Catégorie : Transmission

Donation, succession, démembrement et transmission de patrimoine.

  • Anticiper sa succession quand on n’a pas d’enfant, à Beaumarchés

    Anticiper sa succession quand on n’a pas d’enfant, à Beaumarchés

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Anticiper sa succession sans enfant à Beaumarchés dans le Gers

    Transmission

    Anticiper sa succession quand on n’a pas d’enfant, à Beaumarchés

    Sans enfant, la loi désigne des héritiers parfois éloignés, lourdement taxés. Anticiper permet de choisir.

    À Beaumarchés, en Rivière-Basse, comme partout, les personnes sans enfant se posent une question légitime : à qui ira mon patrimoine ? En l’absence de descendants, la loi désigne des héritiers qui ne correspondent pas toujours aux souhaits du défunt, et souvent lourdement taxés. Le partenaire de vie, un ami, une association peuvent être oubliés ou pénalisés. Anticiper devient alors essentiel pour transmettre à qui l’on veut, dans de bonnes conditions. Le point pour un habitant du Gers.

    Sans enfant, une succession particulière

    En présence d’enfants, une part du patrimoine leur revient obligatoirement : c’est la réserve héréditaire. Sans descendant, cette règle ne joue plus de la même façon : la personne dispose d’une bien plus grande liberté pour organiser sa succession. Cette liberté est une chance, à condition de s’en saisir. Faute d’anticipation, c’est la loi qui tranche, en désignant des héritiers selon un ordre précis, sans tenir compte des liens réels d’affection.

    Qui hérite en l’absence d’enfant

    Sans enfant, la dévolution légale suit un ordre : le conjoint marié et les parents d’abord, puis, à défaut, les frères et sœurs et leurs descendants, ensuite les autres collatéraux. Le partenaire de PACS ou le concubin, eux, n’héritent pas automatiquement : sans testament, ils ne reçoivent rien. C’est un point crucial, souvent ignoré. Beaucoup pensent leur partenaire protégé alors qu’il ne l’est pas du tout aux yeux de la loi successorale.

    Une fiscalité lourde pour les proches éloignés

    La fiscalité successorale dépend du lien de parenté, et elle grimpe vite hors ligne directe. Les frères et sœurs bénéficient d’un abattement limité, puis de taux de 35 à 45 %. Les neveux et nièces ont un abattement plus faible et un taux de 55 %. Une personne sans lien de parenté, comme un ami, est taxée à 60 %. Seuls le conjoint marié et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits, ce dernier à condition d’avoir été institué par testament.

    Testament et assurance-vie pour choisir

    Deux outils permettent de reprendre la main. Le testament désigne librement ses bénéficiaires, dans les limites de la loi, et protège notamment un partenaire de PACS ou un proche. L’assurance-vie, elle, transmet un capital hors succession, avec une fiscalité avantageuse et une grande liberté dans le choix des bénéficiaires. Combinés, ils offrent une vraie souplesse pour transmettre à qui l’on souhaite, y compris à une association, tout en allégeant la note fiscale.

    Anticiper pour protéger qui l’on veut

    Anticiper une succession sans enfant, c’est s’assurer que le patrimoine ira aux personnes ou aux causes choisies, et non à des héritiers par défaut lourdement taxés. Cela suppose de faire le point sur sa situation familiale, ses souhaits et la composition de son patrimoine. À Beaumarchés comme dans tout le Gers, un accompagnement, en lien avec le notaire, permet de bâtir une stratégie de transmission sur mesure, conforme à ses volontés.

    Lien avec le défuntFiscalité (repère)Sans testament
    Conjoint marié / PACSExonéré de droitsPACS : n’hérite pas
    Frère ou sœurAbattement puis 35 à 45 %Hérite selon l’ordre légal
    Neveu, nièce ou tiers55 % à 60 %Tiers : n’hérite pas

    Le terme de la semaine : la dévolution légale

    La dévolution légale désigne les règles par lesquelles la loi attribue le patrimoine d’une personne décédée en l’absence de testament. Elle suit un ordre de priorité entre les héritiers (conjoint, parents, frères et sœurs, collatéraux). Sans enfant et sans testament, elle peut désigner des proches éloignés et laisser de côté un partenaire de PACS ou un concubin.

    Pour aller plus loin

    Organiser une succession sans enfant demande méthode. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission

    Choisir ses bénéficiaires et alléger la fiscalité.

    Assurance-vie

    Transmettre un capital hors succession.

    Bilan patrimonial

    Bâtir une stratégie conforme à vos volontés.

    Questions fréquentes

    Qui hérite quand on n’a pas d’enfant ?

    En l’absence d’enfant et de testament, la loi désigne d’abord le conjoint marié et les parents, puis les frères et sœurs et leurs descendants. Le partenaire de PACS ou le concubin n’hérite pas automatiquement : sans testament, il ne reçoit rien.

    Quelle fiscalité pour un neveu ou un ami ?

    Les neveux et nièces sont taxés à 55 % après un abattement réduit, et une personne sans lien de parenté à 60 %. Ces taux élevés rendent l’anticipation, via testament et assurance-vie, particulièrement utile.

    Comment protéger son partenaire de PACS ?

    Le partenaire de PACS n’hérite pas sans testament. Pour le protéger, il faut rédiger un testament en sa faveur : il sera alors exonéré de droits de succession. L’assurance-vie permet aussi de lui transmettre un capital dans de bonnes conditions.

    Sans enfant à Beaumarchés : transmettez à qui vous voulez

    Testament, assurance-vie, choix des bénéficiaires : organisons votre succession selon vos volontés, dans le Gers.

  • Le mandat à effet posthume : confier la gestion de sa succession

    Le mandat à effet posthume : confier la gestion de sa succession

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Mandat à effet posthume organiser sa succession dans le Gers

    Transmission

    Le mandat à effet posthume : confier la gestion de sa succession

    Désigner de son vivant une personne chargée d’administrer la succession, pour protéger des héritiers ou une entreprise.

    Que devient un patrimoine à transmettre lorsque les héritiers sont trop jeunes, vulnérables, ou pas en mesure de gérer une entreprise familiale ? Le mandat à effet posthume apporte une réponse méconnue : il permet de désigner, de son vivant, une personne de confiance chargée d’administrer tout ou partie de la succession après le décès, dans l’intérêt des héritiers. Un outil précieux pour organiser sereinement sa transmission, à Auch comme dans tout le Gers.

