Auteur/autrice : nicolas cama

  • La garantie accidents de la vie (GAV) : comment ça marche

    La garantie accidents de la vie (GAV) : comment ça marche

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Famille protégée par une garantie accidents de la vie au quotidien, dans le Gers

    Prévoyance

    La garantie accidents de la vie (GAV) : comment ça marche

    Chutes, accidents domestiques, de sport ou de loisirs : la GAV indemnise les accidents de la vie privée quand aucun responsable n’est en cause. Fonctionnement et limites.

    Une chute dans l’escalier, un accident de bricolage, une mauvaise réception au sport… Les accidents de la vie courante font chaque année des milliers de victimes, sans qu’aucun tiers ne soit responsable. La garantie accidents de la vie (GAV) comble ce vide : elle indemnise les conséquences durables d’un accident privé, là où les assurances classiques ne couvrent rien.

    Qu’est-ce que la garantie accidents de la vie

    La GAV est un contrat de prévoyance qui vous indemnise lorsque vous êtes victime d’un accident de la vie privée — accident domestique, de loisirs, de sport, mais aussi agression, attentat ou catastrophe naturelle. Sa particularité : elle intervient même lorsqu’aucun responsable n’est identifié, ou lorsque vous êtes vous-même à l’origine de l’accident. C’est précisément dans ces situations que la responsabilité civile ne joue pas. Elle s’inscrit pleinement dans une démarche de prévoyance destinée à protéger la famille face aux aléas.

    Ce qu’elle couvre, ce qu’elle exclut

    La GAV prend en charge les conséquences corporelles d’un accident : invalidité permanente, perte de revenus, frais d’aménagement du logement ou du véhicule, assistance d’une tierce personne, préjudices esthétiques ou d’agrément, et, en cas de décès, une indemnisation versée aux proches. En revanche, certains événements sont obligatoirement exclus car couverts ailleurs : les accidents de la route, les accidents du travail et les maladies. Il s’agit donc d’une protection complémentaire, qui vient combler les angles morts des autres garanties.

    Le seuil d’intervention, point clé du contrat

    C’est le critère déterminant. La plupart des contrats ne déclenchent l’indemnisation qu’à partir d’un certain taux d’invalidité permanente, mesuré par l’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP). Selon les formules, ce seuil varie de 1 % à 30 %. Plus il est bas, plus la couverture est réellement protectrice — mais plus la cotisation est élevée. Un seuil trop haut (30 %) ne se déclenche que pour des accidents très graves, ce qui limite l’intérêt du contrat. Lire attentivement cette clause avant de signer est essentiel.

    CaractéristiqueCe qu’il faut regarderRepère courant
    Seuil d’interventionTaux d’invalidité minimal (AIPP)De 5 % à 30 % selon les contrats
    Plafond d’indemnisationMontant maximal verséSouvent jusqu’à 1 million d’euros
    Cotisation annuelleSelon formule et compositionOrdre de 120 à 350 €/an

    Comment est calculée l’indemnisation

    Lorsqu’un accident laisse des séquelles, l’assureur mandate un médecin expert qui détermine le taux d’invalidité. L’indemnisation définitive intervient à la consolidation, c’est-à-dire lorsque l’état de santé est stabilisé — ce qui peut prendre du temps. Certains contrats prévoient le versement d’une avance pendant cette période. L’indemnité peut prendre la forme d’un capital ou d’une rente, et tient compte de l’âge, des séquelles et de leurs conséquences concrètes sur la vie professionnelle et personnelle. Le versement se fait généralement dans les semaines suivant l’acceptation de l’offre.

    Pour qui la GAV est-elle utile

    La GAV s’avère particulièrement pertinente pour les familles avec de jeunes enfants, très exposés aux accidents domestiques, pour les amateurs de sport ou de bricolage, et pour les travailleurs indépendants peu couverts par ailleurs. Avant de souscrire, il est utile de vérifier que vous n’êtes pas déjà protégé par un contrat de prévoyance plus large. Pour les dirigeants et indépendants, une prévoyance décès-invalidité complète souvent mieux les besoins. L’essentiel est de raisonner globalement, en fonction de votre situation.

    Le terme de la semaine : AIPP

    L’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) est le taux, exprimé de 0 à 100 %, qui mesure l’invalidité permanente laissée par un accident une fois l’état de santé stabilisé. Évalué par un médecin expert, il détermine si le seuil d’intervention du contrat est atteint et conditionne le montant de l’indemnisation. C’est l’indicateur central d’une garantie accidents de la vie.

    Pour aller plus loin

    La GAV n’est qu’un volet de la protection familiale. Trois pistes pour aller plus loin.

    Prévoyance

    Bâtir une protection adaptée à votre famille et à votre activité.

    Préparer sa retraite

    Anticiper les aléas tout en préparant l’avenir.

    Gestion de patrimoine

    Coordonner prévoyance, épargne et protection du foyer.

    Questions fréquentes

    Quels accidents la GAV couvre-t-elle ?

    La GAV couvre les accidents de la vie privée : accidents domestiques, de bricolage, de sport et de loisirs, mais aussi agressions, attentats et catastrophes naturelles. Elle intervient même sans responsable identifié. En revanche, les accidents de la route, les accidents du travail et les maladies en sont exclus, car couverts par d’autres garanties.

    À partir de quel taux d’invalidité est-on indemnisé ?

    Cela dépend du seuil d’intervention prévu au contrat, exprimé en taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP). Selon les formules, il varie de 1 % à 30 %. Plus le seuil est bas, plus la couverture est protectrice, mais plus la cotisation est élevée. C’est le point à examiner en priorité.

    Sous quelle forme l’indemnisation est-elle versée ?

    Après expertise médicale et consolidation de l’état de santé, l’indemnisation peut prendre la forme d’un capital ou d’une rente. Elle tient compte de l’âge, des séquelles et de leurs conséquences sur la vie professionnelle et personnelle. En cas de décès accidentel, une indemnisation est versée aux proches.

    Êtes-vous bien protégé face aux accidents de la vie ?

    Seuil d’intervention, plafonds, articulation avec vos autres contrats : faisons le point sur votre protection, à Auch et dans le Gers.

  • Pacte Dutreil : transmettre son entreprise après la réforme 2026

    Pacte Dutreil : transmettre son entreprise après la réforme 2026

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Dirigeant préparant la transmission de son entreprise familiale via le pacte Dutreil, dans le Gers

    Transmission

    Pacte Dutreil : transmettre son entreprise après la réforme 2026

    Exonérer 75 % de la valeur d’une entreprise transmise : le pacte Dutreil reste un levier majeur. La loi de finances 2026 en durcit les conditions. Le point.

    Transmettre une entreprise familiale peut coûter cher en droits de succession ou de donation — sauf à mobiliser le pacte Dutreil. Ce dispositif permet d’exonérer 75 % de la valeur des titres transmis, en contrepartie d’engagements de conservation. La loi de finances 2026 en a durci certaines conditions : le point sur les règles désormais applicables.

    Le principe : 75 % d’exonération

    Le pacte Dutreil, prévu à l’article 787 B du Code général des impôts, permet de transmettre une entreprise ou des titres de société par donation ou succession en n’étant imposé que sur 25 % de leur valeur : 75 % échappent aux droits de mutation. Sur une entreprise valorisée 2 millions d’euros, seuls 500 000 € entrent ainsi dans l’assiette taxable. L’économie peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est l’un des leviers les plus puissants d’une transmission d’entreprise réussie.

