Catégorie : Retraite

PER, préparation de la retraite et revenus complémentaires.

  • Pension de réversion : ce que touche le conjoint survivant

    Pension de réversion : ce que touche le conjoint survivant

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Conjoint survivant et pension de réversion dans le Gers

    Retraite

    Pension de réversion : ce que touche le conjoint survivant

    Taux, condition d’âge, plafond de ressources : comment fonctionne ce droit du conjoint survivant, régime par régime.

    Au décès d’un époux, le conjoint survivant peut percevoir une partie de la retraite du défunt : c’est la pension de réversion. Loin d’être automatique, elle obéit à des règles qui varient fortement selon le régime, avec des taux, des conditions d’âge et des plafonds de ressources différents. Bien la comprendre évite de laisser un droit de côté. À Auch comme dans tout le Gers, c’est un élément essentiel pour anticiper la protection de son conjoint.

    Un droit pour le conjoint survivant

    La pension de réversion est une fraction de la retraite qu’avait ou aurait perçue l’assuré décédé, reversée à son conjoint. Elle ne constitue pas un droit propre, mais le prolongement de celui du défunt. Point fondamental : seul le mariage y ouvre droit dans la plupart des régimes. Le partenaire de PACS et le concubin en sont exclus, ce qui constitue une différence majeure avec les droits successoraux du conjoint. Cette pension doit être demandée ; elle n’est jamais versée d’office.

    Des taux différents selon le régime

    Le montant dépend du régime de retraite du défunt. Dans le régime général, la réversion correspond à 54 pour cent de la retraite de base. À l’Agirc-Arrco, qui gère la complémentaire des salariés du privé, le taux atteint 60 pour cent des droits acquis. Dans la fonction publique, il s’établit à 50 pour cent. Ces pensions peuvent se cumuler lorsque le défunt relève de plusieurs régimes. Un salarié du privé ouvre ainsi droit à une réversion de base et à une réversion complémentaire, calculées séparément.

    Conditions d’âge, de mariage et de ressources

    Au régime général, il faut avoir au moins 55 ans, avoir été marié au défunt et ne pas dépasser un plafond de ressources, de l’ordre de 25 000 euros par an pour une personne seule. Au-delà, la pension est réduite ou supprimée. L’Agirc-Arrco, à l’inverse, n’applique pas de condition de ressources, mais exige le plus souvent un âge minimum et supprime le droit en cas de remariage. La fonction publique ne pose ni condition d’âge ni condition de ressources. Ces différences expliquent pourquoi un même événement n’a pas le même effet d’un régime à l’autre.

    Le cas du divorce et des mariages multiples

    Un ex-conjoint divorcé n’est pas privé de tout droit. Au régime général, il peut percevoir une part de la réversion, à condition de ne pas s’être remarié et de respecter les plafonds. Lorsque le défunt s’est marié plusieurs fois, la pension se partage entre les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage. Ces situations, fréquentes dans les familles recomposées, peuvent réserver des surprises et méritent une vérification précise des droits de chacun.

    Anticiper pour protéger son conjoint

    La réversion comble rarement à elle seule la perte de revenus du foyer. C’est pourquoi il est utile d’anticiper, en estimant son montant probable et en le complétant par d’autres dispositifs : assurance-vie, prévoyance ou épargne dédiée. Vérifier son relevé de carrière permet aussi d’estimer les droits du couple. Un conseiller en gestion de patrimoine aide à chiffrer le besoin réel du conjoint survivant et à bâtir une protection cohérente avec la préparation de la retraite.

    RégimeTaux de réversionConditions principales
    Régime général (CNAV)54 %55 ans, mariage, plafond de ressources
    Agirc-Arrco60 %Mariage, non-remariage, sans plafond
    Fonction publique50 %Sans condition d’âge ni de ressources

    Le terme de la semaine : la pension de réversion

    La pension de réversion est la fraction de la retraite d’un assuré décédé reversée à son conjoint survivant marié. Son taux varie de 50 à 60 pour cent selon le régime. Elle se distingue d’un droit propre : elle dépend de la carrière du défunt et, dans certains régimes, des ressources du survivant. Elle doit toujours être demandée pour être versée.

    Pour aller plus loin

    La réversion s’inscrit dans une réflexion plus large sur la protection du conjoint. Voici trois pistes pour approfondir.

    Préparer sa retraite

    Anticiper les revenus du couple et la protection du conjoint survivant.

    Prévoyance

    Compléter la réversion par une garantie décès adaptée.

    Bilan patrimonial

    Chiffrer le besoin du conjoint et bâtir une protection sur mesure.

    Questions fréquentes

    Le partenaire de PACS a-t-il droit à la réversion ?

    Non. Dans le régime général comme à l’Agirc-Arrco, seul le mariage ouvre droit à la pension de réversion. Le partenaire de PACS et le concubin en sont exclus, quelle que soit la durée de la vie commune.

    La réversion est-elle automatique ?

    Non, elle doit être demandée, en principe en ligne sur le portail commun des régimes de retraite. Mieux vaut faire la démarche rapidement après le décès, car un retard peut décaler la date de versement de la pension.

    Un ex-conjoint divorcé peut-il toucher la réversion ?

    Oui, sous conditions. Un ex-conjoint non remarié peut percevoir une part de la pension de réversion. En cas de mariages multiples, elle se partage entre les ex-conjoints au prorata de la durée de chaque mariage.

    Anticiper la protection de votre conjoint

    Réversion, assurance-vie, prévoyance : estimons ensemble les revenus du conjoint survivant lors d’un rendez-vous à Auch.