    Confier la gestion de sa succession

    Le mandat à effet posthume permet à une personne de désigner, de son vivant, un mandataire chargé de gérer sa succession après son décès, pour le compte et dans l’intérêt des héritiers. Contrairement à un testament, qui organise la répartition des biens, ce mandat organise leur administration temporaire. Il ne prive pas les héritiers de leur qualité de propriétaires : il confie seulement la gestion des biens à une personne compétente, le temps nécessaire.

    Dans quels cas y recourir

    Le recours à ce mandat suppose un intérêt sérieux et légitime, apprécié au regard de la personne des héritiers ou du patrimoine. Trois situations reviennent souvent : des héritiers mineurs ou en situation de fragilité, un héritier inexpérimenté face à un patrimoine complexe, ou une entreprise familiale qu’il faut continuer à faire tourner sans rupture. Dans ces cas, confier la gestion à un mandataire aguerri évite qu’un patrimoine fragile ou une société ne se dégrade faute de pilotage.

    Comment il fonctionne

    Le mandat est établi par acte notarié et accepté par le mandataire avant le décès. Sa durée est en principe limitée à deux ans, mais elle peut être portée à cinq ans par décision du juge, notamment en cas d’héritier mineur ou d’entreprise à gérer, et renouvelée. Le mandataire peut être un héritier, un proche ou un professionnel. Le mandat est en principe gratuit, mais une rémunération peut être prévue, prise sur les revenus des biens gérés.

    Ce qu’il permet et ses limites

    Le mandataire administre et gère les biens : il encaisse les revenus, paie les charges, assure la continuité d’une entreprise. En revanche, il ne peut pas disposer des biens à la place des héritiers : il ne peut ni les vendre librement, ni modifier la dévolution successorale. Les héritiers conservent leurs droits et peuvent, dans certains cas, demander la révocation du mandat. C’est donc un outil d’administration, qui vient compléter, et non remplacer, les autres dispositions de transmission.

    L’intégrer dans une stratégie

    Le mandat à effet posthume prend tout son sens combiné à d’autres outils : testament, donation, assurance-vie, pacte pour une entreprise. Il ne se justifie que par une vraie nécessité, et sa rédaction doit être soignée pour résister dans le temps. Comme le mandat de protection future anticipe la dépendance, le mandat à effet posthume anticipe l’après-décès. Un point avec un conseiller et un notaire permet d’en évaluer la pertinence pour sa propre situation.

    ÉlémentCe que prévoit le mandatPoint de vigilance
    FormeActe notarié, accepté avant le décèsJustifier un intérêt sérieux et légitime
    Durée2 ans, jusqu’à 5 ans par le jugeRenouvelable selon la situation
    PouvoirsAdministrer et gérer les biensNe permet pas de disposer des biens

    Le terme de la semaine : le mandat à effet posthume

    Le mandat à effet posthume est un contrat par lequel une personne désigne, de son vivant et par acte notarié, un mandataire chargé d’administrer sa succession après son décès, dans l’intérêt des héritiers. Il suppose un intérêt sérieux et légitime, dure en principe deux ans (jusqu’à cinq par le juge) et permet de gérer les biens sans en disposer.

    Pour aller plus loin

    Organiser sa transmission demande méthode. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission

    Organiser la transmission de son patrimoine.

    Bilan patrimonial

    Évaluer l’utilité du mandat pour vos proches.

    Entreprise familiale

    Assurer la continuité après le décès.

    Questions fréquentes

    Qu’est-ce que le mandat à effet posthume ?

    C’est un contrat notarié par lequel une personne désigne, de son vivant, un mandataire chargé d’administrer sa succession après son décès, dans l’intérêt des héritiers. Il suppose un intérêt sérieux et légitime, lié aux héritiers ou au patrimoine.

    Quelle est la durée du mandat ?

    En principe deux ans. Cette durée peut être portée à cinq ans par le juge, notamment en présence d’un héritier mineur ou d’une entreprise à gérer, et renouvelée si l’intérêt le justifie.

    Dans quels cas est-il utile ?

    Surtout lorsque les héritiers sont mineurs ou vulnérables, inexpérimentés face à un patrimoine complexe, ou lorsqu’une entreprise familiale doit continuer à fonctionner sans rupture après le décès.

    Protéger vos héritiers après vous

    Héritiers vulnérables, entreprise familiale : voyons si le mandat à effet posthume a du sens dans votre situation, dans le Gers.

  • Aider ses enfants avec un don de somme d’argent à Seissan

    Aider ses enfants avec un don de somme d’argent à Seissan

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Don familial de sommes d'argent à Seissan

    Transmission

    Aider ses enfants avec un don de somme d’argent à Seissan

    Transmettre de son vivant, en franchise de droits : le cas d’un jeune retraité du Gers.

    Récemment retraité à Seissan, il souhaite aider ses enfants pendant qu’il en a les moyens : un coup de pouce pour un achat immobilier, le démarrage d’une activité, ou simplement pour alléger le quotidien. Bonne nouvelle : la loi offre des outils pour transmettre de l’argent de son vivant, en franchise de droits. Illustration avec un cas représentatif dans le Gers.

    Aider ses enfants de son vivant

    Transmettre tôt présente un double avantage : aider ses enfants au moment où ils en ont le plus besoin, et alléger la future succession. Plutôt que de tout laisser à son décès, on peut donner progressivement, en profitant des abattements prévus par la loi. Encore faut-il connaître les dispositifs et respecter leurs conditions, afin que ces dons restent en franchise d’impôt et bien organisés.

    Le don familial de sommes d’argent

    Un dispositif spécifique permet de donner de l’argent à ses enfants en franchise de droits, dans la limite de 31 865 euros, renouvelable tous les 15 ans. Deux conditions l’encadrent : le donateur doit avoir moins de 80 ans et le bénéficiaire doit être majeur. Ce don familial ne concerne que les sommes d’argent, mais il vient s’ajouter aux autres abattements, ce qui démultiplie les possibilités de transmission.

    Un cumul avec l’abattement de 100 000 euros

    Le don familial se cumule avec l’abattement de 100 000 euros applicable à toute donation entre un parent et un enfant, lui aussi renouvelable tous les 15 ans. Concrètement, un parent peut ainsi transmettre jusqu’à 131 865 euros à chaque enfant sans droits à payer. Et comme ces abattements s’apprécient par parent, un couple peut doubler ces montants au profit de chacun de ses enfants.