    Les engagements de conservation

    Cet avantage a une contrepartie : la stabilité de l’actionnariat. La transmission doit être couverte par un engagement collectif de conservation des titres d’au moins deux ans, en cours au jour de la donation ou du décès, portant sur au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote pour une société non cotée. Après la transmission, chaque bénéficiaire prend un engagement individuel de conservation. La loi de finances 2026 a porté cet engagement individuel de quatre à six ans : la durée totale de conservation atteint désormais huit ans.

    ÉlémentAvant la réforme 2026Depuis le 21 février 2026
    Engagement collectif2 ans minimum2 ans minimum (inchangé)
    Engagement individuel4 ans6 ans
    Durée totale de conservation6 ans8 ans

    Ce que change la loi de finances 2026

    Outre l’allongement de la durée de conservation, la réforme exclut désormais de l’exonération les actifs dits « somptuaires » — véhicules de tourisme, yachts, aéronefs, résidences, objets d’art, bijoux, métaux précieux, chevaux, vins — lorsqu’ils ne sont pas exclusivement affectés à l’activité professionnelle. L’objectif est de recentrer le dispositif sur les véritables outils économiques. En revanche, le taux d’exonération de 75 % et le mécanisme de base restent inchangés. Ces nouvelles règles s’appliquent aux transmissions intervenant à compter du 21 février 2026.

    Les conditions d’éligibilité

    Le pacte Dutreil est réservé aux entreprises exerçant une activité opérationnelle — industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale ; les sociétés de pur placement ou à prépondérance immobilière en sont exclues, même si les holdings animatrices restent éligibles. L’un des signataires ou bénéficiaires doit en outre exercer une fonction de direction effective pendant l’engagement collectif et les trois années suivant la transmission. Le respect rigoureux de ces conditions et des obligations déclaratives est essentiel : tout manquement peut entraîner la remise en cause de l’exonération.

    Cumuler les avantages

    La force du pacte Dutreil tient aussi à sa combinaison avec d’autres dispositifs. L’exonération de 75 % se cumule avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant, et surtout avec la réduction de 50 % des droits lorsque la donation est faite en pleine propriété par un donateur de moins de 70 ans. Empilés, ces mécanismes peuvent réduire la facture fiscale à une fraction de son montant initial. Une telle opération se prépare toutefois plusieurs années à l’avance, dans le cadre d’une gestion de patrimoine structurée et accompagnée par un notaire.

    Le terme de la semaine : Engagement collectif de conservation

    L’engagement collectif de conservation est la promesse, prise par le chef d’entreprise avec d’autres associés (ou seul depuis 2019), de conserver les titres pendant au moins deux ans. Il doit être en cours au jour de la transmission et porter sur des seuils minimaux de droits de vote et financiers. C’est le socle du pacte Dutreil, complété après la transmission par un engagement individuel de chaque bénéficiaire.

    Pour aller plus loin

    La transmission d’entreprise se prépare longtemps à l’avance. Trois pistes pour aller plus loin.

    Transmission & succession

    Structurer la transmission de votre entreprise familiale.

    Optimisation fiscale

    Cumuler exonération Dutreil, abattements et réduction de droits.

    Gestion de patrimoine

    Intégrer l’entreprise dans votre stratégie patrimoniale globale.

    Questions fréquentes

    Quel avantage fiscal offre le pacte Dutreil ?

    Le pacte Dutreil exonère 75 % de la valeur des titres ou de l’entreprise transmis par donation ou succession : seuls 25 % sont soumis aux droits de mutation. Sur une entreprise valorisée 2 millions d’euros, l’assiette taxable n’est que de 500 000 €. Ce taux de 75 % est maintenu après la réforme 2026.

    Qu’a changé la loi de finances 2026 ?

    La réforme a porté l’engagement individuel de conservation de quatre à six ans, soit huit ans au total avec l’engagement collectif. Elle exclut aussi de l’exonération certains actifs somptuaires non affectés à l’activité. Ces règles s’appliquent aux transmissions à compter du 21 février 2026. Le taux de 75 % reste inchangé.

    Le pacte Dutreil est-il cumulable avec d’autres avantages ?

    Oui. L’exonération de 75 % se cumule avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant et avec la réduction de 50 % des droits pour une donation en pleine propriété par un donateur de moins de 70 ans. Combinés, ces dispositifs réduisent fortement le coût de la transmission.

    Préparez la transmission de votre entreprise

    Engagements de conservation, exonération de 75 %, cumul des avantages : anticipons ensemble la transmission de votre entreprise, à Auch et dans le Gers.

  • La donation-partage : transmettre équitablement et sans conflit

    La donation-partage : transmettre équitablement et sans conflit

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Famille préparant une donation-partage chez le notaire, à Auch

    Transmission

    La donation-partage : transmettre équitablement et sans conflit

    Répartir son patrimoine de son vivant en figeant la valeur des biens : la donation-partage prévient les litiges entre héritiers. Fonctionnement et avantages.

    Transmettre à ses enfants, c’est bien ; le faire sans semer la discorde, c’est mieux. La donation-partage permet précisément d’organiser de son vivant la répartition de son patrimoine entre ses héritiers, tout en figeant la valeur des biens donnés. Un outil d’équité et de paix familiale, trop souvent confondu avec la simple donation.

    Qu’est-ce qu’une donation-partage

    La donation-partage est un acte notarié par lequel une personne répartit et transmet, de son vivant, tout ou partie de ses biens entre ses héritiers présomptifs — le plus souvent ses enfants. Elle combine deux opérations : une donation et un partage anticipé de la succession. Chaque bénéficiaire reçoit un lot défini, ce qui évite l’indécision et les tensions au moment du décès. C’est l’un des piliers d’une stratégie de transmission et de succession bien préparée.

    L’avantage décisif : figer les valeurs

    C’est là toute la différence avec une donation classique. Dans une donation simple, les biens donnés sont « rapportés » à la succession et réévalués au jour du décès : un bien qui a beaucoup pris de valeur peut alors déséquilibrer le partage entre héritiers. La donation-partage, elle, fige la valeur des biens au jour de l’acte, dès lors que tous les enfants reçoivent un lot et l’acceptent. Celui qui a reçu un bien dont la valeur grimpe ensuite n’aura pas à dédommager les autres. C’est la meilleure protection contre les conflits de réévaluation.

    CritèreDonation simpleDonation-partage
    Évaluation des biensAu jour du décèsFigée au jour de l’acte
    Risque de conflitÉlevé (réévaluation)Fortement réduit
    FormeActe notarié ou don manuelActe notarié obligatoire

    La fiscalité et les abattements

    Sur le plan fiscal, la donation-partage bénéficie des mêmes abattements que toute donation en ligne directe : chaque parent peut transmettre 100 000 € à chacun de ses enfants en franchise de droits, et cet abattement se reconstitue tous les quinze ans. Au-delà, le barème progressif s’applique. La donation-partage peut aussi intégrer une donation en nue-propriété avec réserve d’usufruit, ce qui réduit la base taxable. Un point d’optimisation fiscale permet d’articuler ces leviers pour alléger le coût de la transmission.

    La donation-partage transgénérationnelle

    Il est possible d’associer enfants et petits-enfants dans un même acte : c’est la donation-partage transgénérationnelle. Un enfant peut accepter que tout ou partie de sa part revienne directement à ses propres enfants, ce qui permet de transmettre en sautant une génération tout en préservant l’équilibre familial. Cette formule est précieuse lorsque la génération intermédiaire est elle-même déjà à l’aise financièrement et souhaite aider les plus jeunes, par exemple pour des études ou un premier achat immobilier.

