’impôt des foyers ayant des personnes à charge. L’avantage tiré des demi-parts liées aux enfants est plafonné.

    Pour aller plus loin

    L’impôt se pilote tout au long de l’année, pas seulement au moment de la déclaration. Voici trois pistes pour approfondir.

    Optimisation fiscale

    Identifier les leviers adaptés à votre tranche d’imposition.

    Placements & épargne

    Des placements qui allègent la base imposable.

    Bilan patrimonial

    Une vision d’ensemble pour piloter sa fiscalité dans la durée.

    Questions fréquentes

    Quelles sont les tranches du barème 2026 ?

    Le barème 2026 comporte cinq tranches : 0 % jusqu’à 11 600 euros par part, 11 % jusqu’à 29 579 euros, 30 % jusqu’à 84 577 euros, 41 % jusqu’à 181 917 euros, et 45 % au-delà. Chaque fraction de revenu est imposée au taux de sa tranche.

    Quelle différence entre taux marginal et taux moyen ?

    Le taux marginal est celui de la tranche la plus haute atteinte ; il s’applique à votre dernier euro de revenu. Le taux moyen rapporte l’impôt total au revenu et reste toujours inférieur, car les premières tranches sont faiblement ou pas imposées.

    Comment le quotient familial réduit-il l’impôt ?

    Le revenu imposable est divisé par le nombre de parts du foyer avant l’application du barème. Plus il y a de parts, plus la progressivité est atténuée. L’avantage lié aux demi-parts pour enfants est plafonné à 1 807 euros par demi-part en 2026.

    Mieux comprendre votre imposition

    Tranche, taux marginal, leviers de déduction : faisons le point sur votre situation, à Auch.

  • Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Transmission par assurance-vie et succession dans le Gers

    Transmission

    Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    L’assurance-vie échappe en principe à la succession, sauf versements jugés disproportionnés.

    L’assurance-vie est souvent présentée comme un outil de transmission « hors succession », et c’est vrai dans la grande majorité des cas. Mais cette règle connaît une limite que beaucoup d’épargnants ignorent : lorsque les versements sont jugés manifestement exagérés, ils peuvent être réintégrés dans la succession. À Auch comme dans le Gers, comprendre cette nuance évite de fragiliser une transmission que l’on croyait sécurisée.

    L’assurance-vie, hors succession en principe

    Les capitaux versés aux bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie ne font, en règle générale, pas partie de la succession du défunt. Ils échappent aux règles civiles de la réserve héréditaire et bénéficient d’une fiscalité propre, plus douce, avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. C’est ce qui fait de l’assurance-vie un outil de transmission privilégié, capable de favoriser un proche au-delà du cadre habituel des héritiers.

    La notion de primes manifestement exagérées

    Cet avantage n’est pas sans garde-fou. Le Code des assurances prévoit que les primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur peuvent être contestées par les héritiers. L’idée est d’empêcher qu’une personne ne vide volontairement son patrimoine dans un contrat pour priver ses héritiers réservataires de leurs droits. Si le caractère exagéré est reconnu, les primes concernées sont réintégrées à la succession et soumises aux règles de partage et aux droits de succession.

    Les critères d’appréciation du juge

    Il n’existe pas de seuil chiffré : le caractère exagéré s’apprécie au cas par cas, au moment du versement. Les tribunaux examinent l’âge du souscripteur, sa situation patrimoniale et familiale, le montant des primes rapporté à ses revenus et à son patrimoine, et l’utilité de l’opération pour lui. Verser une somme représentant l’essentiel de ses avoirs, à un âge avancé et sans intérêt patrimonial réel, attire davantage l’attention qu’un effort d’épargne régulier et proportionné.

    Les conséquences d’une réintégration

    Lorsqu’un juge requalifie des primes, l’avantage fiscal et civil de l’assurance-vie tombe pour la part concernée. Les sommes rejoignent la masse successorale, entrent dans le calcul de la réserve héréditaire et peuvent être soumises aux droits de succession. Le bénéficiaire désigné peut alors devoir restituer une partie des capitaux aux héritiers lésés. Une transmission mal calibrée peut ainsi produire l’inverse de l’effet recherché et nourrir les conflits familiaux.

    Sécuriser ses versements

    Le risque se maîtrise par le bon sens et la méthode : conserver une proportion raisonnable entre les primes versées et son patrimoine global, alimenter le contrat de façon régulière plutôt que par un versement massif tardif, et garder une cohérence d’ensemble avec sa stratégie de transmission. Penser aussi à la fiscalité des versements après 70 ans. Un conseiller aide à doser l’effort d’épargne sans exposer la transmission à la contestation.