  • Majoration de retraite pour enfants : ce que vous pouvez obtenir

    Majoration de retraite pour enfants : ce que vous pouvez obtenir

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Grands-parents et enfants, majoration de retraite dans le Gers

    Retraite

    Majoration de retraite pour enfants : ce que vous pouvez obtenir

    Trimestres supplémentaires, majoration de 10 pour cent, AVPF : comment vos enfants améliorent votre future pension.

    Élever des enfants a un coût sur la carrière : congés, temps partiel, interruptions. Le système de retraite français en tient compte à travers plusieurs avantages familiaux, souvent méconnus et parfois oubliés sur le relevé de carrière. Trimestres supplémentaires, majoration de pension, assurance vieillesse des parents au foyer : voici ce que vos enfants peuvent apporter à votre future pension. À Auch comme dans tout le Gers, vérifier ces droits évite de partir avec une pension amputée.

    Les enfants comptent dans votre retraite

    La parentalité ouvre droit à deux grandes familles d’avantages, qu’il ne faut pas confondre. D’un côté, la majoration de durée d’assurance attribue des trimestres supplémentaires, qui aident à atteindre le taux plein plus tôt. De l’autre, la majoration de pension augmente directement le montant versé, pour les familles d’au moins trois enfants. À cela s’ajoute l’assurance vieillesse des parents au foyer, qui valide des trimestres pendant les périodes dédiées aux enfants. Bien compris, ces dispositifs pèsent lourd dans le calcul final et méritent d’être intégrés à toute stratégie pour préparer sa retraite.

    La majoration de durée d’assurance : jusqu’à 8 trimestres

    Dans le régime général, chaque enfant né ou adopté peut ouvrir droit à huit trimestres de majoration de durée d’assurance. Quatre trimestres, liés à la maternité, reviennent à la mère. Les quatre autres, liés à l’éducation, peuvent être attribués à l’un ou l’autre parent, ou partagés entre eux, sur option à exercer dans un délai précis après les quatre ans de l’enfant. Ces trimestres gratuits ne coûtent aucune cotisation supplémentaire et peuvent faire la différence pour obtenir le taux plein. Mieux vaut donc vérifier qu’ils figurent bien sur le relevé de carrière.

    La majoration de pension de 10 pour cent pour trois enfants

    Les parents ayant eu ou élevé au moins trois enfants bénéficient d’une majoration de 10 pour cent du montant de leur pension, dans le régime de base comme dans la retraite complémentaire. Dans certains régimes, ce taux augmente encore au-delà du quatrième enfant. Attention toutefois : contrairement à une idée répandue, cette majoration est soumise à l’impôt sur le revenu. Elle reste néanmoins un gain durable, versé chaque mois. Pour les parents des deux côtés, elle peut concerner aussi bien le père que la mère lorsqu’ils remplissent les conditions d’éducation.

    L’AVPF et les périodes consacrées aux enfants

    Lorsqu’un parent cesse ou réduit son activité pour élever ses enfants, la Caisse d’allocations familiales peut cotiser à sa place grâce à l’assurance vieillesse des parents au foyer. Ce mécanisme, soumis à conditions de ressources et de prestations familiales, valide des trimestres qui auraient autrement manqué. Le problème est qu’il est souvent incomplet sur les relevés, faute de transmission par la CAF. C’est l’une des principales sources d’erreurs à corriger avant le départ, sous peine d’une décote évitable.

    Vérifier ses droits et anticiper

    Avant de liquider sa retraite, il est essentiel de relire son relevé de carrière ligne par ligne : trimestres enfants, périodes AVPF, congés maternité. Un oubli peut retarder le départ de plusieurs mois ou réduire la pension. Au-delà de ces avantages familiaux, anticiper le besoin de revenus complémentaires reste déterminant pour maintenir son niveau de vie. Un conseiller en gestion de patrimoine peut aider à chiffrer l’ensemble et à bâtir une stratégie cohérente.

    AvantageBénéficiairesEffet sur la retraite
    Majoration de durée d’assuranceParents (régime général)Jusqu’à 8 trimestres par enfant
    Majoration de pensionParents de 3 enfants et plus+10 pour cent sur la pension
    AVPFParents au foyer sous conditionsTrimestres validés sans activité

    Le terme de la semaine : l’AVPF

    L’assurance vieillesse des parents au foyer, ou AVPF, est un dispositif par lequel la Caisse d’allocations familiales cotise à la retraite d’un parent qui a réduit ou cessé son activité pour élever ses enfants. Sous conditions de ressources et de prestations, elle valide des trimestres qui améliorent la durée d’assurance, sans que le parent ait cotisé lui-même.

    Pour aller plus loin

    Vos droits familiaux ne sont qu’une partie de l’équation retraite. Voici trois pistes pour approfondir.

    Préparer sa retraite

    Construire une stratégie pour compléter votre pension et sécuriser vos revenus.

    Placements & épargne

    L’épargne retraite et les placements pour préparer l’avenir sereinement.

    Bilan patrimonial

    Chiffrer vos droits et bâtir une stratégie retraite sur mesure.

    Questions fréquentes

    La majoration de 10 pour cent est-elle imposable ?

    Oui. Contrairement à une idée répandue, la majoration de pension de 10 pour cent accordée aux parents de trois enfants ou plus est soumise à l’impôt sur le revenu. Elle reste néanmoins un complément durable et appréciable, versé chaque mois.

    Les trimestres pour enfants se partagent-ils entre parents ?

    La majoration liée à la maternité ou à l’adoption revient à la mère. Celle liée à l’éducation peut être attribuée à l’un ou l’autre parent, ou partagée, sur option exercée dans un délai déterminé après les quatre ans de l’enfant.