    Bien la préparer avec un notaire

    La donation-partage suppose obligatoirement un acte notarié. Le notaire veille au respect de la réserve héréditaire — la part minimale revenant aux enfants — et à l’équilibre des lots. Tous les enfants n’ont pas à recevoir des biens de même nature, mais l’équité globale doit être recherchée, au besoin par le versement d’une soulte. Bien conçue, la donation-partage s’intègre dans une gestion de patrimoine d’ensemble, en cohérence avec l’assurance-vie, le démembrement et les autres outils de transmission.

    Le terme de la semaine : Réserve héréditaire

    La réserve héréditaire est la part minimale du patrimoine que la loi réserve obligatoirement aux héritiers dits réservataires, principalement les enfants. Elle ne peut être supprimée par une donation ou un testament. Sa contrepartie est la quotité disponible, dont on peut librement disposer. Toute donation-partage doit respecter cette réserve pour ne pas léser un héritier.

    Pour aller plus loin

    La donation-partage s’inscrit dans une stratégie de transmission plus large. Trois pistes pour aller plus loin.

    Transmission & succession

    Organiser une répartition équitable et anticipée de votre patrimoine.

    Optimisation fiscale

    Combiner abattements, démembrement et donation-partage.

    Gestion de patrimoine

    Articuler la donation-partage avec vos autres placements.

    Questions fréquentes

    Quelle différence entre donation simple et donation-partage ?

    Dans une donation simple, les biens sont réévalués au jour du décès, ce qui peut déséquilibrer le partage. La donation-partage fige la valeur des biens au jour de l’acte, dès lors que tous les enfants reçoivent un lot et l’acceptent. Elle prévient ainsi les conflits liés à l’évolution des valeurs.

    La donation-partage bénéficie-t-elle des abattements ?

    Oui. Elle profite de l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans, comme toute donation en ligne directe. Elle peut aussi intégrer une réserve d’usufruit pour réduire la base taxable, ce qui allège d’autant le coût de la transmission.

    Peut-on inclure ses petits-enfants ?

    Oui, grâce à la donation-partage transgénérationnelle. Un enfant peut accepter que tout ou partie de sa part revienne directement à ses propres enfants. Cela permet de transmettre en sautant une génération, tout en préservant l’équilibre familial, dans un acte notarié unique.

    Organisez une transmission équitable

    Donation-partage, abattements, démembrement, transgénérationnel : préparons ensemble une transmission sereine et équilibrée, à Auch et dans le Gers.

  • Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Immeuble d’habitation collectif éligible au statut du bailleur privé, dans le Gers

    Immobilier

    Statut du bailleur privé : ce que crée la loi de finances 2026

    Après le Pinel, la loi de finances 2026 instaure le « statut du bailleur privé » (dispositif Jeanbrun), fondé sur l’amortissement de la location nue. Fonctionnement et limites.

    Promulguée le 19 février 2026, la loi de finances pour 2026 crée un nouveau cadre très attendu par les investisseurs : le « statut du bailleur privé », dit dispositif Jeanbrun. Après la fin du Pinel, il réintroduit un avantage fiscal pour la location nue, fondé cette fois sur l’amortissement du bien. Tour d’horizon de ce mécanisme applicable aux acquisitions à partir du 21 février 2026.

    Un amortissement, pas une réduction d’impôt

    Le statut du bailleur privé marque un changement de logique par rapport au Pinel. Là où ce dernier offrait une réduction d’impôt directe, le nouveau dispositif permet de déduire chaque année des revenus fonciers un amortissement, c’est-à-dire une fraction du prix du bien censée refléter son usure. Ce mécanisme, jusqu’ici réservé à la location meublée (LMNP), s’applique désormais à la location nue. Il réduit la base imposable des loyers, et non l’impôt lui-même : son intérêt croît donc avec la tranche d’imposition. C’est une nouvelle option pour qui envisage un investissement immobilier locatif.

    Comment se calcule l’amortissement

    L’amortissement se calcule sur 80 % du prix d’acquisition, la valeur du terrain (estimée forfaitairement à 20 %) en étant exclue. Le taux annuel varie selon que le logement est neuf ou ancien réhabilité, et selon le niveau de loyer choisi — intermédiaire, social ou très social. Plus l’effort consenti sur le loyer est important, plus le taux est élevé, de 3 % à 5,5 % par an. Surtout, l’avantage est plafonné : l’amortissement déductible ne peut dépasser 8 000 € à 12 000 € par an et par foyer fiscal selon la catégorie de loyer, et l’excédent n’est pas reportable.

    Type de logementTaux d’amortissement annuelPlafond annuel par foyer
    Neuf, loyer intermédiaire à très social3,5 % à 5,5 %8 000 € à 12 000 €
    Ancien réhabilité3 % à 4 %8 000 € à 12 000 €
    Base de calcul80 % du prix (hors terrain)Excédent non reportable

    Les conditions à respecter

    Le dispositif est encadré. Il vise uniquement les logements situés dans un immeuble collectif, loués nus à usage de résidence principale du locataire — les maisons individuelles, la location meublée et les résidences avec services en sont exclues. Le propriétaire s’engage à louer pendant au moins neuf ans, dans les douze mois suivant l’acquisition ou l’achèvement, en respectant des plafonds de loyer. L’option est irrévocable et ne peut se cumuler, sur un même bien, avec d’autres réductions d’impôt comme l’ancien Pinel ou le Malraux. Le dispositif s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028.

    L’attention à porter à la revente

    Un point mérite vigilance : comme pour la location meublée depuis 2025, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente. Concrètement, ils viennent diminuer le prix d’acquisition retenu, ce qui augmente la plus-value imposable. L’économie obtenue pendant la détention est donc en partie reprise à la sortie — même si les abattements pour durée de détention atténuent fortement cette imposition au fil des années. Bonne nouvelle en revanche : l’amortissement étant un mécanisme de revenu et non une niche, il n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an.

    Pour qui ce dispositif est-il pertinent

    Le statut du bailleur privé s’adresse avant tout aux contribuables fortement imposés — à partir d’une tranche à 30 % — qui souhaitent investir dans le locatif nu de longue durée en acceptant des loyers plafonnés. Il suppose une vision patrimoniale de long terme, compte tenu de l’engagement de neuf ans et de la reprise à la revente. Comme tout dispositif, il ne se justifie que s’il s’inscrit dans une stratégie d’ensemble : un bilan d’optimisation fiscale permet de le comparer aux autres options, notamment le déficit foncier ou la location meublée.

    Le terme de la semaine : Amortissement

    L’amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur d’un bien liée à son usure dans le temps. Appliqué à l’immobilier locatif, il permet de déduire chaque année une fraction du prix du bien des revenus fonciers, réduisant ainsi la base imposable. Contrairement à une réduction d’impôt, il ne diminue pas directement l’impôt dû mais le revenu sur lequel il est calculé.

    Pour aller plus loin

    Le statut du bailleur privé est l’une des options d’investissement locatif. Trois pistes pour aller plus loin.

    Investissement immobilier

    Comparer le statut du bailleur privé aux autres stratégies locatives.

    Optimisation fiscale

    Mesurer l’impact réel de l’amortissement sur votre imposition.

    Gestion de patrimoine

    Inscrire votre projet locatif dans une stratégie globale.

    Questions fréquentes

    En quoi le statut du bailleur privé diffère-t-il du Pinel ?

    Le Pinel accordait une réduction d’impôt directe. Le statut du bailleur privé, lui, repose sur un amortissement : il déduit chaque année une fraction du prix du bien des revenus fonciers, réduisant la base imposable. L’avantage croît donc avec la tranche d’imposition et concerne la location nue de longue durée.