    CritèreCe que le juge regardeBon réflexe
    Âge au versementSouscription très tardiveÉpargner régulièrement dans la durée
    ProportionPrimes / patrimoine et revenusGarder un ratio raisonnable
    UtilitéIntérêt patrimonial réelDocumenter l’objectif du contrat

    Le terme de la semaine : la prime manifestement exagérée

    Une prime manifestement exagérée est un versement sur un contrat d’assurance-vie jugé disproportionné au regard des facultés financières du souscripteur, apprécié au moment où il est effectué. Aucun seuil n’est fixé par la loi : le juge tient compte de l’âge, du patrimoine, des revenus et de l’utilité de l’opération. Reconnu exagéré, le versement peut être réintégré à la succession.

    Pour aller plus loin

    Bien transmettre par assurance-vie demande de la mesure. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Organiser une transmission sûre et apaisée.

    Placements & épargne

    Doser ses versements en assurance-vie.

    Bilan patrimonial

    Coordonner contrat, héritiers et fiscalité.

    Questions fréquentes

    L’assurance-vie entre-t-elle dans la succession ?

    En règle générale non : les capitaux versés aux bénéficiaires sont transmis hors succession, avec une fiscalité propre. L’exception vise les primes manifestement exagérées, qui peuvent être réintégrées à la succession à la demande des héritiers.

    Qu’est-ce qu’une prime manifestement exagérée ?

    C’est un versement jugé disproportionné par rapport aux facultés du souscripteur, apprécié au moment du versement. Aucun seuil n’est fixé : le juge examine l’âge, le patrimoine, les revenus et l’utilité réelle de l’opération pour le souscripteur.

    Comment éviter la requalification de mon assurance-vie ?

    En gardant une proportion raisonnable entre les primes et son patrimoine, en épargnant régulièrement plutôt que par un versement massif tardif, et en coordonnant le contrat avec sa stratégie de transmission. Un conseil personnalisé aide à sécuriser l’opération.

    Sécuriser votre transmission

    Clause bénéficiaire, montant des primes, héritiers : construisons une transmission solide, à Auch.

  • L’assurance chômage du dirigeant : se protéger en cas de perte de mandat

    L’assurance chômage du dirigeant : se protéger en cas de perte de mandat

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Dirigeant d'entreprise protégeant ses revenus dans le Gers

    Prévoyance

    L’assurance chômage du dirigeant : se protéger en cas de perte de mandat

    Mandataires sociaux et dirigeants assimilés ne touchent pas le chômage : un angle mort à couvrir.

    Beaucoup de chefs d’entreprise l’ignorent jusqu’au jour où la question se pose : en tant que mandataire social, ils ne cotisent généralement pas à l’assurance chômage et ne toucheront aucune allocation en cas de perte de leur mandat. Pour un dirigeant d’Auch ou du Gers qui a tout investi dans son entreprise, cet angle mort peut fragiliser durablement le foyer. Des solutions existent pour le combler.

    Un dirigeant rarement couvert par France Travail

    L’assurance chômage repose sur le lien de subordination propre au contrat de travail salarié. Or, le président de SAS, le gérant majoritaire de SARL ou le dirigeant qui exerce uniquement un mandat social ne sont pas, à ce titre, des salariés. Ils ne cotisent donc pas à France Travail et n’ouvrent aucun droit à indemnisation si leur activité s’arrête. Même un dirigeant assimilé salarié pour la retraite reste, sur le volet chômage, sans filet. C’est une différence majeure avec le statut de salarié classique.

    Le principe d’une assurance chômage privée

    Pour combler ce vide, des contrats spécifiques permettent au dirigeant de souscrire, à titre volontaire, une garantie perte d’emploi. La plus connue est la GSC, mais des offres assurantielles concurrentes existent. Le principe est simple : moyennant une cotisation, le dirigeant perçoit un revenu de remplacement s’il perd son mandat de façon subie, par exemple à la suite d’une liquidation, d’une révocation ou d’une cession contrainte. C’est une brique à part entière de la protection du dirigeant.

    Niveaux d’indemnisation et durée

    Ces contrats proposent en général plusieurs niveaux de couverture, exprimés en pourcentage du revenu professionnel net, sur une durée d’indemnisation variable, souvent de douze à vingt-quatre mois. Plus le niveau et la durée choisis sont élevés, plus la cotisation augmente. L’enjeu est de calibrer la garantie au regard des charges fixes du foyer, afin de tenir le temps de rebondir. Les conditions précises figurent toujours au contrat et méritent d’être comparées avant de s’engager.

    Conditions et délais à connaître

    L’indemnisation n’est pas automatique : la perte d’activité doit être involontaire, et les contrats prévoient généralement un délai d’attente après la souscription avant toute prise en charge, ainsi qu’une carence en début d’indemnisation. Une cessation volontaire ou une faute lourde peuvent exclure la garantie. Lire attentivement les clauses d’exclusion et d’ancienneté évite les mauvaises surprises. C’est aussi l’occasion de vérifier l’articulation avec sa prévoyance déjà en place.

