
Retraite
Préparer sa retraite quand on est architecte à Lavardens
Régime CIPAV, points, écart avec les revenus d’activité : les leviers pour un architecte du Gers.
Installé à Lavardens ou dans les environs, un architecte libéral construit son activité projet après projet, souvent sans se pencher tôt sur sa future retraite. Or son régime, géré par la CIPAV, présente des spécificités qui creusent parfois un écart marqué entre les revenus d’activité et la pension. Comprendre ce fonctionnement permet d’anticiper sereinement, dans le Gers comme ailleurs.
La CIPAV, caisse des architectes
L’architecte libéral relève de la CIPAV, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse. Depuis la réforme de 2018, cette caisse ne regroupe plus qu’une vingtaine de professions libérales, parmi lesquelles les architectes, les architectes d’intérieur, les maîtres d’œuvre, les géomètres-experts ou les ingénieurs-conseils. Elle gère à la fois la retraite de base, la retraite complémentaire et un régime obligatoire d’invalidité-décès. Savoir précisément de quelle caisse on dépend conditionne l’ensemble de ses droits : c’est le point de départ de toute anticipation.
Une retraite calculée en points
Le régime CIPAV fonctionne par points. Chaque année, les cotisations versées, proportionnelles au revenu professionnel, permettent d’acquérir des points de retraite de base et complémentaire. Au moment du départ, la pension correspond au nombre total de points accumulés, multiplié par la valeur de service du point fixée par la caisse. Depuis 2023, les modalités de calcul des cotisations complémentaires et d’invalidité-décès ont été alignées sur celles de la base. Un régime d’indépendant demande donc un suivi régulier de ses points.
L’écart entre revenus et pension
Comme beaucoup de professions libérales, l’architecte constate souvent un écart important entre ses revenus d’activité et sa future pension. Les cotisations retraite, bien que réelles, ne reconstituent qu’une partie du niveau de vie une fois l’activité arrêtée. Cet écart, appelé taux de remplacement, est d’autant plus marqué que les revenus ont été élevés en fin de carrière. Le mesurer tôt, à partir de son relevé de carrière et d’une estimation personnalisée, est essentiel pour dimensionner l’effort d’épargne complémentaire à prévoir.
Le régime invalidité-décès
Au-delà de la retraite, la CIPAV assure un régime obligatoire d’invalidité-décès, qui prévoit des prestations en cas d’arrêt durable ou de disparition de l’affilié. Un décret du 29 mai 2026 est venu réorganiser les régimes de retraite complémentaire et d’invalidité-décès applicables aux architectes. Ces garanties de base restent toutefois souvent modestes au regard des charges d’un foyer et d’un cabinet. Les compléter par une prévoyance individuelle adaptée protège la famille et l’activité en cas de coup dur.
Compléter avec un PER
Pour combler l’écart de revenus, le plan d’épargne retraite est un outil de premier choix. Les versements sont, dans certaines limites, déductibles du revenu imposable, ce qui allège la fiscalité pendant les années d’activité tout en constituant un capital ou une rente pour la retraite. La valorisation du cabinet, le cas échéant lors de sa cession, constitue un levier complémentaire. Pour estimer précisément ses droits CIPAV, mieux vaut se référer à son espace personnel et au site info-retraite.fr.
| Régime CIPAV | Ce qu’il couvre | À retenir |
|---|---|---|
| Retraite de base | Pension par points | Proportionnelle au revenu cotisé |
| Retraite complémentaire | Pension par points | Alignée sur la base depuis 2023 |
| Invalidité-décès | Prestations aux proches | Garanties de base à compléter |
Le terme de la semaine : la CIPAV
La CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse) est la caisse de retraite d’une vingtaine de professions libérales, dont les architectes. Elle gère la retraite de base, la retraite complémentaire et un régime obligatoire d’invalidité-décès, selon un système par points : les cotisations acquièrent des points, convertis en pension au moment du départ.
Pour aller plus loin
Anticiper sa retraite d’architecte demande méthode. Voici trois pistes pour approfondir.
Préparer sa retraite
Estimer l’écart et bâtir un plan sur mesure.
Placements & épargne
Constituer un complément via un PER.
Bilan patrimonial
Coordonner retraite, prévoyance et cabinet.
Questions fréquentes
À quelle caisse de retraite cotise un architecte ?
L’architecte libéral relève de la CIPAV, qui gère sa retraite de base, sa retraite complémentaire et un régime obligatoire d’invalidité-décès. Depuis 2018, cette caisse ne regroupe plus qu’une vingtaine de professions libérales, dont les architectes figurent parmi les plus emblématiques.
La retraite CIPAV suffit-elle pour un architecte ?
Souvent, non : comme pour beaucoup de professions libérales, la pension reconstitue une part limitée des revenus d’activité. L’écart, plus marqué quand les revenus de fin de carrière sont élevés, justifie d’anticiper et de constituer un complément d’épargne dédié à la retraite.
Comment un architecte peut-il compléter sa retraite ?
Le plan d’épargne retraite permet de se constituer un capital ou une rente, avec des versements déductibles du revenu imposable dans certaines limites. La valorisation puis la cession du cabinet peuvent aussi y contribuer. Un accompagnement aide à dimensionner l’effort et à choisir les supports adaptés.
Architecte à Lavardens : anticipez votre retraite
Régime CIPAV, écart de revenus, PER : construisons ensemble votre stratégie de retraite, dans le Gers.