    Combien peut-on amortir chaque année ?

    L’amortissement se calcule sur 80 % du prix d’acquisition (hors terrain), à un taux de 3 % à 5,5 % par an selon le type de logement et le niveau de loyer. Il est plafonné entre 8 000 € et 12 000 € par an et par foyer fiscal, l’excédent n’étant pas reportable.

    Quelles sont les principales conditions ?

    Le logement doit être situé dans un immeuble collectif, loué nu à usage de résidence principale, avec un engagement de location d’au moins neuf ans et des loyers plafonnés. Le dispositif vise les acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, et l’option est irrévocable.

    Le statut du bailleur privé vous concerne-t-il ?

    Amortissement, plafonds, engagement de neuf ans, revente : étudions ensemble si ce nouveau dispositif sert votre projet, à Auch et dans le Gers.

  • La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Salarié senior en activité à temps partiel dans le cadre de la retraite progressive, dans le Gers

    Retraite

    La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    Réduire son activité tout en touchant une partie de sa pension : accessible dès 60 ans depuis 2025, la retraite progressive adoucit la transition. Mode d’emploi.

    Passer du temps plein à l’arrêt total, sans transition, n’a rien d’évident. La retraite progressive offre une voie intermédiaire : réduire son activité tout en percevant déjà une partie de sa pension. Depuis septembre 2025, elle est accessible dès 60 ans, ce qui en fait un outil précieux pour aménager sa fin de carrière sans sacrifier ses revenus.

    Le principe : travailler moins, toucher une partie de sa retraite

    La retraite progressive permet de percevoir une fraction de sa pension tout en continuant à exercer une activité à temps partiel. Concrètement, la baisse de salaire liée à la réduction du temps de travail est en partie compensée par le versement d’une partie de la retraite. Pendant cette période, on continue à cotiser et donc à acquérir des droits. C’est une solution de transition à ne pas confondre avec d’autres dispositifs : un volet utile à examiner quand on commence à préparer sa retraite.

    Les conditions en 2026

    Trois conditions cumulatives ouvrent droit à la retraite progressive. La première est l’âge : depuis le 1er septembre 2025, le dispositif est accessible dès 60 ans, contre 62 ans auparavant. La deuxième est la durée d’assurance : il faut justifier d’au moins 150 trimestres, tous régimes de base confondus. La troisième concerne l’activité : pour un salarié, le temps de travail doit représenter entre 40 % et 80 % d’un temps plein. Les fonctionnaires relèvent d’une fourchette de 50 % à 90 %, et les indépendants d’une baisse de revenus de 20 % à 60 %.

    Comment se calcule la pension versée

    La règle est simple : la fraction de pension correspond à la part non travaillée. Un salarié qui passe à 60 % d’un temps plein perçoit donc 40 % de sa pension ; à 80 % d’activité, il touche 20 % de sa retraite. Moins on travaille, plus la fraction versée est élevée. Cette pension est calculée à titre provisoire sur la base des droits acquis au moment de la demande, puis recalculée définitivement lors du départ complet, en intégrant les trimestres et salaires de la période.

    Quotité travailléeFraction de pension verséeRevenu combiné (ordre de grandeur)
    80 %20 %Salaire à 80 % + 20 % de pension
    60 %40 %Salaire à 60 % + 40 % de pension
    50 %50 %Salaire à 50 % + 50 % de pension

    Un dispositif qui peut améliorer la pension définitive

    Loin de pénaliser, la retraite progressive peut renforcer la pension finale. En continuant à cotiser, on accumule des trimestres supplémentaires qui peuvent réduire, voire supprimer, une éventuelle décote. Dans le secteur privé comme public, il est même possible de surcotiser pour que la période à temps partiel compte comme un temps plein dans le calcul, sous certaines limites. Le maintien de revenus combinés — salaire partiel et fraction de pension — évite par ailleurs de puiser trop tôt dans son épargne ou ses placements.

    Retraite progressive ou cumul emploi-retraite

    Les deux dispositifs sont souvent confondus, mais ils interviennent à des moments différents. La retraite progressive se situe avant la liquidation définitive : on réduit son activité et l’on touche une partie de sa pension, sans avoir soldé ses droits. Le cumul emploi-retraite, lui, intervient après avoir liquidé l’ensemble de ses pensions : on reprend alors une activité en touchant sa retraite complète. Le choix entre les deux dépend de l’âge, des droits acquis et du projet de fin de carrière.

    Les démarches et points de vigilance

    La demande se prépare en amont. Pour un salarié, le passage à temps partiel nécessite l’accord de l’employeur, dont un éventuel refus doit être motivé. La demande de retraite progressive se dépose ensuite auprès des régimes concernés, idéalement environ cinq mois avant la date souhaitée, avec les justificatifs (contrat à temps partiel, attestation de l’employeur, bulletins de salaire). Point essentiel : le passage à la retraite définitive n’est pas automatique — il faut formuler une nouvelle demande le moment venu.

    Le terme de la semaine : Quotité de travail

    La quotité de travail désigne la part d’un temps plein effectivement travaillée, exprimée en pourcentage. Dans la retraite progressive, elle doit se situer entre 40 % et 80 % pour un salarié. C’est elle qui détermine la fraction de pension versée : celle-ci correspond à la part non travaillée, soit 100 % moins la quotité. Une quotité de 70 % ouvre ainsi droit à 30 % de la pension.

    Pour aller plus loin

    La retraite progressive s’inscrit dans une réflexion globale sur la fin de carrière. Trois pistes pour aller plus loin.

    Préparer sa retraite

    Évaluer vos droits, votre âge d’éligibilité et vos options.

    Placements & épargne

    Compléter vos revenus de fin de carrière par une épargne adaptée.

    Gestion de patrimoine

    Organiser sereinement la transition vers la retraite.

    Questions fréquentes

    À quel âge peut-on demander une retraite progressive ?

    Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans, contre 62 ans auparavant. Il faut également justifier d’au moins 150 trimestres, tous régimes de base confondus, et exercer une activité à temps partiel comprise entre 40 % et 80 % d’un temps plein pour un salarié.

    Comment est calculée la pension versée ?

    La fraction de pension correspond à la part non travaillée. Un salarié à 60 % d’un temps plein perçoit 40 % de sa pension ; à 80 %, il touche 20 %. Cette pension provisoire est recalculée au départ définitif en intégrant les trimestres et salaires acquis pendant la période.

    Quelle différence avec le cumul emploi-retraite ?

    La retraite progressive intervient avant la liquidation définitive : on réduit son activité et l’on touche une partie de sa pension. Le cumul emploi-retraite intervient après avoir liquidé toutes ses pensions : on reprend une activité en percevant sa retraite complète.

    Envisagez-vous une retraite progressive ?

    Âge, trimestres, quotité de travail, calcul de la pension : faisons le point sur votre éligibilité et vos options, à Auch et dans le Gers.

  • Le PEA : comment fonctionne le plan d’épargne en actions

    Le PEA : comment fonctionne le plan d’épargne en actions

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Épargnant consultant son plan d’épargne en actions avec un conseiller à Auch

    Épargne & placements

    Le PEA : comment fonctionne le plan d’épargne en actions

    Investir en Bourse avec une fiscalité allégée après cinq ans : plafonds, titres éligibles et règles du PEA, expliqués simplement.

    Pour investir en Bourse tout en limitant la fiscalité, le plan d’épargne en actions (PEA) est l’une des enveloppes les plus avantageuses. Après cinq ans de détention, les gains échappent à l’impôt sur le revenu — un atout rare. Encore faut-il en comprendre le fonctionnement, les plafonds et les limites avant de s’y engager.