    Déclarer et sécuriser le don

    Même en franchise de droits, un don doit être déclaré à l’administration fiscale. Cette déclaration donne une date certaine et fait courir le délai de 15 ans pour le renouvellement des abattements. Elle sécurise aussi la transmission en cas de contestation ultérieure entre héritiers. Bien documenté, le don évite les malentendus et s’inscrit clairement dans l’histoire patrimoniale de la famille.

    Organiser la transmission à Seissan

    Combien donner, à qui, quand et sous quelle forme : ces questions méritent d’être pensées dans une stratégie d’ensemble, en veillant à préserver son propre niveau de vie. Un jeune retraité a tout intérêt à échelonner ses dons pour profiter du renouvellement des abattements. Un accompagnement aide à planifier ces transmissions, à Seissan comme partout dans le Gers.

    DispositifAbattementConditions
    Don familial de sommes d’argent31 865 euros / 15 ansDonateur de moins de 80 ans, enfant majeur
    Abattement donation parent-enfant100 000 euros / 15 ansSans condition d’âge
    Cumul des deuxJusqu’à 131 865 eurosPar parent et par enfant

    Le terme de la semaine : le don familial de sommes d’argent

    Le don familial de sommes d’argent permet de transmettre jusqu’à 31 865 euros à un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant en franchise de droits, tous les 15 ans. Il suppose que le donateur ait moins de 80 ans et que le bénéficiaire soit majeur. Il se cumule avec les autres abattements de donation.

    Pour aller plus loin

    Aider ses enfants de son vivant suppose une stratégie réfléchie. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Planifier ses donations dans le temps.

    Optimisation fiscale

    Utiliser au mieux les abattements.

    Bilan patrimonial

    Donner sans fragiliser son niveau de vie.

    Questions fréquentes

    Quel montant peut-on donner en franchise de droits ?

    Le don familial de sommes d’argent permet de donner jusqu’à 31 865 euros par enfant, tous les 15 ans. Cumulé avec l’abattement de 100 000 euros applicable à toute donation parent-enfant, un parent peut transmettre jusqu’à 131 865 euros sans droits.

    Quelles conditions pour le don familial ?

    Le donateur doit avoir moins de 80 ans et le bénéficiaire doit être majeur. Le don ne peut porter que sur une somme d’argent. Il est renouvelable tous les 15 ans et se cumule avec les autres abattements de donation.

    Faut-il déclarer un don même sans droits à payer ?

    Oui. Même en franchise de droits, le don doit être déclaré à l’administration fiscale. Cela donne une date certaine, fait courir le délai de 15 ans pour renouveler les abattements et sécurise la transmission entre héritiers.

    Aidez vos enfants en toute sérénité

    Retraité à Seissan ou ailleurs dans le Gers : planifions ensemble vos dons pour transmettre au mieux.

  • Don manuel et présent d’usage : quelle différence pour transmettre ?

    Don manuel et présent d’usage : quelle différence pour transmettre ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Don manuel et présent d'usage transmettre

    Transmission

    Don manuel et présent d’usage : quelle différence pour transmettre ?

    Un cadeau d’anniversaire ou une vraie donation : deux gestes proches, aux conséquences bien différentes.

    Glisser une enveloppe à un petit-enfant pour son anniversaire ou lui virer une somme pour l’aider à démarrer dans la vie : dans les deux cas, on donne. Pourtant, aux yeux du fisc, ces gestes ne se valent pas. Présent d’usage ou don manuel, la distinction a des conséquences fiscales et successorales réelles. Le point, à Auch et dans le Gers.

    Deux façons de donner de la main à la main

    Le présent d’usage et le don manuel ont un point commun : ils consistent à remettre un bien ou une somme sans acte notarié. Mais leur nature juridique diffère profondément. Le premier est un simple cadeau lié à un événement ; le second est une véritable donation, avec ses règles fiscales et son incidence sur la future succession. Confondre les deux peut réserver de mauvaises surprises.

    Le présent d’usage, un cadeau d’occasion

    Le présent d’usage est un cadeau offert à l’occasion d’un événement particulier : anniversaire, mariage, réussite à un examen, Noël. Pour être qualifié ainsi, son montant doit rester proportionné aux revenus et au patrimoine de celui qui donne. Un présent d’usage n’est pas taxable, n’a pas à être déclaré et n’est pas rapporté à la succession. C’est un geste anodin sur le plan patrimonial, tant qu’il reste raisonnable.

    Le don manuel, une vraie donation

    Le don manuel, lui, est une donation à part entière : il n’est pas lié à un événement et son montant peut être libre. À ce titre, il entre dans le champ des droits de donation et bénéficie des abattements prévus, comme l’abattement de 100 000 euros entre parent et enfant, renouvelable tous les 15 ans. Il peut aussi profiter, sous conditions, du don familial de sommes d’argent. Mais il sera rapporté à la succession.

    Déclaration et fiscalité du don manuel

    Un don manuel doit être déclaré à l’administration fiscale, ce qui donne une date certaine et fait courir le délai de renouvellement des abattements. Tant qu’il reste dans les limites de l’abattement applicable, aucun droit n’est dû ; au-delà, les droits de donation s’appliquent selon le barème et le lien de parenté. Déclarer le don, loin d’être une contrainte, sécurise la transmission et évite les litiges futurs.

    Éviter les requalifications à Auch

    Le risque principal tient à la requalification : un cadeau trop important au regard des moyens du donateur peut être requalifié en don manuel taxable et rapportable. La frontière, appréciée au cas par cas, dépend du contexte. Pour transmettre sereinement, il est précieux d’être accompagné afin de qualifier correctement chaque geste, à Auch comme partout dans le Gers.

    CritèrePrésent d’usageDon manuel
    OccasionÉvénement (anniversaire, mariage…)Sans occasion particulière
    MontantProportionné aux moyens du donateurLibre
    FiscalitéNon taxable, non rapportableDroits de donation, rapportable

    Le terme de la semaine : le présent d’usage

    Un présent d’usage est un cadeau offert à l’occasion d’un événement, dont le montant reste proportionné aux revenus et au patrimoine du donateur. Contrairement au don manuel, il n’est ni taxable, ni déclaré, ni rapporté à la succession. Un cadeau disproportionné peut toutefois être requalifié en donation.

    Pour aller plus loin

    Bien transmettre suppose de qualifier chaque geste. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Organiser ses donations en toute sécurité.

    Optimisation fiscale

    Utiliser les abattements de donation.

    Bilan patrimonial

    Transmettre dans une stratégie d’ensemble.

    Questions fréquentes

    Un présent d’usage doit-il être déclaré ?