    Faut-il avoir travaillé pour bénéficier de l’AVPF ?

    Non. L’assurance vieillesse des parents au foyer permet de valider des trimestres pendant les périodes consacrées à l’éducation des enfants, sous conditions de ressources et de prestations familiales, même en l’absence d’activité professionnelle.

    Vérifier vos droits familiaux à la retraite

    Trimestres enfants, majoration, AVPF : assurons-nous qu’aucun droit ne manque sur votre relevé, lors d’un rendez-vous à Auch.

  • Estimer ses droits à la retraite : lire son relevé de carrière

    Estimer ses droits à la retraite : lire son relevé de carrière

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Personne consultant son relevé de carrière pour estimer ses droits à la retraite, à Auch

    Retraite

    Estimer ses droits à la retraite : lire son relevé de carrière

    Trimestres, âge de départ, montant de la pension : le relevé de carrière dit tout — et comporte parfois des erreurs. Comment le lire et vérifier ses droits.

    Quand pourrai-je partir, et avec quelle pension ? Pour répondre à ces deux questions, un document est essentiel : le relevé de carrière. Trop souvent négligé, il récapitule l’ensemble de vos droits — et comporte parfois des erreurs. Apprendre à le lire, c’est la première étape pour préparer sereinement sa retraite.

    Qu’est-ce que le relevé de carrière

    Le relevé de carrière recense, régime par régime, tous les trimestres acquis et les revenus pris en compte tout au long de votre vie professionnelle. Il est accessible à tout moment depuis votre compte sur le portail info-retraite.fr, qui rassemble vos droits dans l’ensemble des régimes de base et complémentaires. À partir de 55 ans, une estimation indicative globale vous est en outre adressée, qui chiffre votre future pension selon différents âges de départ. C’est la base de toute démarche pour préparer sa retraite.

    Les trois âges à connaître

    Pour s’y retrouver, il faut distinguer trois notions. L’âge légal est l’âge minimal à partir duquel on peut demander sa retraite. L’âge du taux plein est celui auquel on dispose de tous ses trimestres et évite la décote. Enfin, l’âge du taux plein automatique, fixé à 67 ans, garantit une pension sans décote quel que soit le nombre de trimestres. Confondre l’âge légal et l’âge du taux plein est l’erreur la plus fréquente — et l’une des plus coûteuses pour le montant final de la pension.

    NotionCe qu’elle désigneRepère
    Âge légalÂge minimal pour demander sa retraiteRelevé progressivement vers 64 ans
    Âge du taux pleinTous ses trimestres réunisJusqu’à 172 trimestres (générations 1965+)
    Taux plein automatiqueSans décote, sans condition67 ans

    Un calendrier en partie suspendu

    Le contexte a évolué. La réforme de 2023 prévoyait de porter progressivement l’âge légal de 62 à 64 ans et d’allonger la durée d’assurance. Mais la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu ce calendrier de relèvement, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 et jusqu’en 2028. Les générations nées entre 1964 et 1968 en bénéficient d’un décalage favorable ; l’âge de 64 ans ne s’appliquera qu’aux personnes nées à partir de 1969. D’où l’importance de vérifier sa propre situation plutôt que de se fier à une règle générale.

    Pourquoi vérifier son relevé

    Un relevé de carrière n’est pas toujours exact. Selon la Cour des comptes, plus d’un nouveau retraité sur dix a perçu en 2024 une pension comportant une erreur — le plus souvent en sa défaveur. Trimestres oubliés, périodes de chômage ou de maladie non reportées, employeurs manquants : chaque anomalie peut retarder le départ ou amputer la pension. Il est donc essentiel de relire son relevé régulièrement, en le confrontant à ses bulletins de salaire, et de signaler toute incohérence à sa caisse avant le départ. Plus l’anomalie est repérée tôt, plus elle est facile à corriger.

    Anticiper pour optimiser

    Connaître ses droits, c’est pouvoir agir. Au régime général, la pension de base se calcule sur le salaire annuel moyen des vingt-cinq meilleures années : un revenu en hausse en fin de carrière peut donc améliorer la pension. Identifier un éventuel manque de trimestres permet aussi d’envisager des solutions, comme le rachat ou la poursuite d’activité. Et si la pension projetée s’annonce inférieure aux besoins, mieux vaut le savoir tôt pour se constituer un complément via l’épargne ou des placements adaptés.

    Le terme de la semaine : Estimation indicative globale

    L’estimation indicative globale (EIG) est un document adressé automatiquement à partir de 55 ans, puis régulièrement jusqu’au départ. Elle chiffre le montant estimé de la future pension, tous régimes confondus, selon plusieurs âges de départ possibles. C’est un repère précieux pour arbitrer entre partir plus tôt avec une pension réduite ou prolonger son activité pour l’améliorer.

    Pour aller plus loin

    Lire son relevé n’est qu’une première étape. Trois pistes pour aller plus loin.

    Préparer sa retraite

    Faire le point sur vos droits et le bon moment pour partir.

    Placements & épargne

    Construire un complément de revenus pour la retraite.

    Gestion de patrimoine

    Intégrer la retraite dans une stratégie d’ensemble.

    Questions fréquentes

    Où consulter son relevé de carrière ?

    Le relevé de carrière est accessible à tout moment depuis votre compte sur le portail info-retraite.fr, qui regroupe vos droits dans l’ensemble des régimes de base et complémentaires. À partir de 55 ans, une estimation indicative globale de votre future pension vous est aussi adressée automatiquement.

    Quelle différence entre âge légal et taux plein ?