    Qu’est-ce que le PEA

    Le PEA est une enveloppe d’investissement destinée à détenir des actions européennes et des fonds éligibles, dans un cadre fiscal privilégié. Il se compose de deux poches : un compte-titres où logent les valeurs, et un compte-espèces qui alimente les achats. Tant que les sommes restent investies à l’intérieur du plan, les dividendes et plus-values ne sont pas imposés : c’est l’effet de capitalisation. Ouvert à toute personne majeure fiscalement domiciliée en France, le PEA est un pilier des stratégies de placements et d’épargne sur le long terme.

    Ce que l’on peut y loger

    Le PEA accueille les actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, ainsi que les fonds (OPCVM, ETF) investis à au moins 75 % en titres éligibles. En revanche, les actions américaines ou asiatiques en direct, les obligations ou les SCPI en sont exclues. Cette orientation vers les actions en fait un support dynamique, au potentiel de rendement plus élevé que les fonds en euros, mais sans aucune garantie en capital : la valeur peut baisser, et le PEA s’adresse donc à un horizon long.

    La fiscalité : l’atout maître

    Tout se joue autour du cap des cinq ans. Avant cette durée, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Après cinq ans, en revanche, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. C’est ce qui fait du PEA un outil fiscalement redoutable pour qui investit dans la durée. Un point d’optimisation fiscale permet de l’articuler avec vos autres placements.

    Durée de détentionConséquence d’un retraitFiscalité des gains
    Avant 5 ansClôture du plan (sauf cas particuliers)PFU de 30 %
    Après 5 ansAucune clôture, versements possiblesExonérés d’IR, 17,2 % de prélèvements sociaux
    Après 8 ansSortie en capital ou en renteRente viagère partiellement exonérée

    Les plafonds et le PEA-PME

    Les versements sur un PEA classique sont plafonnés à 150 000 € (les gains, eux, ne sont pas plafonnés et peuvent porter la valeur bien au-delà). À côté, le PEA-PME, dédié aux petites et moyennes entreprises, autorise 225 000 € de versements — mais ce plafond est commun aux deux plans : la somme versée sur un PEA et un PEA-PME ne peut dépasser 225 000 €. On ne peut détenir qu’un seul PEA par personne, soit deux au maximum pour un couple soumis à imposition commune.

    Plus de souplesse depuis la loi PACTE

    Depuis la loi PACTE de 2019, le PEA a gagné en souplesse : un retrait effectué après cinq ans n’entraîne plus la clôture du plan et n’empêche plus de réaliser de nouveaux versements. Il est ainsi possible de piocher dans son PEA tout en continuant à l’alimenter, ce qui en fait aussi un complément de revenus intéressant une fois le cap des cinq ans franchi. Pour arbitrer entre cette enveloppe et l’assurance-vie, notre comparatif PEA ou assurance-vie détaille les différences.

    Pour qui le PEA est-il adapté

    Le PEA convient aux épargnants prêts à investir en actions sur le long terme et à accepter les fluctuations des marchés en échange d’un potentiel de rendement supérieur. Il est particulièrement pertinent pour qui souhaite se constituer un capital ou préparer un complément de revenus, par exemple en vue de la retraite. À l’inverse, il n’est pas adapté à une épargne de précaution, qui doit rester disponible et sécurisée. Comme toujours, c’est la cohérence avec l’ensemble de votre patrimoine qui prime.

    Le terme de la semaine : Prélèvements sociaux

    Les prélèvements sociaux (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité) s’élèvent à 17,2 % sur les revenus du patrimoine et de placement. Dans le PEA, même après cinq ans, lorsque les gains échappent à l’impôt sur le revenu, ces prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus au moment du retrait. Ils s’appliquent à la quasi-totalité des produits d’épargne, hors livrets réglementés comme le Livret A.

    Pour aller plus loin

    Le PEA prend tout son sens dans une stratégie patrimoniale globale. Trois pistes pour aller plus loin.

    Placements & épargne

    Choisir les enveloppes adaptées à vos objectifs et à votre horizon.

    Préparer sa retraite

    Utiliser le PEA pour bâtir un complément de revenus futur.

    Gestion de patrimoine

    Articuler PEA, assurance-vie et autres placements.

    Questions fréquentes

    Quand les gains d’un PEA sont-ils exonérés d’impôt ?

    Après cinq ans de détention, les gains du PEA sont exonérés d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus lors d’un retrait. Avant cinq ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

    Quel est le plafond de versement d’un PEA ?

    Le PEA classique est plafonné à 150 000 € de versements. Le PEA-PME autorise jusqu’à 225 000 €, mais ce plafond est commun : le total versé sur un PEA et un PEA-PME ne peut dépasser 225 000 €. Les gains, eux, ne sont pas plafonnés.

    Que peut-on acheter dans un PEA ?

    Le PEA accueille les actions de sociétés européennes (UE et Espace économique européen) et les fonds investis à au moins 75 % en titres éligibles, comme certains ETF. Les actions hors Europe, les obligations ou les SCPI en sont en revanche exclues.

    Le PEA a-t-il sa place dans votre épargne ?

    Plafonds, fiscalité après cinq ans, choix des supports : voyons si le PEA correspond à vos objectifs, à Auch et dans le Gers.

  • Assurance dépendance : anticiper la perte d’autonomie

    Assurance dépendance : anticiper la perte d’autonomie

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Personne âgée accompagnée à domicile, illustrant l’assurance dépendance, à Auch

    Prévoyance

    Assurance dépendance : anticiper la perte d’autonomie

    La dépendance coûte cher et reste mal couverte par les aides publiques. L’assurance dépendance verse une rente pour y faire face. Comment ça marche.

    Vivre plus longtemps, c’est aussi affronter le risque de perte d’autonomie. Or la dépendance coûte cher, et les aides publiques n’en couvrent qu’une partie. L’assurance dépendance permet d’anticiper ce risque en prévoyant une rente qui allégera la charge, pour soi comme pour ses proches. Un volet souvent oublié de la prévoyance.

    Un risque au coût élevé

    La perte d’autonomie, à domicile ou en établissement, représente une dépense lourde — plusieurs milliers d’euros par mois en EHPAD. Les aides publiques, comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), n’en couvrent qu’une fraction et dépendent des ressources. Le reste à charge pèse alors sur l’épargne, le patrimoine ou la solidarité familiale. Anticiper ce risque fait partie d’une démarche de prévoyance complète, au même titre que la couverture décès ou invalidité. Avec l’allongement de l’espérance de vie, ce risque concerne désormais une large part des familles, souvent au moment où les revenus ont déjà baissé avec le passage à la retraite.

    Comment fonctionne le contrat

    L’assurance dépendance est un contrat de prévoyance : en échange d’une cotisation régulière, l’assureur s’engage à verser une rente viagère mensuelle si vous deveniez dépendant. Cette rente, dont vous fixez le montant à la souscription, vous aide à financer une aide à domicile ou un hébergement. Certains contrats ajoutent un capital de premier équipement ou des services d’assistance. La plupart fonctionnent « à fonds perdus » : sans perte d’autonomie, les cotisations ne sont pas restituées. Ce fonctionnement, parfois mal compris, est celui de toute assurance : on paie pour se protéger d’un risque, pas pour épargner. C’est aussi ce qui permet à la rente d’être nettement supérieure à la somme des cotisations en cas de dépendance précoce.