    Non. Le présent d’usage n’a pas à être déclaré et n’est pas taxable, à condition d’être offert à l’occasion d’un événement et de rester proportionné aux revenus et au patrimoine du donateur. Il n’est pas non plus rapporté à la succession.

    Le don manuel est-il taxable ?

    Le don manuel est une donation soumise aux droits, mais il bénéficie des abattements en vigueur, comme celui de 100 000 euros entre parent et enfant tous les 15 ans. En deçà de l’abattement, aucun droit n’est dû ; au-delà, le barème s’applique.

    Un cadeau important peut-il être requalifié ?

    Oui. Un cadeau jugé disproportionné par rapport aux moyens du donateur peut être requalifié en don manuel, donc taxable et rapportable à la succession. La limite s’apprécie au cas par cas, d’où l’intérêt de bien qualifier chaque geste.

    Transmettez en toute sécurité

    Présent d’usage ou don manuel : qualifions ensemble vos gestes de transmission, à Auch et dans le Gers.

  • Changer de régime matrimonial : la communauté universelle pour protéger son conjoint

    Changer de régime matrimonial : la communauté universelle pour protéger son conjoint

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Changer de regime matrimonial dans le Gers

    Transmission

    Changer de régime matrimonial : la communauté universelle pour protéger son conjoint

    Mettre le conjoint survivant à l’abri : intérêt et limites de la communauté universelle.

    Le régime matrimonial choisi au mariage n’est pas gravé dans le marbre : on peut en changer au cours de la vie. Pour un couple soucieux de protéger le survivant, la communauté universelle assortie d’une clause d’attribution intégrale est une option souvent évoquée. Elle est puissante, mais pas sans conséquences pour les enfants. À Auch comme dans le Gers, ce choix mérite d’être pesé avec soin, en lien avec le notaire.

    Un régime que l’on peut faire évoluer

    À défaut de contrat, les époux sont mariés sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts. Il est possible, en cours de mariage, d’adopter un autre régime par acte notarié. La procédure s’est simplifiée : l’homologation par le juge n’est en principe requise que dans certaines situations, par exemple en présence d’enfants mineurs. Les enfants majeurs et les créanciers sont informés et peuvent s’opposer. Changer de régime répond souvent à un objectif précis : protéger le conjoint, organiser la transmission ou adapter le régime à une activité professionnelle.

    La communauté universelle

    Dans la communauté universelle, l’ensemble des biens des époux, présents et à venir, forme une masse commune, quelle que soit leur origine. Ce régime met les patrimoines totalement en commun. Associé à une clause d’attribution intégrale au survivant, il prévoit qu’au premier décès, la totalité de la communauté revient automatiquement au conjoint, sans passer par la succession. L’objectif est clair : garantir au survivant le maintien de son cadre de vie, sans partage ni indivision avec les enfants au premier décès.

    Une protection forte du survivant

    L’intérêt principal est la sécurité offerte au conjoint. Il conserve l’usage et la pleine propriété de tout le patrimoine, sans avoir à racheter la part des enfants ni à gérer une indivision. Pour un couple dont l’essentiel du patrimoine est la résidence principale, cette solution évite bien des difficultés au moment le plus fragile. Elle complète ou remplace d’autres dispositifs comme la donation entre époux, en allant plus loin dans la mise à l’abri du survivant.

    Des limites à bien mesurer

    Le revers existe. En attribuant tout au survivant, on reporte la transmission aux enfants au second décès : ceux-ci n’héritent qu’une fois, et perdent l’abattement disponible au premier décès, ce qui peut alourdir les droits. La vigilance est encore plus grande en présence d’enfants d’une première union, qui pourraient être lésés et disposent d’une action en retranchement. Ce régime n’est donc pas universellement avantageux : il se juge au cas par cas, selon la composition de la famille et du patrimoine.

    Une décision à préparer avec le notaire

    Changer de régime suppose un acte notarié, un coût et un délai de réflexion. Avant de décider, il faut comparer les scénarios : coût fiscal global sur les deux successions, protection réelle du survivant, équité entre les enfants. D’autres outils, comme le démembrement ou l’assurance-vie, peuvent parfois atteindre le même but avec plus de souplesse. Un accompagnement en transmission, aux côtés du notaire, aide à retenir la formule la mieux adaptée à sa situation familiale.

    CritèreCommunauté universelleRégime légal
    Composition des biensTout est communAcquêts communs, propres séparés
    Au premier décèsTout au survivant (attribution intégrale)Succession ouverte avec les enfants
    Fiscalité pour les enfantsReport au second décèsAbattement dès le premier décès

    Le terme de la semaine : l’attribution intégrale

    La clause d’attribution intégrale, insérée dans un régime de communauté universelle, prévoit qu’au décès d’un époux, la totalité des biens communs revient au conjoint survivant, hors succession. Elle offre une protection maximale au survivant, mais reporte la transmission aux enfants au second décès, avec des conséquences fiscales à anticiper.

    Pour aller plus loin

    Protéger son conjoint sans pénaliser ses enfants demande une vue d’ensemble. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Protéger le survivant et organiser la suite.

    Optimisation fiscale

    Mesurer le coût fiscal sur les deux successions.

    Bilan patrimonial

    Choisir le régime adapté à sa famille.

    Questions fréquentes

    Peut-on changer de régime matrimonial en cours de mariage ?

    Oui, par acte notarié. L’homologation par le juge n’est en principe requise que dans certaines situations, comme la présence d’enfants mineurs. Les enfants majeurs et les créanciers sont informés et peuvent s’opposer au changement.

    Que change la clause d’attribution intégrale ?

    Au premier décès, la totalité des biens communs revient au conjoint survivant, sans passer par la succession. Le survivant est ainsi pleinement protégé, mais les enfants n’héritent qu’au second décès.

    Ce régime pénalise-t-il les enfants ?

    Il peut alourdir les droits, car les enfants perdent l’abattement disponible au premier décès et n’héritent qu’une fois. En présence d’enfants d’une première union, une vigilance particulière s’impose. Le choix se juge au cas par cas.

    Protéger votre conjoint ?

    Comparons les régimes et les outils pour mettre le survivant à l’abri sans pénaliser vos enfants, à Auch.

  • Organiser la transmission de son patrimoine quand on est retraité à Mauvezin

    Organiser la transmission de son patrimoine quand on est retraité à Mauvezin

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Transmettre son patrimoine a Mauvezin dans le Gers

    Transmission

    Organiser la transmission de son patrimoine quand on est retraité à Mauvezin

    Aider ses proches et alléger les droits : les bons réflexes pour transmettre en douceur.