    L’inscrire dans une protection globale

    L’assurance perte d’emploi ne se pense pas isolément. Elle complète la couverture décès, invalidité et arrêt de travail du dirigeant, et s’articule avec la protection de l’entreprise elle-même. Une approche d’ensemble évite à la fois les trous de garantie et les doublons coûteux, dans la logique d’une prévoyance du dirigeant bien construite. C’est tout l’objet d’un bilan mené avec un conseiller, à Auch comme ailleurs dans le Gers.

    CritèreSalarié (France Travail)Dirigeant (assurance privée)
    CotisationObligatoire, prélevée sur salaireVolontaire, choisie par le dirigeant
    Ouverture des droitsAutomatique sous conditionsAprès délai d’attente
    Niveau d’indemnisationBarème réglementaireChoisi à la souscription

    Le terme de la semaine : le mandataire social

    Le mandataire social est la personne investie d’un mandat de direction par une société : président, directeur général, gérant. Ce mandat n’est pas un contrat de travail : même lorsque le dirigeant est assimilé salarié pour sa protection sociale, il ne cotise pas à l’assurance chômage au titre de ce mandat. C’est pourquoi la perte de mandat n’ouvre, en principe, aucun droit à indemnisation par France Travail.

    Pour aller plus loin

    Protéger le dirigeant, c’est sécuriser à la fois sa famille et son entreprise. Voici trois pistes pour approfondir.

    Prévoyance

    Couvrir les risques majeurs du dirigeant et de son foyer.

    Préparer sa retraite

    Anticiper la baisse de revenus à la fin du mandat.

    Bilan patrimonial

    Articuler protection, rémunération et patrimoine.

    Questions fréquentes

    Un dirigeant a-t-il droit au chômage ?

    En principe non au titre de son mandat social : un président de SAS ou un gérant majoritaire ne cotise pas à l’assurance chômage et n’ouvre donc aucun droit à indemnisation par France Travail s’il perd son mandat. Une assurance privée volontaire est nécessaire pour se couvrir.

    Comment fonctionne une assurance perte d’emploi de dirigeant ?

    Le dirigeant souscrit volontairement un contrat et verse une cotisation. En cas de perte involontaire de mandat, il perçoit un revenu de remplacement, calculé selon le niveau choisi, pendant une durée définie au contrat, le plus souvent de douze à vingt-quatre mois.

    Quel est le coût de ce type de garantie ?

    La cotisation dépend du revenu à garantir, du niveau d’indemnisation et de la durée retenus. Plus la couverture est large, plus le coût augmente. Un devis personnalisé et la comparaison de plusieurs offres permettent de calibrer la garantie au juste niveau.

    Protéger votre statut de dirigeant

    Perte de mandat, décès, arrêt de travail : vérifions ensemble vos garanties, à Auch.

  • Crédit d’impôt pour frais de garde des jeunes enfants

    Crédit d’impôt pour frais de garde des jeunes enfants

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Famille bénéficiant du crédit d'impôt pour frais de garde des jeunes enfants dans le Gers

    Fiscalité de la famille

    Crédit d’impôt pour frais de garde des jeunes enfants

    Crèche, assistante maternelle : une partie des frais de garde des enfants de moins de 6 ans revient sous forme de crédit d’impôt.

    Faire garder un jeune enfant à l’extérieur du domicile ouvre droit à un crédit d’impôt qui rend une partie des dépenses. Un dispositif souvent sous-utilisé, à ne pas confondre avec l’emploi à domicile.

    Un crédit d’impôt de 50 % des dépenses

    Les frais de garde des enfants de moins de 6 ans, engagés à l’extérieur du domicile, ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes versées, dans la limite d’un plafond de dépenses par enfant. S’agissant d’un crédit, et non d’une réduction, l’excédent est remboursé si vous n’êtes pas ou peu imposé. La différence entre réduction et crédit d’impôt joue ici en votre faveur.

    Quels modes de garde sont concernés

    Sont visées les dépenses de garde hors du domicile : crèche, halte-garderie, garderie périscolaire, ou assistante maternelle agréée. Seules les sommes restant à votre charge comptent, après déduction des aides perçues (prestation d’accueil du jeune enfant, aides de l’employeur). Les frais de nourriture, eux, ne sont pas retenus dans l’assiette du crédit.

    La condition d’âge de l’enfant

    L’enfant doit avoir moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition. Le crédit s’applique tant que cette condition est remplie ; au-delà, les frais de garde ne sont plus éligibles. En cas de résidence alternée, le plafond de dépenses peut être partagé entre les deux parents. C’est un levier à intégrer à la fiscalité du foyer.

    Ne pas confondre avec l’emploi à domicile

    Si l’enfant est gardé à votre domicile, par une personne employée chez vous, ce n’est plus ce crédit qui s’applique mais celui au titre des services à la personne, avec ses propres règles et plafonds. Les deux dispositifs ne se cumulent pas pour une même dépense, mais peuvent coexister selon les situations de la famille.