    L’âge légal est l’âge minimal pour demander sa retraite. L’âge du taux plein est celui où l’on dispose de tous ses trimestres et où l’on évite la décote. À 67 ans, le taux plein est acquis automatiquement, sans condition de trimestres. Confondre ces notions est l’erreur la plus fréquente.

    Faut-il vérifier son relevé ?

    Oui. Selon la Cour des comptes, plus d’un nouveau retraité sur dix a perçu en 2024 une pension comportant une erreur, souvent en sa défaveur. Trimestres oubliés ou périodes non reportées sont fréquents : mieux vaut relire son relevé et signaler toute anomalie bien avant le départ.

    Faites le point sur vos droits à la retraite

    Lecture du relevé, trimestres, âge de départ, complément de pension : préparons ensemble votre passage à la retraite, à Auch et dans le Gers.

  • La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Salarié senior en activité à temps partiel dans le cadre de la retraite progressive, dans le Gers

    Retraite

    La retraite progressive : aménager sa fin de carrière

    Réduire son activité tout en touchant une partie de sa pension : accessible dès 60 ans depuis 2025, la retraite progressive adoucit la transition. Mode d’emploi.

    Passer du temps plein à l’arrêt total, sans transition, n’a rien d’évident. La retraite progressive offre une voie intermédiaire : réduire son activité tout en percevant déjà une partie de sa pension. Depuis septembre 2025, elle est accessible dès 60 ans, ce qui en fait un outil précieux pour aménager sa fin de carrière sans sacrifier ses revenus.

    Le principe : travailler moins, toucher une partie de sa retraite

    La retraite progressive permet de percevoir une fraction de sa pension tout en continuant à exercer une activité à temps partiel. Concrètement, la baisse de salaire liée à la réduction du temps de travail est en partie compensée par le versement d’une partie de la retraite. Pendant cette période, on continue à cotiser et donc à acquérir des droits. C’est une solution de transition à ne pas confondre avec d’autres dispositifs : un volet utile à examiner quand on commence à préparer sa retraite.

    Les conditions en 2026

    Trois conditions cumulatives ouvrent droit à la retraite progressive. La première est l’âge : depuis le 1er septembre 2025, le dispositif est accessible dès 60 ans, contre 62 ans auparavant. La deuxième est la durée d’assurance : il faut justifier d’au moins 150 trimestres, tous régimes de base confondus. La troisième concerne l’activité : pour un salarié, le temps de travail doit représenter entre 40 % et 80 % d’un temps plein. Les fonctionnaires relèvent d’une fourchette de 50 % à 90 %, et les indépendants d’une baisse de revenus de 20 % à 60 %.

    Comment se calcule la pension versée

    La règle est simple : la fraction de pension correspond à la part non travaillée. Un salarié qui passe à 60 % d’un temps plein perçoit donc 40 % de sa pension ; à 80 % d’activité, il touche 20 % de sa retraite. Moins on travaille, plus la fraction versée est élevée. Cette pension est calculée à titre provisoire sur la base des droits acquis au moment de la demande, puis recalculée définitivement lors du départ complet, en intégrant les trimestres et salaires de la période.

    Quotité travailléeFraction de pension verséeRevenu combiné (ordre de grandeur)
    80 %20 %Salaire à 80 % + 20 % de pension
    60 %40 %Salaire à 60 % + 40 % de pension
    50 %50 %Salaire à 50 % + 50 % de pension

    Un dispositif qui peut améliorer la pension définitive

    Loin de pénaliser, la retraite progressive peut renforcer la pension finale. En continuant à cotiser, on accumule des trimestres supplémentaires qui peuvent réduire, voire supprimer, une éventuelle décote. Dans le secteur privé comme public, il est même possible de surcotiser pour que la période à temps partiel compte comme un temps plein dans le calcul, sous certaines limites. Le maintien de revenus combinés — salaire partiel et fraction de pension — évite par ailleurs de puiser trop tôt dans son épargne ou ses placements.

    Retraite progressive ou cumul emploi-retraite

    Les deux dispositifs sont souvent confondus, mais ils interviennent à des moments différents. La retraite progressive se situe avant la liquidation définitive : on réduit son activité et l’on touche une partie de sa pension, sans avoir soldé ses droits. Le cumul emploi-retraite, lui, intervient après avoir liquidé l’ensemble de ses pensions : on reprend alors une activité en touchant sa retraite complète. Le choix entre les deux dépend de l’âge, des droits acquis et du projet de fin de carrière.

    Les démarches et points de vigilance

    La demande se prépare en amont. Pour un salarié, le passage à temps partiel nécessite l’accord de l’employeur, dont un éventuel refus doit être motivé. La demande de retraite progressive se dépose ensuite auprès des régimes concernés, idéalement environ cinq mois avant la date souhaitée, avec les justificatifs (contrat à temps partiel, attestation de l’employeur, bulletins de salaire). Point essentiel : le passage à la retraite définitive n’est pas automatique — il faut formuler une nouvelle demande le moment venu.

    Le terme de la semaine : Quotité de travail

    La quotité de travail désigne la part d’un temps plein effectivement travaillée, exprimée en pourcentage. Dans la retraite progressive, elle doit se situer entre 40 % et 80 % pour un salarié. C’est elle qui détermine la fraction de pension versée : celle-ci correspond à la part non travaillée, soit 100 % moins la quotité. Une quotité de 70 % ouvre ainsi droit à 30 % de la pension.

    Pour aller plus loin

    La retraite progressive s’inscrit dans une réflexion globale sur la fin de carrière. Trois pistes pour aller plus loin.