    Dépendance totale ou partielle

    Le niveau de perte d’autonomie est évalué selon la grille AGGIR, qui classe les personnes en six groupes (GIR). Les contrats couvrent généralement la dépendance totale (GIR 1 et 2), et, en option, la dépendance partielle (GIR 3, voire 4). Plus la couverture est large, plus la cotisation est élevée. Il est essentiel de vérifier la définition exacte de la dépendance retenue par le contrat : c’est elle qui détermine le déclenchement de la rente.

    ÉlémentCe qu’il désigneÀ vérifier
    GIR 1-2Dépendance lourde à totaleCouverture de base
    GIR 3-4Dépendance partielleSouvent en option
    Délai de carencePériode sans garantie après souscriptionGénéralement 1 à 3 ans

    À quel âge et à quel prix souscrire

    Plus on souscrit jeune, plus la cotisation est faible et plus on évite les questionnaires médicaux défavorables. L’idéal se situe souvent entre 50 et 65 ans : au-delà, le coût grimpe et certaines garanties deviennent inaccessibles. Le montant de la cotisation dépend de l’âge d’entrée, du niveau de rente choisi et des options. Mieux vaut calibrer la rente sur le reste à charge réel estimé, sans surassurer. Intégrer ce coût dans la préparation de la retraite permet de l’absorber sereinement.

    Les points de vigilance

    Avant de signer, plusieurs points méritent attention : le délai de carence (période initiale sans garantie), la définition de la dépendance ouvrant droit à la rente, l’existence d’une revalorisation de la rente dans le temps, et les exclusions éventuelles. Certains contrats prévoient une « contre-assurance » restituant une partie des cotisations en l’absence de sinistre, moyennant un coût supérieur. Comparer ces clauses est déterminant, car deux contrats au tarif voisin peuvent protéger très différemment. Se faire accompagner pour lire ces clauses, souvent techniques, évite les désillusions au moment où la garantie doit jouer — c’est-à-dire au pire moment pour découvrir une mauvaise surprise.

    Le terme de la semaine : Grille AGGIR

    La grille AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources) est l’outil officiel d’évaluation de la perte d’autonomie. Elle classe les personnes en six groupes, ou GIR, du plus dépendant (GIR 1) au plus autonome (GIR 6). Les contrats d’assurance dépendance et les aides publiques comme l’APA s’appuient sur ce classement pour déterminer le niveau de prise en charge.

    Pour aller plus loin

    La dépendance se prépare au sein d’une stratégie de prévoyance et de retraite. Trois pistes pour aller plus loin.

    Prévoyance

    Compléter votre couverture dépendance, décès et invalidité.

    Préparer sa retraite

    Anticiper le coût de la dépendance dans vos revenus futurs.

    Gestion de patrimoine

    Protéger votre patrimoine et vos proches face à la perte d’autonomie.

    Questions fréquentes

    L’assurance dépendance rembourse-t-elle les cotisations si rien n’arrive ?

    En général non : la plupart des contrats fonctionnent à fonds perdus, comme une assurance. Sans perte d’autonomie, les cotisations ne sont pas restituées. Certains contrats proposent toutefois une « contre-assurance » qui restitue une partie des sommes versées, moyennant un coût plus élevé.

    À quel âge souscrire une assurance dépendance ?

    Le plus tôt est souvent le mieux : entre 50 et 65 ans, la cotisation reste modérée et l’état de santé facilite l’acceptation. Au-delà, le coût augmente nettement et certaines garanties deviennent difficiles à obtenir. Le montant dépend de l’âge d’entrée, de la rente choisie et des options.

    Comment est évaluée la dépendance ?

    La perte d’autonomie est mesurée par la grille AGGIR, qui classe les personnes en six groupes (GIR), du plus dépendant au plus autonome. Les contrats couvrent généralement la dépendance lourde (GIR 1 et 2), parfois la dépendance partielle (GIR 3-4) en option. La définition retenue conditionne le versement de la rente.

    Préparez-vous face au risque de dépendance

    Niveau de rente, âge de souscription, clauses à surveiller : faisons le point sur votre couverture dépendance, à Auch et dans le Gers.

  • Déficit foncier : alléger son impôt grâce aux travaux locatifs

    Déficit foncier : alléger son impôt grâce aux travaux locatifs

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Travaux de rénovation d’un logement locatif générant un déficit foncier, dans le Gers

    Immobilier

    Déficit foncier : alléger son impôt grâce aux travaux locatifs

    Quand les charges d’un bien loué dépassent ses loyers, le déficit foncier réduit le revenu imposable. Mécanisme, plafond et conditions.

    Vous louez un bien vide et réalisez des travaux ? Le déficit foncier peut transformer cette dépense en économie d’impôt. Ce mécanisme, souvent méconnu, permet de déduire les charges de vos revenus — y compris, dans certaines limites, de votre revenu global. Un levier puissant pour les propriétaires bailleurs imposables.

    Qu’est-ce que le déficit foncier

    Lorsque vous louez un logement nu, vos loyers constituent des revenus fonciers, imposables après déduction des charges. Si, une année, ces charges (travaux, assurance, taxe foncière, frais de gestion…) dépassent les loyers perçus, vous créez un déficit foncier. Ce déficit vient réduire votre revenu imposable, et donc votre impôt. C’est un atout majeur d’un investissement immobilier locatif, particulièrement lors d’une grosse rénovation. Le principe est simple : l’État accepte que vos dépenses de remise en état viennent diminuer votre base imposable, ce qui revient à financer une partie de vos travaux par l’économie d’impôt réalisée.

    Le plafond de 10 700 € et le report

    Le déficit foncier (hors intérêts d’emprunt) s’impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. L’économie d’impôt correspond alors à votre tranche marginale : à 30 %, un déficit de 10 700 € allège l’impôt d’environ 3 200 €. La fraction qui dépasse ce plafond, ainsi que la part liée aux intérêts d’emprunt, n’est pas perdue : elle est reportable sur vos revenus fonciers des dix années suivantes. Un bilan d’optimisation fiscale permet d’en tirer le meilleur.

    Quelles charges sont déductibles

    Toutes les dépenses ne se valent pas. Les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration sont déductibles ; en revanche, les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne le sont pas. S’ajoutent les charges courantes : primes d’assurance, taxe foncière, frais de gestion, provisions de copropriété et intérêts d’emprunt — ces derniers étant toutefois imputables uniquement sur les revenus fonciers, jamais sur le revenu global. Cette distinction entre travaux d’amélioration et travaux d’agrandissement est l’une des principales sources d’erreur : un même chantier peut mêler les deux, d’où l’importance de bien ventiler les factures avec un professionnel.

    ÉlémentRègleImputation
    Travaux d’entretien / améliorationDéductiblesRevenu global jusqu’à 10 700 €
    Travaux d’agrandissementNon déductibles—
    Intérêts d’empruntDéductiblesRevenus fonciers uniquement

    Les conditions à respecter

    Le déficit foncier suppose d’être au régime réel d’imposition des revenus fonciers — et non au micro-foncier, qui applique un simple abattement de 30 %. Surtout, pour conserver l’avantage, le logement doit rester loué nu jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation du déficit. Si vous cessez la location avant, l’administration peut remettre en cause la déduction. Mieux vaut donc inscrire l’opération dans une vraie stratégie de détention.