    Comment en bénéficier

    Le crédit s’obtient en déclarant les sommes versées dans la case dédiée de la déclaration de revenus, justificatifs à l’appui : factures de crèche, attestation de l’assistante maternelle. Conservez ces documents en cas de contrôle. Un point sur l’ensemble de vos avantages familiaux peut s’inscrire dans une optimisation fiscale plus large.

    CritèreGarde hors domicileGarde au domicile
    DispositifCrédit pour frais de gardeCrédit services à la personne
    Taux50 % des dépenses50 % des dépenses
    ConditionEnfant de moins de 6 ansEmploi à votre domicile

    Le terme de la semaine : le crédit d’impôt

    À la différence d’une réduction d’impôt, le crédit d’impôt est remboursé par l’administration lorsqu’il dépasse l’impôt dû, ou lorsque le foyer n’est pas imposable. C’est ce qui rend le crédit pour frais de garde accessible à tous les parents éligibles, quel que soit leur niveau d’imposition.

    Pour aller plus loin

    Les avantages fiscaux familiaux se cumulent et se combinent. Voici nos services pour n’en oublier aucun.

    Optimisation fiscale

    Mobiliser tous les crédits et réductions auxquels vous avez droit.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour faire les bons choix à chaque étape.

    Préparer sa retraite

    Concilier vie de famille aujourd’hui et sérénité demain.

    Questions fréquentes

    Quel est le montant du crédit d’impôt pour frais de garde ?

    Il est égal à 50 % des dépenses de garde hors domicile des enfants de moins de 6 ans, dans la limite d’un plafond de dépenses par enfant, déduction faite des aides perçues.

    Jusqu’à quel âge l’enfant ouvre-t-il droit au crédit ?

    L’enfant doit avoir moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition. Au-delà, les frais de garde ne sont plus éligibles à ce crédit d’impôt.

    Garde à domicile et hors domicile : même dispositif ?

    Non. La garde à votre domicile relève du crédit services à la personne ; la garde à l’extérieur (crèche, assistante maternelle) relève du crédit pour frais de garde. Les règles diffèrent.

    Optimiser la fiscalité de votre famille

    Frais de garde, parts fiscales, crédits d’impôt : ne laissez passer aucun avantage, à Auch et dans le Gers.

  • Garantie loyers impayés (GLI) : sécuriser son investissement locatif

    Garantie loyers impayés (GLI) : sécuriser son investissement locatif

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Sécuriser un investissement locatif avec une garantie loyers impayés dans le Gers

    Investissement immobilier

    Garantie loyers impayés (GLI) : sécuriser son investissement locatif

    Le risque d’impayé est la hantise du bailleur. La GLI le couvre, sous conditions — un arbitrage coût/protection à connaître.

    Pour un propriétaire bailleur, l’impayé de loyer est le principal risque. La garantie loyers impayés (GLI) permet de s’en prémunir, en contrepartie d’une prime et de conditions à respecter. Tour d’horizon avant d’investir.

    Le risque d’impayé, premier souci du bailleur

    Investir dans le locatif suppose des revenus réguliers pour rembourser le crédit et dégager un rendement. Un locataire défaillant peut compromettre tout l’équilibre, surtout en cas de procédure longue. Anticiper ce risque fait partie d’un investissement locatif réfléchi, au même titre que le choix du bien et de l’emplacement.

    Ce que couvre la GLI

    La garantie loyers impayés est une assurance souscrite par le propriétaire. Elle prend en charge les loyers et charges non réglés, souvent dans une certaine limite et durée, et couvre généralement les frais de procédure ainsi que, selon les contrats, les dégradations locatives. C’est une sécurité précieuse pour le bailleur, après la fin du Pinel.

    Les conditions d’éligibilité du locataire

    La GLI n’est pas automatique : l’assureur impose des critères de solvabilité au locataire, généralement un taux d’effort — le loyer rapporté aux revenus — inférieur à un certain seuil. Il faut donc constituer un dossier solide à l’entrée dans les lieux. Un candidat ne remplissant pas les conditions ne pourra tout simplement pas être couvert par la garantie.

    Le coût et la déductibilité

    La prime représente un pourcentage du loyer annuel charges comprises. C’est une charge supplémentaire, mais déductible des revenus fonciers au régime réel, ce qui en atténue le coût réel. À noter : la GLI et le cautionnement par un tiers ne sont en principe pas cumulables pour un même bail, hors exceptions prévues par la loi. Cette charge s’inscrit dans la gestion de vos revenus fonciers.

    GLI ou caution : quel choix

    Le propriétaire doit arbitrer entre exiger une caution — un proche se portant garant — ou souscrire une GLI. La caution ne coûte rien mais peut être difficile à actionner ; la GLI est payante mais offre une indemnisation plus simple et plus rapide. Le choix dépend du profil du locataire et de votre tolérance au risque, à intégrer dans votre stratégie patrimoniale.