    Préparer sa retraite

    Évaluer vos droits, votre âge d’éligibilité et vos options.

    Placements & épargne

    Compléter vos revenus de fin de carrière par une épargne adaptée.

    Gestion de patrimoine

    Organiser sereinement la transition vers la retraite.

    Questions fréquentes

    À quel âge peut-on demander une retraite progressive ?

    Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans, contre 62 ans auparavant. Il faut également justifier d’au moins 150 trimestres, tous régimes de base confondus, et exercer une activité à temps partiel comprise entre 40 % et 80 % d’un temps plein pour un salarié.

    Comment est calculée la pension versée ?

    La fraction de pension correspond à la part non travaillée. Un salarié à 60 % d’un temps plein perçoit 40 % de sa pension ; à 80 %, il touche 20 %. Cette pension provisoire est recalculée au départ définitif en intégrant les trimestres et salaires acquis pendant la période.

    Quelle différence avec le cumul emploi-retraite ?

    La retraite progressive intervient avant la liquidation définitive : on réduit son activité et l’on touche une partie de sa pension. Le cumul emploi-retraite intervient après avoir liquidé toutes ses pensions : on reprend une activité en percevant sa retraite complète.

    Envisagez-vous une retraite progressive ?

    Âge, trimestres, quotité de travail, calcul de la pension : faisons le point sur votre éligibilité et vos options, à Auch et dans le Gers.

  • Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Retraité reprenant une activité dans le cadre du cumul emploi-retraite, à Auch

    Retraite

    Cumul emploi-retraite : travailler tout en touchant sa pension

    Percevoir sa retraite et un revenu d’activité, c’est possible — et depuis 2023, cela peut même créer de nouveaux droits. Cumul intégral, plafonné, réforme : les règles.

    Prendre sa retraite ne signifie plus forcément arrêter de travailler. Le cumul emploi-retraite permet de percevoir sa pension tout en exerçant une activité — par choix ou par nécessité. Le dispositif s’est même amélioré depuis 2023 : sous conditions, retravailler peut désormais générer une seconde pension. Mais entre cumul intégral et cumul plafonné, les règles méritent d’être bien comprises.

    Deux régimes très différents

    Le cumul emploi-retraite existe sous deux formes. Le cumul intégral autorise à percevoir l’intégralité de ses pensions sans aucun plafond de revenus : c’est la situation la plus favorable. Le cumul plafonné, lui, limite la somme pension + revenus d’activité à un montant à ne pas dépasser, sous peine de voir sa pension réduite. Tout l’enjeu consiste donc à savoir dans quelle catégorie on se trouve, car les conséquences financières sont radicalement différentes. C’est un paramètre clé pour préparer sa retraite et sa fin de carrière.

    Les conditions du cumul intégral

    Pour cumuler intégralement pension et revenus, trois conditions cumulatives doivent être réunies : avoir liquidé l’ensemble de ses pensions de retraite (base et complémentaires, tous régimes confondus), avoir atteint l’âge légal de départ — relevé progressivement à 64 ans —, et justifier du taux plein (durée d’assurance requise ou âge du taux plein automatique). À 67 ans, le taux plein est acquis automatiquement, ce qui ouvre le cumul intégral quelle que soit la carrière. Si l’une de ces conditions manque, on bascule en cumul plafonné.

    Le cumul plafonné et ses limites

    Lorsque les conditions du cumul intégral ne sont pas remplies, le total des pensions et des revenus d’activité ne peut dépasser le plus avantageux de deux plafonds : 160 % du SMIC — soit environ 2 917 € bruts par mois en 2026 — ou la moyenne des revenus des trois derniers mois d’activité. En cas de dépassement, la pension est réduite à due concurrence. Par ailleurs, si vous reprenez une activité chez votre dernier employeur, un délai de carence de six mois après la liquidation doit être respecté, faute de quoi le versement de la pension peut être suspendu.

    CritèreCumul intégralCumul plafonné
    Plafond de revenusAucun160 % du SMIC ou dernier salaire
    ConditionsTaux plein + âge légal + toutes pensions liquidéesConditions du cumul intégral non réunies
    Nouveaux droitsPossibles (2e pension)Aucun nouveau droit

    La nouveauté de 2023 : une seconde pension

    Jusqu’en 2023, les cotisations versées par un retraité qui retravaillait ne créaient aucun droit : on cotisait « à perte ». La réforme des retraites a changé la donne. Depuis le 1er septembre 2023, les revenus tirés d’une activité reprise en cumul intégral ouvrent droit à une seconde pension, liquidable lorsque l’on cesse définitivement cette nouvelle activité. Cette deuxième retraite reste modeste — elle est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 403 € par an en 2026 — et n’est pas automatique : il faut la demander. Elle met néanmoins fin à une vieille anomalie. Attention : ce bénéfice ne concerne que le cumul intégral, jamais le cumul plafonné.

    Ce qui change à partir de 2027

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, adoptée fin décembre 2025, durcit le dispositif — mais seulement pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027. La réforme n’est pas rétroactive : ceux qui liquident leur retraite avant cette date conservent les règles actuelles. À partir de 2027, le cumul dépendra de l’âge auquel on retravaille, avec un encadrement renforcé avant 67 ans et un cumul libre au-delà. Plusieurs modalités restent à préciser par décret. Pour les personnes proches du départ, l’arbitrage entre partir avant ou après fin 2026 mérite donc une vraie analyse, à intégrer dans une réflexion plus large sur vos revenus et votre épargne.