    À la retraite, la question de la transmission se pose souvent avec plus d’acuité : comment aider ses enfants ou petits-enfants, et éviter que le patrimoine bâti au fil d’une vie ne soit trop lourdement taxé au décès ? À Mauvezin, dans la Lomagne gersoise, de nombreux retraités propriétaires se posent la question. Bonne nouvelle : anticiper, même à la retraite, permet de transmettre plus sereinement et à moindre coût.

    Pourquoi anticiper

    Ne rien prévoir revient à laisser la loi et la fiscalité décider à sa place. Au décès, les héritiers peuvent alors devoir régler des droits importants, parfois en devant vendre un bien pour les payer. Organiser sa transmission de son vivant permet au contraire de choisir qui reçoit quoi, d’accompagner ses proches au bon moment et de profiter d’abattements qui se renouvellent. Même à la retraite, il reste généralement du temps pour agir : plus on commence tôt, plus les leviers disponibles sont efficaces.

    La donation, premier réflexe

    La donation est l’outil central. Chaque parent peut transmettre à chaque enfant jusqu’à 100 000 euros en franchise de droits, et cet abattement se reconstitue tous les quinze ans. Il existe aussi un abattement propre aux donations aux petits-enfants et un don familial de sommes d’argent sous conditions. En échelonnant les donations dans le temps, un couple de retraités peut transmettre des montants significatifs à ses descendants sans fiscalité, tout en gardant la maîtrise du calendrier et des biens concernés.

    L’assurance-vie et le démembrement

    Deux autres outils complètent la donation. L’assurance-vie permet de transmettre un capital à des bénéficiaires désignés, avec une fiscalité avantageuse, en particulier pour les versements effectués avant 70 ans. Le démembrement, lui, consiste à donner la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit, c’est-à-dire l’usage ou les revenus : les droits sont calculés sur la seule valeur de la nue-propriété, donc réduits. Ces solutions se combinent souvent pour transmettre efficacement selon la nature de son patrimoine.

    Garder de quoi vivre

    Transmettre ne doit jamais se faire au détriment de son propre confort. À la retraite, il est essentiel de conserver les revenus et le capital nécessaires pour vivre et faire face à l’imprévu, notamment une éventuelle perte d’autonomie. C’est tout l’intérêt d’outils comme le démembrement, qui permet de donner sans se déposséder des revenus. Une transmission bien pensée trouve l’équilibre entre aider ses proches et préserver sa propre sécurité, sur la durée.

    Se faire accompagner à Mauvezin

    Chaque situation familiale est différente : nombre d’enfants, nature des biens, souhaits particuliers. Bâtir une stratégie de transmission sur mesure, en lien avec le notaire, permet d’utiliser au mieux les abattements et de prévenir les conflits. Pour un retraité de Mauvezin, un bilan permet de faire le point sur son patrimoine et de mettre en place les bons outils, au bon rythme. Anticiper, c’est offrir à ses proches une transmission claire, apaisée et fiscalement optimisée.

    OutilIntérêt principalPoint de vigilance
    DonationAbattement 100 000 euros par enfant / 15 ansIrrévocable
    Assurance-vieTransmission hors successionFiscalité selon l’âge des versements
    DémembrementDonner en gardant l’usageBien rédiger l’acte

    Le terme de la semaine : l’abattement

    L’abattement est la part d’une donation ou d’une succession exonérée de droits. Entre un parent et un enfant, il s’élève à 100 000 euros et se reconstitue tous les quinze ans. En échelonnant les transmissions pour utiliser plusieurs fois cet abattement, on peut transmettre des montants importants en réduisant, voire en annulant, la fiscalité.

    Pour aller plus loin

    Transmettre en douceur se prépare avec méthode. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Bâtir une stratégie de transmission sur mesure.

    Optimisation fiscale

    Tirer parti des abattements sur la durée.

    Bilan patrimonial

    Transmettre sans compromettre son confort.

    Questions fréquentes

    Est-il trop tard pour transmettre à la retraite ?

    Non. Même à la retraite, il reste généralement du temps pour utiliser les abattements et mettre en place donation, assurance-vie ou démembrement. Plus on commence tôt, plus ces leviers sont efficaces, mais il n’est jamais inutile d’anticiper.

    Combien peut-on donner sans droits ?

    Chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 euros par enfant en franchise de droits, abattement renouvelable tous les quinze ans. Des abattements spécifiques existent pour les petits-enfants et le don familial de sommes d’argent, sous conditions.

    Comment transmettre sans se déposséder ?

    Le démembrement permet de donner la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit, donc l’usage ou les revenus. On transmet ainsi en réduisant les droits, sans renoncer à ce dont on a besoin pour vivre à la retraite.

    Retraité à Mauvezin : transmettre sereinement ?

    Bâtissons ensemble une stratégie de transmission adaptée à votre famille, à Mauvezin et dans le Gers.

  • Le mandat de protection future : anticiper sa perte d’autonomie

    Le mandat de protection future : anticiper sa perte d’autonomie

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Mandat de protection future dans le Gers

    Transmission

    Le mandat de protection future : anticiper sa perte d’autonomie

    Choisir à l’avance qui veillera sur soi et sur ses biens, plutôt que de subir une mesure judiciaire.

    La perte d’autonomie, liée à l’âge, à la maladie ou à un accident, peut priver une personne de la capacité de gérer ses affaires. Plutôt que de laisser le juge désigner un tuteur le moment venu, le mandat de protection future permet d’organiser soi-même, à l’avance, sa propre protection. C’est un outil précieux et encore trop peu connu. À Auch comme dans le Gers, il mérite d’être envisagé par toute personne soucieuse d’anticiper.

    Anticiper plutôt que subir

    Lorsqu’une personne ne peut plus pourvoir seule à ses intérêts, une mesure de protection s’impose. À défaut d’anticipation, c’est le juge qui décide, en plaçant la personne sous tutelle ou curatelle et en désignant qui la représentera. Le mandat de protection future renverse cette logique : il permet, tant que l’on est en pleine possession de ses moyens, de choisir soi-même la personne de confiance qui interviendra le jour venu, et de définir l’étendue de sa mission. C’est une démarche de prévoyance, au sens le plus large.