    Pour qui c’est intéressant

    Le déficit foncier s’adresse surtout aux contribuables déjà imposés dans les tranches à 30 % ou plus, qui perçoivent des revenus fonciers et envisagent des travaux. Acheter un bien ancien à rénover pour le louer permet ainsi de combiner valorisation du patrimoine et réduction d’impôt. À l’inverse, il a peu d’intérêt pour un foyer faiblement imposé ou sans autres revenus fonciers. Comme toujours, c’est l’articulation avec l’ensemble de votre situation qui fait la pertinence du dispositif. Concrètement, un bailleur imposé à 30 % qui engage 25 000 € de travaux pourra imputer 10 700 € sur son revenu global dès la première année, puis reporter le solde sur ses loyers des années suivantes : l’économie d’impôt se cumule alors sur plusieurs exercices.

    Le terme de la semaine : Régime réel

    Le régime réel est l’un des deux modes d’imposition des revenus fonciers, avec le micro-foncier. Il consiste à déduire les charges réelles (travaux, intérêts, assurance, taxe foncière…) plutôt qu’un abattement forfaitaire de 30 %. Obligatoire au-delà de 15 000 € de loyers annuels, il est aussi choisi volontairement dès que les charges dépassent cet abattement — condition indispensable pour créer un déficit foncier.

    Pour aller plus loin

    Le déficit foncier s’inscrit dans une stratégie immobilière et fiscale plus large. Trois pistes pour aller plus loin.

    Investissement immobilier

    Choisir un bien à rénover adapté à une stratégie de déficit foncier.

    Optimisation fiscale

    Articuler déficit foncier, report et autres dispositifs.

    Gestion de patrimoine

    Replacer l’immobilier locatif dans votre stratégie globale.

    Questions fréquentes

    Quel montant de déficit foncier peut-on déduire ?

    Le déficit foncier, hors intérêts d’emprunt, s’impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. La fraction qui dépasse ce plafond, comme la part liée aux intérêts d’emprunt, est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.

    Quels travaux ouvrent droit au déficit foncier ?

    Les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration sont déductibles. En revanche, les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne le sont pas. Les charges courantes (assurance, taxe foncière, frais de gestion) sont également déductibles.

    Faut-il continuer à louer après les travaux ?

    Oui. Pour conserver l’avantage, le logement doit rester loué nu jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation du déficit sur le revenu global. À défaut, l’administration peut remettre en cause la déduction. Le régime réel est par ailleurs obligatoire.

    Optimisez la fiscalité de vos revenus locatifs

    Travaux, régime réel, plafond et report : voyons comment le déficit foncier peut alléger votre impôt, à Auch et dans le Gers.

  • Assurance-vie : fonds en euros ou unités de compte ?

    Assurance-vie : fonds en euros ou unités de compte ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Épargnant arbitrant entre fonds en euros et unités de compte avec un conseiller à Auch

    Épargne & placements

    Assurance-vie : fonds en euros ou unités de compte ?

    Sécurité ou performance ? Le dosage entre fonds en euros et unités de compte façonne le rendement et le risque de votre assurance-vie. Comment arbitrer.

    Au sein d’une assurance-vie, tout se joue sur un arbitrage : sécuriser son capital ou viser plus de performance. C’est le rôle des deux grandes familles de supports, les fonds en euros et les unités de compte. Bien doser entre les deux, c’est ajuster le couple rendement-risque de son contrat à son projet et à son tempérament d’épargnant. Loin d’être un détail technique, ce choix conditionne le rendement réel de votre épargne sur la durée.

    Les deux moteurs d’un contrat

    Une assurance-vie multisupport repose sur deux types de supports. Le fonds en euros, dont le capital est garanti par l’assureur, et les unités de compte (UC), investies sur les marchés financiers ou immobiliers, sans garantie. La répartition entre les deux détermine le profil de votre contrat : plus la part d’UC est élevée, plus le potentiel de gain — et le risque — augmente. C’est la décision centrale de toute stratégie de placements et d’épargne. Un même contrat peut ainsi se comporter comme un placement quasi sans risque ou comme un investissement dynamique, selon la répartition retenue — et celle-ci peut évoluer dans le temps, au fil de vos projets.

    Le fonds en euros : la sécurité avant tout

    Le fonds en euros offre une garantie du capital : ce qui est versé ne peut pas baisser, et les intérêts acquis chaque année sont définitivement engrangés grâce à l’effet de cliquet. En contrepartie de cette sécurité, le rendement reste mesuré : en moyenne autour de 2,6 % en 2024, avec de fortes disparités selon les contrats. C’est le support idéal pour la part de votre épargne que vous ne voulez pas voir fluctuer, ou pour un horizon court.

    Les unités de compte : le potentiel et le risque

    Les unités de compte donnent accès aux actions, aux obligations, à l’immobilier (SCPI) ou à des fonds diversifiés. Leur valeur évolue avec les marchés : elles peuvent progresser nettement sur le long terme, mais aussi baisser. L’assureur ne garantit pas le capital investi en UC — seul le nombre de parts est garanti, pas leur valeur. C’est le moteur de performance du contrat, à réserver à un horizon long et à une tolérance au risque assumée.

    CritèreFonds en eurosUnités de compte
    CapitalGaranti par l’assureurNon garanti, risque de perte
    RendementModéré (~2,6 % en 2024)Potentiellement plus élevé, variable
    Horizon conseilléCourt à moyen termeLong terme

    Comment répartir entre les deux

    Il n’existe pas d’allocation universelle : tout dépend de votre âge, de vos projets et de votre sensibilité aux fluctuations. Un épargnant prudent ou proche d’un besoin privilégiera le fonds en euros ; un investisseur de long terme acceptera une part d’UC plus importante pour viser un meilleur rendement. Beaucoup de contrats proposent une gestion pilotée, qui ajuste automatiquement la répartition selon un profil choisi, ou une gestion libre pour ceux qui veulent garder la main. L’essentiel est de diversifier sans subir les à-coups. Une règle simple consiste à sécuriser sur le fonds en euros la part dont vous pourriez avoir besoin à court terme, et à confier aux unités de compte l’épargne que vous pouvez laisser fructifier plusieurs années. Revoir cette répartition régulièrement évite de se retrouver trop exposé à l’approche d’un besoin.

    La fiscalité, identique quel que soit le support

    Bonne nouvelle : le choix entre fonds en euros et UC n’a aucun impact sur la fiscalité du contrat. Tant que vous ne retirez rien, les gains ne sont pas imposés. En cas de rachat après huit ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, le reste étant soumis au prélèvement forfaitaire. Côté transmission, les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Cette enveloppe en fait aussi un outil de transmission de premier plan.

    Le terme de la semaine : Effet de cliquet

    L’effet de cliquet est le mécanisme propre au fonds en euros : les intérêts versés chaque année s’ajoutent définitivement au capital et ne peuvent plus être repris. La valeur du fonds ne peut donc que progresser ou stagner, jamais reculer. C’est ce qui distingue fondamentalement le fonds en euros des unités de compte, dont la valeur fluctue avec les marchés.

    Pour aller plus loin

    L’assurance-vie mérite d’être pensée dans une stratégie globale. Trois pistes pour aller plus loin.

    Placements & épargne

    Définir l’allocation fonds euros / UC adaptée à vos objectifs.

    Préparer sa retraite

    Utiliser l’assurance-vie comme complément de revenus futur.

    Gestion de patrimoine

    Articuler assurance-vie, transmission et autres placements.

    Questions fréquentes

    Le fonds en euros peut-il perdre de la valeur ?

    Non. Le capital placé sur un fonds en euros est garanti par l’assureur, et les intérêts acquis sont définitivement engrangés grâce à l’effet de cliquet. Sa valeur ne peut donc que progresser ou stagner. Le rendement reste en contrepartie modéré, autour de 2,6 % en moyenne en 2024.

    Les unités de compte sont-elles risquées ?