    CritèreGLICaution (garant)
    CoûtPrime (% du loyer)Gratuit
    Mise en œuvreIndemnisation par l’assureurRecours contre le garant
    ConditionLocataire éligible (solvabilité)Garant solvable

    Le terme de la semaine : le taux d’effort

    C’est la part du revenu du locataire consacrée au loyer, charges comprises. Les assureurs GLI exigent généralement qu’il reste sous un certain seuil pour accepter le dossier. Un taux d’effort maîtrisé est gage d’un locataire en capacité de payer durablement son loyer.

    Pour aller plus loin

    Sécuriser ses loyers fait partie d’un projet locatif réussi. Voici nos services pour vous accompagner.

    Investissement immobilier

    Bâtir un projet locatif rentable et sécurisé dans le Gers.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour des décisions cohérentes et durables.

    Optimisation fiscale

    Maîtriser la fiscalité de vos revenus fonciers et de vos charges.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que la garantie loyers impayés ?

    C’est une assurance souscrite par le propriétaire qui couvre les loyers et charges non réglés par le locataire, souvent avec les frais de procédure et parfois les dégradations, dans une certaine limite.

    Tous les locataires sont-ils éligibles à la GLI ?

    Non. L’assureur impose des critères de solvabilité, notamment un taux d’effort sous un certain seuil. Un dossier solide à l’entrée est indispensable pour être couvert.

    La GLI est-elle déductible des impôts ?

    Oui, au régime réel : la prime est déductible des revenus fonciers, ce qui réduit son coût net pour le propriétaire bailleur.

    Sécuriser votre investissement locatif

    Choix du locataire, GLI, fiscalité des loyers : optimisons votre projet locatif, à Auch et dans le Gers.

  • Comprendre les obligations : fonctionnement, rendement, risques

    Comprendre les obligations : fonctionnement, rendement, risques

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Comprendre les obligations et fonds obligataires pour diversifier son épargne dans le Gers

    Épargne & placements

    Comprendre les obligations : fonctionnement, rendement, risques

    Prêter pour percevoir des intérêts : les obligations sont une brique souvent méconnue d’un patrimoine diversifié.

    Acheter une obligation, c’est prêter de l’argent à un État ou à une entreprise en échange d’intérêts. Moins connues que les actions, les obligations jouent pourtant un rôle clé dans la diversification et la maîtrise du risque d’un portefeuille.

    Qu’est-ce qu’une obligation

    Une obligation est un titre de créance : en la souscrivant, vous prêtez une somme à un émetteur — État, collectivité, entreprise — qui s’engage à vous verser des intérêts, appelés « coupons », puis à vous rembourser le capital à l’échéance. Contrairement à une action, vous n’êtes pas propriétaire d’une part de l’entreprise, mais créancier. C’est une brique utile pour diversifier son épargne.

    Le coupon et l’échéance

    Le coupon est l’intérêt versé, généralement chaque année, calculé sur la valeur nominale de l’obligation. L’échéance, ou maturité, est la date à laquelle l’émetteur rembourse le capital. Entre les deux, l’obligation peut être conservée ou revendue sur le marché. Le couple coupon/échéance détermine en grande partie le rendement attendu de votre placement.

    Le risque de taux

    La valeur d’une obligation déjà émise évolue en sens inverse des taux d’intérêt : quand les taux montent, les anciennes obligations à coupon plus faible perdent de la valeur, et inversement. Ce « risque de taux » n’affecte que la revente avant l’échéance : si l’on conserve l’obligation jusqu’au bout, on récupère le nominal, sauf défaut de l’émetteur. Une mécanique à bien comprendre avant d’investir.

    Le risque de crédit, ou de défaut

    L’autre risque est celui que l’émetteur ne puisse pas honorer ses engagements. Une obligation d’État solide est jugée plus sûre qu’une obligation d’entreprise fragile, qui offre en contrepartie un coupon plus élevé. Les agences de notation évaluent cette qualité. Règle de bon sens : plus le rendement promis est élevé, plus le risque est, en général, important.

    Investir via un fonds obligataire

    Plutôt que d’acheter des obligations en direct, la plupart des épargnants y accèdent via des fonds (OPCVM, ETF obligataires), au sein d’une assurance-vie en unités de compte ou d’un compte-titres. Le fonds mutualise des dizaines d’émetteurs, ce qui réduit le risque de défaut, mais la valeur de la part fluctue au gré des marchés.

    CritèreObligationAction
    Statut de l’investisseurCréancierAssocié (propriétaire)
    RevenuCoupon (intérêt)Dividende (variable)
    RemboursementCapital à l’échéancePas d’échéance

    Le terme de la semaine : le coupon

    C’est l’intérêt versé périodiquement au détenteur d’une obligation, exprimé en pourcentage de la valeur nominale. Un coupon de 3 % sur une obligation de 1 000 € rapporte 30 € par an. Son niveau dépend de la qualité de l’émetteur et des taux en vigueur au moment de l’émission.