    Comment il fonctionne

    Le mandant, celui qui organise sa protection, désigne un ou plusieurs mandataires chargés d’agir en son nom si son état le justifie. Le mandat peut couvrir la protection de la personne, la gestion de ses biens, ou les deux. Il ne prend effet que le jour où l’altération des facultés est médicalement constatée : jusque-là, la personne conserve la pleine maîtrise de ses affaires. Le mandat est alors mis en œuvre sur présentation d’un certificat médical, sans avoir à saisir le juge des tutelles.

    Sous seing privé ou notarié

    Le mandat peut prendre deux formes. Sous seing privé, il permet des actes de gestion courante, dits d’administration. Établi devant notaire, il ouvre des pouvoirs plus larges, incluant certains actes de disposition sur le patrimoine, sous le contrôle du notaire qui reçoit les comptes. Pour un patrimoine important ou comprenant de l’immobilier, la forme notariée est souvent préférable. Le choix dépend de l’étendue des pouvoirs que l’on souhaite confier et de la nature des biens à gérer.

    Pour soi ou pour un proche

    Le mandat peut être établi pour soi-même, mais aussi par des parents pour organiser la protection future d’un enfant en situation de handicap : c’est le mandat pour autrui, qui prend effet au moment où les parents ne pourront plus assumer cette charge. Cet usage répond à une préoccupation forte des familles concernées. Dans tous les cas, le mandat s’inscrit dans une réflexion globale de protection et de transmission, aux côtés des autres outils du droit de la famille.

    Un outil à intégrer dans sa stratégie

    Le mandat de protection future ne remplace pas les autres dispositifs, il les complète. Il se combine utilement avec une prévoyance adaptée, une organisation patrimoniale claire et, le cas échéant, un mandat à effet posthume. Rédigé avec soin, il évite bien des difficultés le jour où la question se pose, souvent dans l’urgence et l’émotion. Un accompagnement permet de déterminer la forme adaptée et d’articuler ce mandat avec l’ensemble de sa stratégie patrimoniale.

    CritèreMandat de protection futureTutelle judiciaire
    Qui décideLa personne elle-même, à l’avanceLe juge, le moment venu
    Choix du mandataireLibreDésigné par le juge
    Mise en œuvreCertificat médicalProcédure judiciaire

    Le terme de la semaine : le mandat de protection future

    Le mandat de protection future est un acte par lequel une personne désigne à l’avance un mandataire chargé de veiller sur elle et sur ses biens si elle perd un jour son autonomie. Il ne prend effet qu’après constat médical de l’altération des facultés et évite, dans bien des cas, une mesure de tutelle décidée par le juge.

    Pour aller plus loin

    Organiser sa protection, c’est protéger aussi ses proches. Voici trois pistes pour approfondir.

    Prévoyance

    Protéger ses revenus et ses proches.

    Transmission & succession

    Anticiper la gestion et la transmission.

    Bilan patrimonial

    Intégrer le mandat dans sa stratégie.

    Questions fréquentes

    À quoi sert le mandat de protection future ?

    Il permet de désigner à l’avance la personne qui gérera vos biens et veillera sur vous si vous perdez votre autonomie. Il évite, dans bien des cas, une mesure de tutelle ou de curatelle décidée par le juge.

    Quand prend-il effet ?

    Uniquement le jour où l’altération de vos facultés est médicalement constatée. Jusque-là, vous conservez la pleine maîtrise de vos affaires. Le mandat est alors mis en œuvre sur présentation d’un certificat médical.

    Faut-il un notaire ?

    Le mandat sous seing privé autorise les actes de gestion courante. La forme notariée ouvre des pouvoirs plus larges, dont certains actes de disposition, sous le contrôle du notaire. Elle est souvent préférable pour un patrimoine important ou immobilier.

    Anticiper votre protection ?

    Déterminons ensemble la forme de mandat adaptée et sa place dans votre stratégie, à Auch.

  • L’indivision successorale : comprendre et en sortir

    L’indivision successorale : comprendre et en sortir

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Indivision successorale entre heritiers a Auch dans le Gers

    Transmission

    L’indivision successorale : comprendre et en sortir

    Au décès, les héritiers se retrouvent propriétaires ensemble des biens du défunt. Cette situation, l’indivision, peut vite devenir source de blocages. Voici comment elle fonctionne et comment en sortir.

    Lorsqu’une personne décède en laissant plusieurs héritiers, ses biens ne sont pas répartis automatiquement : ils tombent dans l’indivision. Chacun en détient une quote-part, mais personne ne possède un bien précis tant que le partage n’a pas eu lieu. Cette période, parfois longue, demande des décisions communes qui ne sont pas toujours simples à obtenir. À Auch comme dans le Gers, beaucoup de successions restent bloquées faute d’avoir anticipé ce mécanisme. Comprendre l’indivision, c’est se donner les moyens d’en sortir sereinement.

    Qu’est-ce que l’indivision successorale ?

    L’indivision est la situation juridique dans laquelle se trouvent plusieurs héritiers qui reçoivent ensemble le patrimoine d’un défunt. Chaque héritier, appelé indivisaire, détient une quote-part exprimée en fraction (un tiers, un quart, etc.) et non un bien déterminé. Tant que la succession n’est pas partagée, la maison, les comptes ou les terres appartiennent collectivement à tous. Cette propriété commune impose de gérer les biens à plusieurs et de répartir aussi bien les revenus, comme un loyer, que les charges, comme la taxe foncière ou les travaux.

    Comment se prennent les décisions ?

    La gestion d’un bien indivis obéit à des règles de majorité précises. Les actes conservatoires, destinés à protéger un bien en urgence, peuvent être décidés par un seul indivisaire. Les actes d’administration courante, comme la signature d’un bail d’habitation ou le paiement de charges, requièrent l’accord des indivisaires représentant au moins deux tiers des droits. En revanche, les actes de disposition, comme la vente d’un immeuble, exigent l’unanimité. C’est cette exigence d’unanimité pour vendre qui explique la plupart des blocages : il suffit d’un seul héritier opposé pour figer la situation.

    Nul n’est contraint de rester dans l’indivision

    Le droit français pose un principe protecteur : personne ne peut être forcé de demeurer dans l’indivision. Chaque indivisaire peut donc réclamer le partage à tout moment, sauf convention contraire. Ce partage met fin à la propriété commune : chacun reçoit alors des biens correspondant à sa quote-part. Le calcul des droits de chacun dépend des règles de dévolution et, le cas échéant, des donations antérieures à rapporter. Pour comprendre la répartition, notre article sur le calcul des droits de succession et celui sur la réserve héréditaire apportent des repères utiles.