    Elles comportent un risque de perte en capital : leur valeur suit les marchés et peut baisser. L’assureur garantit le nombre de parts, pas leur valeur. En contrepartie, elles offrent un potentiel de rendement supérieur sur le long terme. Elles conviennent à un horizon éloigné et à une tolérance au risque assumée.

    Le choix du support change-t-il la fiscalité ?

    Non. Fonds en euros et unités de compte relèvent de la même fiscalité : aucune imposition tant que vous ne retirez rien, puis un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains après huit ans. Seule l’allocation entre supports change le couple rendement-risque, pas le cadre fiscal.

    Quelle allocation pour votre assurance-vie ?

    Fonds en euros, unités de compte, gestion pilotée ou libre : définissons ensemble la répartition adaptée à vos projets, à Auch et dans le Gers.

  • Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Retraité reprenant une activité dans le cadre du cumul emploi-retraite, à Auch

    Retraite

    Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    Percevoir sa retraite et un revenu d’activité, c’est possible — et depuis 2023, cela peut même créer de nouveaux droits. Cumul intégral, plafonné, réforme : les règles.

    Prendre sa retraite ne signifie plus forcément arrêter de travailler. Le cumul emploi-retraite permet de percevoir sa pension tout en exerçant une activité — par choix ou par nécessité. Le dispositif s’est même amélioré depuis 2023 : sous conditions, retravailler peut désormais générer une seconde pension. Mais entre cumul intégral et cumul plafonné, les règles méritent d’être bien comprises.

    Deux régimes très différents

    Le cumul emploi-retraite existe sous deux formes. Le cumul intégral autorise à percevoir l’intégralité de ses pensions sans aucun plafond de revenus : c’est la situation la plus favorable. Le cumul plafonné, lui, limite la somme pension + revenus d’activité à un montant à ne pas dépasser, sous peine de voir sa pension réduite. Tout l’enjeu consiste donc à savoir dans quelle catégorie on se trouve, car les conséquences financières sont radicalement différentes. C’est un paramètre clé pour préparer sa retraite et sa fin de carrière.

    Les conditions du cumul intégral

    Pour cumuler intégralement pension et revenus, trois conditions cumulatives doivent être réunies : avoir liquidé l’ensemble de ses pensions de retraite (base et complémentaires, tous régimes confondus), avoir atteint l’âge légal de départ — relevé progressivement à 64 ans —, et justifier du taux plein (durée d’assurance requise ou âge du taux plein automatique). À 67 ans, le taux plein est acquis automatiquement, ce qui ouvre le cumul intégral quelle que soit la carrière. Si l’une de ces conditions manque, on bascule en cumul plafonné.

    Le cumul plafonné et ses limites

    Lorsque les conditions du cumul intégral ne sont pas remplies, le total des pensions et des revenus d’activité ne peut dépasser le plus avantageux de deux plafonds : 160 % du SMIC — soit environ 2 917 € bruts par mois en 2026 — ou la moyenne des revenus des trois derniers mois d’activité. En cas de dépassement, la pension est réduite à due concurrence. Par ailleurs, si vous reprenez une activité chez votre dernier employeur, un délai de carence de six mois après la liquidation doit être respecté, faute de quoi le versement de la pension peut être suspendu.

    CritèreCumul intégralCumul plafonné
    Plafond de revenusAucun160 % du SMIC ou dernier salaire
    ConditionsTaux plein + âge légal + toutes pensions liquidéesConditions du cumul intégral non réunies
    Nouveaux droitsPossibles (2e pension)Aucun nouveau droit

    La nouveauté de 2023 : une seconde pension

    Jusqu’en 2023, les cotisations versées par un retraité qui retravaillait ne créaient aucun droit : on cotisait « à perte ». La réforme des retraites a changé la donne. Depuis le 1er septembre 2023, les revenus tirés d’une activité reprise en cumul intégral ouvrent droit à une seconde pension, liquidable lorsque l’on cesse définitivement cette nouvelle activité. Cette deuxième retraite reste modeste — elle est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 403 € par an en 2026 — et n’est pas automatique : il faut la demander. Elle met néanmoins fin à une vieille anomalie. Attention : ce bénéfice ne concerne que le cumul intégral, jamais le cumul plafonné.

    Ce qui change à partir de 2027

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée fin décembre 2025, durcit le dispositif — mais seulement pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027. La réforme n’est pas rétroactive : ceux qui liquident leur retraite avant cette date conservent les règles actuelles. À partir de 2027, le cumul dépendra de l’âge auquel on retravaille, avec un encadrement renforcé avant 67 ans et un cumul libre au-delà. Plusieurs modalités restent à préciser par décret. Pour les personnes proches du départ, l’arbitrage entre partir avant ou après fin 2026 mérite donc une vraie analyse, à intégrer dans une réflexion plus large sur vos revenus et votre épargne.

    Bien arbitrer avant de se lancer

    Avant de reprendre une activité, quelques réflexes s’imposent : récupérer son relevé de carrière complet pour vérifier qu’aucune pension n’a été oubliée, s’assurer de remplir les conditions du cumul intégral si l’on vise la liberté totale de revenus, et anticiper la fiscalité — les revenus d’activité s’ajoutent aux pensions et peuvent faire grimper la tranche d’imposition. Un point d’optimisation fiscale permet d’éviter les mauvaises surprises. Le cumul emploi-retraite est une vraie opportunité, à condition de l’aborder avec les bonnes informations.

    Le terme de la semaine : Cumul intégral

    Le cumul emploi-retraite intégral désigne la situation où un retraité peut percevoir l’intégralité de ses pensions tout en exerçant une activité, sans aucun plafond de revenus. Il suppose d’avoir liquidé toutes ses pensions, atteint l’âge légal et obtenu le taux plein. Depuis le 1er septembre 2023, lui seul permet d’acquérir de nouveaux droits ouvrant à une seconde pension de retraite.

    Pour aller plus loin

    Le cumul emploi-retraite s’inscrit dans une stratégie de fin de carrière et de revenus. Trois pistes pour aller plus loin.

    Préparer sa retraite

    Vérifier vos droits, votre âge de taux plein et vos options de cumul.

    Optimisation fiscale

    Anticiper l’impact fiscal de revenus venant s’ajouter aux pensions.

    Placements & épargne

    Compléter vos revenus de retraite par une épargne adaptée.

    Questions fréquentes

    Peut-on travailler en touchant sa retraite sans limite de revenus ?

    Oui, dans le cadre du cumul intégral. Il faut avoir liquidé toutes ses pensions, atteint l’âge légal et obtenu le taux plein (ou avoir 67 ans). Dans ce cas, aucun plafond ne s’applique. À défaut, on relève du cumul plafonné, qui limite la somme pension + revenus à 160 % du SMIC ou au dernier salaire.

    Le cumul emploi-retraite crée-t-il de nouveaux droits ?

    Oui, mais uniquement en cumul intégral et depuis le 1er septembre 2023. Les cotisations versées ouvrent droit à une seconde pension, liquidable à la cessation définitive d’activité. Elle est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 403 € par an en 2026. En cumul plafonné, aucun droit nouveau n’est créé.

    La réforme de 2027 change-t-elle les règles pour les retraités actuels ?

    Non. La réforme issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ne s’applique qu’aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027. Elle n’est pas rétroactive : les personnes ayant liquidé leur retraite avant cette date conservent les règles actuelles.

    Cumul emploi-retraite : faites le point sur vos droits

    Conditions, plafonds, seconde pension, arbitrage avant 2027 : évaluons ensemble votre situation de cumul emploi-retraite, à Auch et dans le Gers.