    Pour aller plus loin

    Les obligations trouvent leur place dans une allocation réfléchie. Voici nos services pour bâtir la vôtre.

    Placements & épargne

    Construire une allocation équilibrée entre sécurité et rendement.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour des décisions cohérentes et durables.

    Optimisation fiscale

    Loger vos placements dans la bonne enveloppe pour limiter la fiscalité.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce qu’une obligation ?

    Un titre de créance : vous prêtez une somme à un État ou une entreprise, qui verse des intérêts (coupons) puis rembourse le capital à l’échéance. Vous êtes créancier, pas propriétaire.

    Les obligations sont-elles sans risque ?

    Non. Elles comportent un risque de taux (variation de valeur à la revente) et un risque de crédit (défaut de l’émetteur). Une obligation d’État solide reste toutefois moins risquée qu’une action.

    Comment investir en obligations ?

    Le plus souvent via des fonds obligataires (OPCVM, ETF) ou au sein d’une assurance-vie ou d’un compte-titres, ce qui permet de mutualiser les émetteurs et de réduire le risque.

    Diversifier votre épargne

    Obligations, actions, fonds euros : construisons une allocation équilibrée selon vos objectifs, à Auch et dans le Gers.

  • Retraite complémentaire Agirc-Arrco : comment ça marche

    Retraite complémentaire Agirc-Arrco : comment ça marche

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Salarié estimant sa retraite complémentaire Agirc-Arrco dans le Gers

    Retraite & épargne

    Retraite complémentaire Agirc-Arrco : comment ça marche

    Le second étage de la retraite des salariés du privé, géré par points : acquisition, calcul, malus et réversion.

    Pour un salarié du privé, la retraite se compose de deux étages : la pension de base du régime général et la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Cette seconde, fondée sur un système de points, représente une part importante des revenus à la retraite.

    Deux étages de retraite pour les salariés

    La pension de base versée par le régime général ne constitue qu’une partie de la retraite d’un salarié. S’y ajoute la retraite complémentaire Agirc-Arrco, obligatoire, qui peut représenter une fraction substantielle du total — souvent davantage pour les cadres. Comprendre ce second étage est essentiel pour estimer ses futurs revenus et préparer sa retraite.

    Un système par points

    Contrairement au régime de base, l’Agirc-Arrco fonctionne par points. Chaque année, les cotisations prélevées sur le salaire sont converties en points, selon un prix d’achat (le « salaire de référence »). Ces points s’accumulent tout au long de la carrière et constituent un capital de droits, indépendant du nombre de trimestres validés par ailleurs.

    Le calcul de la pension complémentaire

    Au moment du départ, le total des points acquis est multiplié par la valeur du point en vigueur pour obtenir la pension annuelle complémentaire. La valeur de service du point est revalorisée régulièrement. Vérifier son nombre de points sur son relevé de carrière permet d’anticiper le montant à venir et de repérer d’éventuelles erreurs.

    Le malus et le bonus temporaires

    Pour inciter à prolonger l’activité, l’Agirc-Arrco applique, sous conditions, un coefficient de minoration temporaire pendant les premières années si l’on part dès l’obtention du taux plein, et un bonus si l’on diffère son départ. Ce mécanisme, propre à la complémentaire, peut peser sur l’arbitrage de la date de départ, en complément des règles du régime de base.

    La réversion Agirc-Arrco

    En cas de décès, une partie des points du défunt peut être reversée au conjoint survivant sous forme de pension de réversion, selon des règles spécifiques d’âge et de situation matrimoniale. Elle se cumule avec la réversion du régime de base, elle-même soumise à ses propres conditions. Un point souvent méconnu, mais déterminant pour le conjoint.

    ÉlémentRégime de baseAgirc-Arrco
    Mode de calculSalaire, taux, duréePoints accumulés
    VersementObligatoireObligatoire, complémentaire
    Réversion54 % sous conditionsSelon les points et conditions

    Le terme de la semaine : la valeur de service du point

    C’est le montant que rapporte chaque point au moment de la liquidation de la retraite. La pension complémentaire annuelle s’obtient en multipliant le nombre de points acquis par cette valeur, revalorisée régulièrement. À ne pas confondre avec le prix d’achat du point, qui sert, lui, à convertir les cotisations en points pendant la carrière.

    Pour aller plus loin

    La retraite complémentaire se prépare comme le reste. Voici nos services pour y voir clair.

    Préparer sa retraite

    Estimer vos droits et compléter vos revenus futurs sereinement.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour faire les bons choix à chaque étape.

    Optimisation fiscale

    Préparer la retraite tout en allégeant votre imposition.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que la retraite complémentaire Agirc-Arrco ?

    C’est le second étage de retraite des salariés du privé, obligatoire et géré par points. Elle s’ajoute à la pension de base du régime général et peut en représenter une part importante.