    Partage amiable ou partage judiciaire

    Lorsque les héritiers s’entendent, le partage est amiable : ils répartissent les biens d’un commun accord, devant notaire s’il y a un immeuble. C’est la voie la plus rapide et la moins coûteuse. En cas de désaccord persistant, le partage devient judiciaire : un héritier saisit le tribunal, qui ordonne le partage et, si un bien ne peut être divisé, sa vente aux enchères, appelée licitation. Le produit est ensuite réparti selon les quotes-parts. Anticiper par une donation-partage de son vivant permet souvent d’éviter ces conflits.

    Organiser l’indivision plutôt que la subir

    Sortir immédiatement de l’indivision n’est pas toujours souhaitable, par exemple lorsque les héritiers veulent conserver une maison de famille. Il est alors possible de signer une convention d’indivision : ce contrat écrit organise la gestion du bien, désigne éventuellement un gérant et peut être conclu pour une durée déterminée. Le démembrement de propriété ou, à l’inverse, la renonciation à la succession sont d’autres options selon les situations. Un accompagnement permet de choisir la solution la plus adaptée à la configuration familiale.

    Type d’acteExempleMajorité requise
    ConservatoireRéparer une toiture en urgenceUn seul indivisaire
    AdministrationSigner un bail d’habitationDeux tiers des droits
    DispositionVendre un immeubleUnanimité

    Le terme de la semaine : la quote-part indivise

    La quote-part est la fraction des droits que chaque héritier détient dans l’indivision : un demi, un tiers, un quart, selon le nombre d’héritiers et les règles de dévolution. Elle ne porte pas sur un bien précis mais sur l’ensemble du patrimoine indivis. C’est cette quote-part qui détermine la part de revenus, de charges et, au moment du partage, la valeur des biens attribués à chacun.

    Pour aller plus loin

    L’indivision touche à la transmission comme à la gestion de votre patrimoine. Voici par où poursuivre votre réflexion.

    Transmission et succession

    Organiser et anticiper sa succession dans le Gers.

    Investissement immobilier

    Gérer ou arbitrer un bien immobilier familial.

    Bilan patrimonial

    Faire le point sur l’ensemble de votre situation à Auch.

    Questions fréquentes

    Combien de temps peut durer une indivision ?

    L’indivision peut durer tant que les héritiers le souhaitent, mais aucun d’eux ne peut être contraint d’y rester : chacun peut demander le partage à tout moment. Une convention d’indivision peut toutefois en organiser le maintien pour une durée déterminée, renouvelable. À défaut d’accord, le partage judiciaire permet d’en sortir.

    Un héritier peut-il vendre sa part sans l’accord des autres ?

    Un indivisaire peut céder sa quote-part, mais les autres héritiers bénéficient d’un droit de préemption qui leur permet de l’acheter en priorité. En revanche, vendre un bien indivis en entier, comme une maison, suppose l’unanimité des indivisaires. C’est pourquoi un désaccord peut bloquer une vente.

    Comment éviter les blocages d’une indivision ?

    Anticiper de son vivant est le meilleur moyen d’éviter les conflits : une donation-partage répartit les biens et fige leur valeur, un testament clarifie les volontés, et une convention d’indivision organise la gestion commune. Un conseil en amont permet d’adapter ces outils à votre situation familiale.

    Sortir d’une indivision, à Auch

    Indivision bloquée, partage à organiser, convention à rédiger : faisons le point sur votre situation successorale pour trouver une issue sereine, à Auch et dans le Gers.

  • Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Transmission par assurance-vie et succession dans le Gers

    Transmission

    Assurance-vie : le risque des primes manifestement exagérées

    L’assurance-vie échappe en principe à la succession, sauf versements jugés disproportionnés.

    L’assurance-vie est souvent présentée comme un outil de transmission « hors succession », et c’est vrai dans la grande majorité des cas. Mais cette règle connaît une limite que beaucoup d’épargnants ignorent : lorsque les versements sont jugés manifestement exagérés, ils peuvent être réintégrés dans la succession. À Auch comme dans le Gers, comprendre cette nuance évite de fragiliser une transmission que l’on croyait sécurisée.

    L’assurance-vie, hors succession en principe

    Les capitaux versés aux bénéficiaires d’un contrat d’assurance-vie ne font, en règle générale, pas partie de la succession du défunt. Ils échappent aux règles civiles de la réserve héréditaire et bénéficient d’une fiscalité propre, plus douce, avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. C’est ce qui fait de l’assurance-vie un outil de transmission privilégié, capable de favoriser un proche au-delà du cadre habituel des héritiers.

    La notion de primes manifestement exagérées

    Cet avantage n’est pas sans garde-fou. Le Code des assurances prévoit que les primes manifestement exagérées au regard des facultés du souscripteur peuvent être contestées par les héritiers. L’idée est d’empêcher qu’une personne ne vide volontairement son patrimoine dans un contrat pour priver ses héritiers réservataires de leurs droits. Si le caractère exagéré est reconnu, les primes concernées sont réintégrées à la succession et soumises aux règles de partage et aux droits de succession.

    Les critères d’appréciation du juge

    Il n’existe pas de seuil chiffré : le caractère exagéré s’apprécie au cas par cas, au moment du versement. Les tribunaux examinent l’âge du souscripteur, sa situation patrimoniale et familiale, le montant des primes rapporté à ses revenus et à son patrimoine, et l’utilité de l’opération pour lui. Verser une somme représentant l’essentiel de ses avoirs, à un âge avancé et sans intérêt patrimonial réel, attire davantage l’attention qu’un effort d’épargne régulier et proportionné.

    Les conséquences d’une réintégration

    Lorsqu’un juge requalifie des primes, l’avantage fiscal et civil de l’assurance-vie tombe pour la part concernée. Les sommes rejoignent la masse successorale, entrent dans le calcul de la réserve héréditaire et peuvent être soumises aux droits de succession. Le bénéficiaire désigné peut alors devoir restituer une partie des capitaux aux héritiers lésés. Une transmission mal calibrée peut ainsi produire l’inverse de l’effet recherché et nourrir les conflits familiaux.

    Sécuriser ses versements

    Le risque se maîtrise par le bon sens et la méthode : conserver une proportion raisonnable entre les primes versées et son patrimoine global, alimenter le contrat de façon régulière plutôt que par un versement massif tardif, et garder une cohérence d’ensemble avec sa stratégie de transmission. Penser aussi à la fiscalité des versements après 70 ans. Un conseiller aide à doser l’effort d’épargne sans exposer la transmission à la contestation.