    Bien arbitrer avant de se lancer

    Avant de reprendre une activité, quelques réflexes s’imposent : récupérer son relevé de carrière complet pour vérifier qu’aucune pension n’a été oubliée, s’assurer de remplir les conditions du cumul intégral si l’on vise la liberté totale de revenus, et anticiper la fiscalité — les revenus d’activité s’ajoutent aux pensions et peuvent faire grimper la tranche d’imposition. Un point d’optimisation fiscale permet d’éviter les mauvaises surprises. Le cumul emploi-retraite est une vraie opportunité, à condition de l’aborder avec les bonnes informations.

    Le terme de la semaine : Cumul intégral

    Le cumul emploi-retraite intégral désigne la situation où un retraité peut percevoir l’intégralité de ses pensions tout en exerçant une activité, sans aucun plafond de revenus. Il suppose d’avoir liquidé toutes ses pensions, atteint l’âge légal et obtenu le taux plein. Depuis le 1er septembre 2023, lui seul permet d’acquérir de nouveaux droits ouvrant à une seconde pension de retraite.

    Pour aller plus loin

    Le cumul emploi-retraite s’inscrit dans une stratégie de fin de carrière et de revenus. Trois pistes pour aller plus loin.

    Préparer sa retraite

    Vérifier vos droits, votre âge de taux plein et vos options de cumul.

    Optimisation fiscale

    Anticiper l’impact fiscal de revenus venant s’ajouter aux pensions.

    Placements & épargne

    Compléter vos revenus de retraite par une épargne adaptée.

    Questions fréquentes

    Peut-on travailler en touchant sa retraite sans limite de revenus ?

    Oui, dans le cadre du cumul intégral. Il faut avoir liquidé toutes ses pensions, atteint l’âge légal et obtenu le taux plein (ou avoir 67 ans). Dans ce cas, aucun plafond ne s’applique. À défaut, on relève du cumul plafonné, qui limite la somme pension + revenus à 160 % du SMIC ou au dernier salaire.

    Le cumul emploi-retraite crée-t-il de nouveaux droits ?

    Oui, mais uniquement en cumul intégral et depuis le 1er septembre 2023. Les cotisations versées ouvrent droit à une seconde pension, liquidable à la cessation définitive d’activité. Elle est plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 403 € par an en 2026. En cumul plafonné, aucun droit nouveau n’est créé.

    La réforme de 2027 change-t-elle les règles pour les retraités actuels ?

    Non. La réforme issue de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 ne s’applique qu’aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027. Elle n’est pas rétroactive : les personnes ayant liquidé leur retraite avant cette date conservent les règles actuelles.

    Cumul emploi-retraite : faites le point sur vos droits

    Conditions, plafonds, seconde pension, arbitrage avant 2027 : évaluons ensemble votre situation de cumul emploi-retraite, à Auch et dans le Gers.

  • Rachat de trimestres : est-ce vraiment rentable ?

    Rachat de trimestres : est-ce vraiment rentable ?

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    Conseiller en gestion de patrimoine étudiant un rachat de trimestres à Auch

    Retraite

    Rachat de trimestres : est-ce vraiment rentable ?

    Avancer son départ ou éviter la décote : le rachat séduit, mais c’est un budget. Comment savoir si l’opération vaut le coup dans votre cas.

    Racheter des trimestres pour partir plus tôt ou toucher une meilleure pension : l’idée séduit, surtout à l’approche de la retraite. Mais le rachat (officiellement « versement pour la retraite ») représente un budget conséquent, et son intérêt dépend étroitement de votre situation. Voici comment raisonner avant de signer un chèque à votre caisse.

    Qu’est-ce que le rachat de trimestres ?

    Le rachat de trimestres permet de cotiser volontairement pour des périodes où vous avez peu ou pas validé de droits : années d’études supérieures ayant donné un diplôme, ou années civiles incomplètes (moins de quatre trimestres validés). En échange d’un versement, ces trimestres viennent s’ajouter à votre relevé de carrière. L’objectif : se rapprocher du taux plein, voire avancer la date de départ. Le dispositif est encadré et plafonné à douze trimestres au total.

    Les deux options : « taux seul » ou « taux et durée »

    Le rachat se décline en deux formules aux effets très différents. L’option 1, dite « taux seul », réduit ou supprime la décote appliquée si vous partez sans avoir tous vos trimestres : elle améliore le taux de liquidation, mais pas la durée d’assurance retenue pour le calcul. L’option 2, « taux et durée d’assurance », agit à la fois sur la décote et sur le coefficient de proratisation : elle est plus complète, donc plus chère. Le choix entre les deux dépend de votre profil et du nombre de trimestres qu’il vous manque.

    CritèreOption 1 — Taux seulOption 2 — Taux et durée
    EffetRéduit la décoteRéduit la décote et améliore la durée
    CoûtMoins élevéPlus élevé
    Profil typeCarrière quasi complèteTrimestres manquants nombreux
    DéductibilitéDu revenu imposableDu revenu imposable

    Combien ça coûte (et pourquoi le prix varie autant)

    Le coût d’un trimestre n’est pas forfaitaire : il dépend de votre âge au moment du rachat, de vos revenus d’activité récents et de l’option choisie. Plus vous rachetez tard et plus vos revenus sont élevés, plus le prix grimpe — il peut aller de quelques milliers d’euros à plus de 7 000 € par trimestre dans les cas les plus chers. C’est pourquoi un rachat se simule toujours au cas par cas, à l’aide du devis officiel fourni par votre caisse de retraite, avant toute décision.

    Dans quels cas est-ce vraiment rentable ?

