
Fiscalité
Hauts revenus : la CEHR et la nouvelle contribution différentielle (CDHR)
Deux contributions visent les plus hauts revenus. La loi de finances 2026 en ajoute une : la CDHR.
Au-delà de l’impôt sur le revenu classique, les foyers les plus aisés supportent des contributions spécifiques. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) existe depuis plus de dix ans ; la loi de finances pour 2026 y ajoute une contribution différentielle (CDHR), qui garantit un taux d’imposition minimal. Comprendre ces deux dispositifs est utile pour tout contribuable au revenu élevé, y compris à Auch et dans le Gers. Voici l’essentiel, sans jargon.
Deux contributions qui visent les hauts revenus
La CEHR et la CDHR s’ajoutent à l’impôt sur le revenu, sans le remplacer. Elles ne concernent qu’une minorité de contribuables, dont le revenu fiscal de référence dépasse des seuils élevés. Les deux peuvent se cumuler. Leur logique diffère : la CEHR applique un taux à la fraction de revenu la plus haute, tandis que la CDHR assure que les très hauts revenus supportent, au total, un taux minimal d’imposition. Ensemble, elles renforcent la progressivité au sommet.
La CEHR : 3 à 4 % au-delà de certains seuils
La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus s’applique au revenu fiscal de référence. Pour une personne seule, le taux est de 3 % sur la fraction comprise entre 250 000 et 500 000 €, puis de 4 % au-delà. Pour un couple soumis à imposition commune, ces seuils sont doublés : 3 % entre 500 000 et 1 000 000 €, puis 4 % au-delà. Il s’agit donc d’une surtaxe ciblée sur la partie la plus élevée des revenus, calculée automatiquement par l’administration.
La CDHR, nouveauté de la loi de finances 2026
La contribution différentielle sur les hauts revenus vise à garantir aux foyers concernés une imposition minimale de 20 % de leur revenu fiscal de référence. Concrètement, si le total formé par l’impôt sur le revenu et la CEHR reste inférieur à ce seuil de 20 %, la différence est due au titre de la CDHR. Elle concerne les revenus 2025 et 2026, s’applique aux mêmes seuils de 250 000 et 500 000 €, et donne lieu à un acompte à verser en fin d’année.
Comment sont calculées ces contributions
Les deux dispositifs reposent sur le revenu fiscal de référence, un indicateur plus large que le seul revenu imposable, car il réintègre certains revenus exonérés ou soumis à prélèvement forfaitaire. C’est pourquoi des revenus du capital, même taxés au prélèvement forfaitaire unique, entrent dans l’assiette. Un revenu exceptionnel, comme une plus-value de cession, peut ainsi faire franchir les seuils une année donnée. D’où l’intérêt d’anticiper les opérations importantes avec un conseil.
Anticiper et lisser ses revenus
Face à ces contributions, la marge de manœuvre tient surtout au calendrier. Étaler une cession, choisir l’année de réalisation d’un revenu exceptionnel ou piloter la répartition de ses revenus peut éviter de concentrer une somme importante sur un seul exercice. Ces arbitrages s’apprécient au cas par cas, en lien avec l’ensemble de sa situation. Un accompagnement patrimonial permet d’intégrer ces contributions à une stratégie globale, plutôt que de les subir au moment de la déclaration.
| Contribution | Seuil (revenu fiscal de référence) | Principe |
|---|---|---|
| CEHR | Dès 250 000 € (seul) / 500 000 € (couple) | 3 % puis 4 % sur la fraction haute |
| CDHR | Dès 250 000 € (seul) / 500 000 € (couple) | Imposition minimale de 20 % |
| Assiette commune | Revenu fiscal de référence | Inclut certains revenus au PFU |
Le terme de la semaine : le revenu fiscal de référence
Le revenu fiscal de référence (RFR) est un montant calculé par l’administration à partir des revenus du foyer, réintégrant certains revenus exonérés ou soumis à prélèvement forfaitaire. Plus large que le revenu imposable, il sert de référence à de nombreux dispositifs, dont la CEHR, la CDHR et l’accès à certains avantages sous conditions de ressources.
Pour aller plus loin
Maîtriser la fiscalité des hauts revenus demande méthode. Voici trois pistes pour approfondir.
Optimisation fiscale
Anticiper l’impact des revenus exceptionnels.
Bilan patrimonial
Intégrer ces contributions à votre stratégie.
Transmission
Préparer une cession ou une transmission.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la CEHR ?
La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus est une surtaxe qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu. Elle s’applique au revenu fiscal de référence, au taux de 3 % puis 4 % sur les fractions les plus élevées, au-delà de 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple.
Qu’est-ce que la CDHR créée en 2026 ?
La contribution différentielle sur les hauts revenus garantit une imposition minimale de 20 % du revenu fiscal de référence pour les foyers concernés. Si l’impôt sur le revenu et la CEHR n’atteignent pas ce seuil, la différence est due. Elle vise les revenus 2025 et 2026.
À partir de quel revenu suis-je concerné ?
Les deux contributions concernent les foyers dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. Un revenu exceptionnel, comme une plus-value, peut faire franchir ces seuils une année donnée.
Concerné par la CEHR ou la CDHR ?
Revenus exceptionnels, cession, calendrier : anticipons ensemble l’impact de ces contributions, à Auch et dans le Gers.