    CritèreCe que le juge regardeBon réflexe
    Âge au versementSouscription très tardiveÉpargner régulièrement dans la durée
    ProportionPrimes / patrimoine et revenusGarder un ratio raisonnable
    UtilitéIntérêt patrimonial réelDocumenter l’objectif du contrat

    Le terme de la semaine : la prime manifestement exagérée

    Une prime manifestement exagérée est un versement sur un contrat d’assurance-vie jugé disproportionné au regard des facultés financières du souscripteur, apprécié au moment où il est effectué. Aucun seuil n’est fixé par la loi : le juge tient compte de l’âge, du patrimoine, des revenus et de l’utilité de l’opération. Reconnu exagéré, le versement peut être réintégré à la succession.

    Pour aller plus loin

    Bien transmettre par assurance-vie demande de la mesure. Voici trois pistes pour approfondir.

    Transmission & succession

    Organiser une transmission sûre et apaisée.

    Placements & épargne

    Doser ses versements en assurance-vie.

    Bilan patrimonial

    Coordonner contrat, héritiers et fiscalité.

    Questions fréquentes

    L’assurance-vie entre-t-elle dans la succession ?

    En règle générale non : les capitaux versés aux bénéficiaires sont transmis hors succession, avec une fiscalité propre. L’exception vise les primes manifestement exagérées, qui peuvent être réintégrées à la succession à la demande des héritiers.

    Qu’est-ce qu’une prime manifestement exagérée ?

    C’est un versement jugé disproportionné par rapport aux facultés du souscripteur, apprécié au moment du versement. Aucun seuil n’est fixé : le juge examine l’âge, le patrimoine, les revenus et l’utilité réelle de l’opération pour le souscripteur.

    Comment éviter la requalification de mon assurance-vie ?

    En gardant une proportion raisonnable entre les primes et son patrimoine, en épargnant régulièrement plutôt que par un versement massif tardif, et en coordonnant le contrat avec sa stratégie de transmission. Un conseil personnalisé aide à sécuriser l’opération.

    Sécuriser votre transmission

    Clause bénéficiaire, montant des primes, héritiers : construisons une transmission solide, à Auch.

  • Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Couple en union libre anticipant la transmission à son partenaire dans le Gers

    Transmission de patrimoine

    Concubin et succession : pourquoi anticiper en union libre

    Le partenaire non marié n’hérite pas et se trouve taxé à 60 %. Plusieurs outils permettent pourtant de le protéger efficacement.

    Vivre en concubinage ne confère aucun droit dans la succession de son partenaire. Sans anticipation, le survivant peut se retrouver sans rien — ou lourdement taxé. Plusieurs outils permettent pourtant de le protéger.

    Le concubin n’est pas un héritier

    Aux yeux de la loi, les concubins (union libre) sont des étrangers l’un pour l’autre sur le plan successoral. À la différence du conjoint marié ou du partenaire de PACS, le concubin survivant n’hérite de rien automatiquement et ne dispose d’aucun droit sur le logement. Anticiper sa transmission est donc indispensable pour le protéger.

    Une taxation à 60 % en l’absence de lien

    Si le défunt a prévu de transmettre à son concubin, par testament notamment, les sommes reçues sont taxées au tarif applicable entre personnes non parentes : 60 %, après un abattement très réduit. C’est le taux le plus élevé du barème, à comparer avec l’exonération totale dont bénéficie le conjoint marié ou pacsé. D’où l’intérêt d’utiliser des outils à la fiscalité plus douce.

    L’assurance-vie, un outil clé

    L’assurance-vie permet de transmettre un capital au concubin désigné comme bénéficiaire, en grande partie hors succession et avec une fiscalité propre, bien plus douce que les 60 % des droits de succession. C’est souvent le levier le plus efficace pour protéger un partenaire non marié, à condition de soigner la rédaction de la clause bénéficiaire.

    Testament et legs : transmettre dans la limite disponible

    Par testament, on peut léguer à son concubin tout ou partie de la quotité disponible, c’est-à-dire la part non réservée aux enfants. Le legs reste taxé à 60 %, mais il sécurise au moins la transmission d’un bien ou d’une somme. Rédiger un testament est un minimum pour qui vit en union libre, surtout en présence d’enfants.

    PACS ou mariage : changer de cadre

    Au-delà des outils ponctuels, se pacser ou se marier transforme radicalement la situation : exonération totale de droits de succession entre partenaires, droits sur le logement, protection renforcée. C’est parfois la solution la plus simple et la plus protectrice, à étudier dans une démarche d’optimisation globale du patrimoine.

    SituationDroits dans la successionFiscalité
    Concubin (union libre)Aucun droit légal60 % après abattement réduit
    Partenaire de PACSSelon testamentExonéré de droits
    Conjoint mariéDroits légauxExonéré de droits

    Le terme de la semaine : la quotité disponible

    C’est la part du patrimoine dont on peut librement disposer par donation ou testament, une fois respectée la réserve héréditaire des enfants. En l’absence d’enfant, elle correspond à la totalité du patrimoine. C’est dans cette limite que l’on peut léguer à son concubin.

    Pour aller plus loin

    Protéger un partenaire non marié demande d’anticiper. Voici nos services pour bâtir la bonne stratégie.

    Transmission & succession

    Organiser la transmission de votre patrimoine dans les meilleures conditions.

    Optimisation fiscale

    Réduire les droits grâce aux dispositifs adaptés à votre situation.

    Gestion de patrimoine

    Un accompagnement global pour des décisions cohérentes et durables.

    Questions fréquentes

    Un concubin hérite-t-il de son partenaire ?

    Non. En union libre, le concubin n’est pas héritier : sans testament ni assurance-vie, il ne reçoit rien et n’a aucun droit sur le logement du défunt.

    Quelle fiscalité pour une transmission au concubin ?

    Les sommes transmises sont taxées à 60 % après un abattement très réduit, le tarif des personnes non parentes. L’assurance-vie permet d’alléger fortement cette fiscalité.

    Comment protéger son concubin ?

    Plusieurs leviers : désigner le concubin bénéficiaire d’une assurance-vie, rédiger un testament dans la limite de la quotité disponible, ou se pacser ou se marier pour une exonération totale.

    Protéger votre partenaire

    Union libre, PACS ou mariage : trouvons la meilleure stratégie pour transmettre à votre partenaire, à Auch et dans tout le Gers.