    Le rachat devient intéressant lorsqu’il vous permet de franchir un seuil : éviter une décote importante, ou atteindre le taux plein juste avant le départ. L’avantage fiscal renforce souvent l’opération : les versements sont déductibles de votre revenu imposable, sans entrer dans le plafonnement global des niches. À forte tranche marginale, l’économie d’impôt peut couvrir une part notable du coût. À l’inverse, racheter très tôt dans la carrière, ou alors que les règles de départ peuvent encore évoluer, fait courir un risque : c’est tout l’enjeu d’un calcul de rentabilité personnalisé, au cœur d’une démarche pour préparer sa retraite.

    Les alternatives à considérer

    Le rachat n’est pas la seule voie. Selon votre âge et vos objectifs, un effort d’épargne dédié peut s’avérer plus souple : un plan d’épargne retraite (PER), par exemple, offre lui aussi une déduction des versements et conserve votre capital disponible sous conditions, là où un rachat est définitif. D’autres leviers existent : surcote en travaillant au-delà du taux plein, cumul emploi-retraite, optimisation de la fin de carrière. À Auch et dans le Gers, comparer ces options à partir de votre relevé de carrière permet d’éviter une dépense mal calibrée et de l’intégrer à vos placements et votre épargne.

    Le terme de la semaine : Décote

    La décote est une minoration définitive appliquée à la pension lorsqu’un assuré part à la retraite sans avoir atteint le taux plein, c’est-à-dire sans le nombre de trimestres requis ni l’âge d’annulation de la décote. Chaque trimestre manquant réduit la pension d’un pourcentage fixe ; le rachat de trimestres vise précisément à effacer tout ou partie de cette pénalité.

    Pour aller plus loin

    Le rachat de trimestres est une décision qui se prépare avec plusieurs années d’avance. Trois pistes pour approfondir.

    Préparer sa retraite

    Faire le point sur ses droits, sa date de départ et les leviers pour améliorer sa pension.

    Placements & épargne

    Comparer le rachat à un effort d’épargne dédié, plus souple et tout aussi déductible.

    Nos services

    Intégrer le sujet retraite dans une stratégie patrimoniale d’ensemble.

    Questions fréquentes

    Combien de trimestres peut-on racheter ?

    Jusqu’à douze trimestres au total, au titre des années d’études supérieures diplômantes ou des années civiles incomplètes. Le rachat peut se faire en une fois ou de façon échelonnée.

    Le rachat de trimestres est-il déductible des impôts ?

    Oui. Les versements pour la retraite sont déductibles du revenu imposable, sans entrer dans le plafonnement global des niches fiscales. L’économie d’impôt dépend de votre tranche marginale.

    Vaut-il mieux racheter des trimestres ou ouvrir un PER ?

    Cela dépend de votre situation. Le rachat agit directement sur la pension mais est définitif ; le PER reste plus souple et offre aussi une déduction. Une simulation personnalisée permet de trancher.

    Faites simuler votre rachat avant de décider

    À Auch et dans le Gers, nous comparons rachat de trimestres, PER et autres leviers à partir de votre relevé de carrière.

  • PER : sortie en capital ou en rente, comment choisir ?

    PER : sortie en capital ou en rente, comment choisir ?

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    Choisir la sortie de son PER en capital ou en rente — conseil retraite à Auch

    Retraite · PER

    PER : sortie en capital ou en rente, comment choisir ?

    Au moment de la retraite, le plan d’épargne retraite offre plusieurs portes de sortie. Capital, rente, ou un mélange des deux : ce qui change vraiment.

    On parle beaucoup de l’entrée dans un plan d’épargne retraite — la déduction fiscale des versements — mais beaucoup moins de la sortie. C’est pourtant un choix structurant : à la retraite, le PER peut être récupéré en capital, transformé en rente, ou les deux. Chaque option a ses règles et sa fiscalité.

    Trois portes de sortie

    Le plan d’épargne retraite offre aujourd’hui une grande liberté à la retraite. Vous pouvez récupérer votre épargne en une ou plusieurs fois sous forme de capital, la convertir en rente viagère versée jusqu’à la fin de votre vie, ou panacher les deux. C’est l’une des grandes souplesses de ce produit.

    La sortie en capital : liberté et projets

    Récupérer son épargne en capital permet de financer un projet, d’aider ses proches ou de réinvestir librement. Attention toutefois à la fiscalité : la part correspondant aux versements (qui ont été déduits à l’entrée) est soumise à l’impôt sur le revenu, et les gains au prélèvement forfaitaire. Étaler les retraits sur plusieurs années permet souvent de limiter la facture.

    CritèreSortie en capitalSortie en rente
    Disponibilité de l’épargneTotaleVersements réguliers à vie
    RisqueGestion par vos soinsAucun (revenu garanti)
    Transmission du soldePossibleLimitée (selon option)
    Idéal pourUn projet, de la souplesseSécuriser un revenu

    La sortie en rente : un revenu garanti à vie

    La rente viagère transforme votre épargne en revenu régulier versé jusqu’à votre décès — une sécurité appréciable pour compléter sa pension sans crainte de « manquer ». En contrepartie, le capital est en principe aliéné : il ne sera plus disponible ni transmis librement (sauf options de réversion ou d’annuités garanties). La rente est imposée comme une pension.

    Capital, rente : comment trancher ?

    Tout dépend de vos besoins. Si vous avez un projet précis ou souhaitez garder la main sur votre épargne, le capital s’impose. Si votre priorité est un revenu sûr et régulier, la rente rassure. Beaucoup choisissent un mix : une partie en capital pour la souplesse, une partie en rente pour la sécurité. Ce choix se réfléchit en amont, dans le cadre d’une préparation de la retraite.