    Comment sont calculés les points Agirc-Arrco ?

    Les cotisations prélevées sur le salaire sont converties en points selon un prix d’achat. À la retraite, le total des points est multiplié par la valeur de service du point pour obtenir la pension.

    Y a-t-il une décote sur la complémentaire ?

    Un coefficient de minoration temporaire peut s’appliquer les premières années si l’on part dès le taux plein ; différer son départ ouvre au contraire droit à un bonus, sous conditions.

    Estimer votre retraite complémentaire

    Points Agirc-Arrco, date de départ, compléments d’épargne : faisons le point sur votre future retraite, à Auch et dans le Gers.

  • Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Couple en union libre anticipant la transmission à son partenaire dans le Gers

    Transmission de patrimoine

    Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    Le partenaire non marié n’hérite pas et se trouve taxé à 60 %. Plusieurs outils permettent pourtant de le protéger efficacement.

    Vivre en concubinage ne confère aucun droit dans la succession de son partenaire. Sans anticipation, le survivant peut se retrouver sans rien — ou lourdement taxé. Plusieurs outils permettent pourtant de le protéger.

    Le concubin n’est pas un héritier

    Aux yeux de la loi, les concubins (union libre) sont des étrangers l’un pour l’autre sur le plan successoral. À la différence du conjoint marié ou du partenaire de PACS, le concubin survivant n’hérite de rien automatiquement et ne dispose d’aucun droit sur le logement. Anticiper sa transmission est donc indispensable pour le protéger.

    Une taxation à 60 % en l’absence de lien

    Si le défunt a prévu de transmettre à son concubin, par testament notamment, les sommes reçues sont taxées au tarif applicable entre personnes non parentes : 60 %, après un abattement très réduit. C’est le taux le plus élevé du barème, à comparer avec l’exonération totale dont bénéficie le conjoint marié ou pacsé. D’où l’intérêt d’utiliser des outils à la fiscalité plus douce.

    L’assurance-vie, un outil clé

    L’assurance-vie permet de transmettre un capital au concubin désigné comme bénéficiaire, en grande partie hors succession et avec une fiscalité propre, bien plus douce que les 60 % des droits de succession. C’est souvent le levier le plus efficace pour protéger un partenaire non marié, à condition de soigner la rédaction de la clause bénéficiaire.

    Testament et legs : transmettre dans la limite disponible

    Par testament, on peut léguer à son concubin tout ou partie de la quotité disponible, c’est-à-dire la part non réservée aux enfants. Le legs reste taxé à 60 %, mais il sécurise au moins la transmission d’un bien ou d’une somme. Rédiger un testament est un minimum pour qui vit en union libre, surtout en présence d’enfants.

    PACS ou mariage : changer de cadre

    Au-delà des outils ponctuels, se pacser ou se marier transforme radicalement la situation : exonération totale de droits de succession entre partenaires, droits sur le logement, protection renforcée. C’est parfois la solution la plus simple et la plus protectrice, à étudier dans une démarche d’optimisation globale du patrimoine.

    SituationDroits dans la successionFiscalité
    Concubin (union libre)Aucun droit légal60 % après abattement réduit
    Partenaire de PACSSelon testamentExonéré de droits
    Conjoint mariéDroits légauxExonéré de droits

    Le terme de la semaine : la quotité disponible

    C’est la part du patrimoine dont on peut librement disposer par donation ou testament, une fois respectée la réserve héréditaire des enfants. En l’absence d’enfant, elle correspond à la totalité du patrimoine. C’est dans cette limite que l’on peut léguer à son concubin.

    Pour aller plus loin

    Protéger un partenaire non marié demande d’anticiper. Voici nos services pour bâtir la bonne stratégie.

    Transmission & succession

    Organiser la transmission de votre patrimoine dans les meilleures conditions.

    Optimisation fiscale

    Réduire les droits grâce aux dispositifs adaptés à votre situation.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour des décisions cohérentes et durables.

    Questions fréquentes

    Un concubin hérite-t-il de son partenaire ?

    Non. En union libre, le concubin n’est pas héritier : sans testament ni assurance-vie, il ne reçoit rien et n’a aucun droit sur le logement du défunt.

    Quelle fiscalité pour une transmission au concubin ?

    Les sommes transmises sont taxées à 60 % après un abattement très réduit, le tarif des personnes non parentes. L’assurance-vie permet d’alléger fortement cette fiscalité.

    Comment protéger son concubin ?

    Plusieurs leviers : désigner le concubin bénéficiaire d’une assurance-vie, rédiger un testament dans la limite de la quotité disponible, ou se pacser ou se marier pour une exonération totale.

    Protéger votre partenaire

    Union libre, PACS ou mariage : trouvons la meilleure stratégie pour transmettre à votre partenaire, à Auch et dans tout le Gers.

  • Prévoyance des fonctionnaires : quelle protection, quels compléments ?

    Prévoyance des fonctionnaires : quelle protection, quels compléments ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Protéger un agent de la fonction publique avec une prévoyance complémentaire dans le Gers

    Prévoyance & protection

    Prévoyance des fonctionnaires : quelle protection, quels compléments ?

    Un statut protecteur, mais des limites en cas d’arrêt long : le point sur la couverture des agents publics et l’intérêt d’un complément.

    Les agents publics bénéficient d’un statut protecteur, mais leur couverture en cas de maladie, d’invalidité ou de décès comporte des limites. La réforme de la protection sociale complémentaire change la donne — sans pour autant rendre tout complément inutile.

    Une protection statutaire, mais plafonnée dans le temps

    En cas de maladie, le fonctionnaire conserve d’abord l’intégralité de son traitement, puis bascule vers un demi-traitement au-delà d’une certaine durée. Les congés de longue maladie et de longue durée obéissent à des règles spécifiques. Cette protection, plus favorable que le privé au départ, s’érode dans le temps : le passage à demi-traitement crée un vrai manque à gagner, accentué par la perte d’une partie du régime indemnitaire. C’est là que la prévoyance entre en jeu.

    Invalidité et décès : des dispositifs particuliers

    Les agents relèvent de mécanismes propres : allocation ou rente en cas d’invalidité, imputable ou non au service, et capital décès versé aux proches selon des règles dédiées. Ces prestations existent, mais elles ne suffisent pas toujours à maintenir le niveau de vie de la famille. Comme dans le privé, les grands risques — décès, invalidité, arrêt de travail — méritent d’être examinés un à un.

    La réforme de la protection sociale complémentaire

    Depuis l’ordonnance de février 2021, les employeurs publics doivent participer financièrement à la complémentaire santé et à la prévoyance de leurs agents, comme dans le privé. Dans la fonction publique d’État, des contrats collectifs de prévoyance couvrant l’incapacité, l’invalidité et le décès se déploient depuis 2025, de manière échelonnée selon les employeurs. Les fonctions publiques territoriale et hospitalière suivent leur propre calendrier. Une avancée réelle, mais dont les contours varient d’un agent à l’autre.

    Pourquoi un complément reste souvent utile

    L’adhésion au volet prévoyance est, dans bien des cas, facultative, et les garanties collectives ne couvrent qu’un socle, parfois insuffisant pour un agent aux charges familiales importantes ou dont les primes pèsent lourd dans la rémunération. Vérifier ce que prévoit — ou non — le contrat de son administration est la première étape pour articuler protection collective et individuelle sans payer de doublon.

    Faire le point sur sa situation d’agent

    Statut (titulaire ou contractuel), versant (État, territoriale, hospitalière), composition familiale et part du régime indemnitaire : autant d’éléments qui déterminent le besoin réel de couverture. Un bilan permet d’éviter à la fois la sur-assurance et les angles morts, en cohérence avec une stratégie patrimoniale d’ensemble.

    RisqueProtection statutaireLimite fréquente
    Arrêt maladiePlein puis demi-traitementBaisse de revenu dans la durée
    InvaliditéAllocation ou rente dédiéeMaintien partiel du niveau de vie
    DécèsCapital décès aux prochesMontant parfois insuffisant

    Le terme de la semaine : le demi-traitement

    Lorsqu’un congé de maladie se prolonge au-delà d’une certaine durée, le fonctionnaire ne perçoit plus l’intégralité de son traitement mais la moitié. S’y ajoute souvent la perte d’une partie des primes. C’est précisément cette baisse de revenu, parfois durable, qu’un contrat de prévoyance vient compenser.

    Pour aller plus loin

    La protection d’un agent public se construit au cas par cas. Voici nos services pour y voir clair.

    Prévoyance & protection

    Protéger vos revenus et vos proches face aux aléas de la vie.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour faire les bons choix à chaque étape.

    Préparer sa retraite

    Anticiper la baisse de revenus et sécuriser votre niveau de vie futur.

    Questions fréquentes

    Les fonctionnaires ont-ils besoin d’une prévoyance ?

    Souvent oui. La protection statutaire est favorable au départ, mais le passage à demi-traitement en cas d’arrêt long crée un manque à gagner qu’un contrat complémentaire peut compenser.

    Qu’apporte la réforme de la PSC aux agents ?

    Depuis 2021, l’employeur public participe financièrement à la complémentaire santé et à la prévoyance. Des contrats collectifs se déploient selon un calendrier propre à chaque versant de la fonction publique.

    Le contrat de mon administration suffit-il ?

    Pas toujours : l’adhésion prévoyance est souvent facultative et le socle collectif peut être insuffisant selon vos charges et vos revenus. Un bilan permet de vérifier les éventuels manques.

    Évaluer votre protection d’agent public

    Maladie longue, invalidité, décès : vérifions ensemble si votre couverture est à la hauteur de vos besoins, à Auch et dans le Gers.