    Le terme de la semaine : la rente viagère

    La rente viagère est un revenu versé périodiquement jusqu’au décès du bénéficiaire, en échange d’un capital aliéné. Elle protège contre le risque de longévité (vivre plus longtemps que son épargne), mais prive en général de la disponibilité du capital. Des options permettent d’en adoucir les contours.

    Pour aller plus loin

    La sortie du PER se prépare bien avant le départ à la retraite. Selon votre situation :

    Préparer sa retraite

    Anticiper le moment de la sortie.

    Le PER en pratique

    Comprendre le fonctionnement du plan.

    Optimisation fiscale

    Maîtriser la fiscalité de la sortie.

    Questions fréquentes

    Peut-on récupérer tout son PER en une fois ?

    Oui, la sortie en capital total est possible à la retraite. Mais elle peut alourdir l’impôt l’année du retrait : étaler la sortie sur plusieurs années est souvent plus avantageux.

    La rente du PER est-elle imposable ?

    Oui, elle est imposée comme une pension de retraite, après un abattement, et supporte les prélèvements sociaux sur une fraction de son montant.

    Que devient le PER en cas de décès ?

    Cela dépend de l’option choisie et du moment du décès. Un PER assurantiel non liquidé peut être transmis aux bénéficiaires désignés, dans un cadre fiscal proche de celui de l’assurance-vie. C’est un point à anticiper.

    Capital ou rente : préparez votre sortie

    Le choix se prépare en amont de la retraite. Un point permet d’estimer la fiscalité de chaque option et de définir le dosage adapté à vos besoins.

  • Retraite : combien épargner pour maintenir son niveau de vie ?

    Retraite : combien épargner pour maintenir son niveau de vie ?

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    Préparer sa retraite avec un conseiller en gestion de patrimoine à Auch

    Retraite · Préparation

    Retraite : combien épargner pour maintenir son niveau de vie ?

    Taux de remplacement, effort d’épargne, effet du temps : les repères pour savoir où vous en êtes et combien mettre de côté.

    À la retraite, les revenus baissent presque toujours — souvent plus qu’on ne l’imagine. La vraie question n’est pas « combien vais-je toucher », mais « combien dois-je épargner dès aujourd’hui pour combler l’écart ». Voici les repères pour y voir clair.

    Le vrai sujet : la baisse de revenus

    Au moment du départ, la pension versée par les régimes obligatoires ne représente qu’une partie de votre dernier revenu d’activité. Pour un salarié, l’ordre de grandeur tourne souvent autour de 60 à 75 %. Pour un indépendant, c’est généralement bien moins. Cet écart, c’est exactement ce que votre épargne personnelle doit venir compenser.

    Le taux de remplacement, votre point de départ

    Le taux de remplacement compare votre première pension à votre dernier salaire. Plus il est bas, plus l’effort d’épargne à anticiper est important. Le tableau ci-dessous donne des ordres de grandeur indicatifs — votre situation réelle dépend de votre carrière et de votre statut.

    SalariéIndépendant
    Taux de remplacement moyenEnviron 60 à 75 %Souvent moins de 50 %
    Écart à comblerModéréImportant
    Effort d’épargne à prévoirRégulierPrioritaire

    Commencer tôt : l’effet le plus puissant

    C’est le levier le plus sous-estimé. Grâce aux intérêts composés, un effort modeste commencé à 30 ou 35 ans pèse souvent plus lourd qu’un gros effort démarré à 55 ans. Épargner moins, mais plus longtemps, coûte au final beaucoup moins cher pour un même résultat. Le temps fait une grande partie du travail à votre place.

    Quels supports pour préparer sa retraite ?

    Deux outils se complètent. Le plan d’épargne retraite (PER) permet de déduire ses versements de son revenu imposable, mais l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé, comme l’achat de la résidence principale). L’assurance-vie, elle, reste disponible à tout moment et offre une grande souplesse. Le bon dosage entre les deux dépend de votre tranche d’imposition et de votre horizon.

    Le terme de la semaine : le taux de remplacement

    Le taux de remplacement est le rapport entre votre première pension de retraite et votre dernier revenu d’activité. C’est l’indicateur clé pour mesurer la baisse de niveau de vie à anticiper : un taux de 60 % signifie une perte de revenus de 40 % dès le premier mois de retraite.

    Pour aller plus loin

    Estimer son besoin et calibrer son effort d’épargne, c’est le cœur d’une bonne préparation. Selon votre situation :

    Préparer sa retraite

    Bâtir un plan d’épargne adapté à votre horizon.

    Épargne & placements

    Choisir les bons supports pour faire fructifier.

    Optimisation fiscale

    Profiter de la déduction des versements PER.

    Questions fréquentes

    À partir de quel âge faut-il épargner pour la retraite ?

    Le plus tôt est le mieux : grâce aux intérêts composés, un effort modéré commencé à 30 ou 35 ans pèse souvent plus qu’un gros effort tardif. Mais il n’est jamais trop tard pour agir utilement.

    PER ou assurance-vie pour ma retraite ?

    Les deux sont complémentaires. Le PER offre une déduction fiscale immédiate mais l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage). L’assurance-vie reste disponible à tout moment. Le bon dosage dépend de votre situation.

    Les indépendants sont-ils plus exposés ?

    Souvent, oui : leur pension obligatoire représente une part plus faible de leurs revenus d’activité. L’effort d’épargne personnel est donc d’autant plus important à anticiper.

    Où en êtes-vous pour votre retraite ?

    Un point d’étape permet d’estimer le revenu dont vous disposerez et de calibrer votre effort d’épargne, sans approximation.

  • PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

    PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

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    Paysage du Gers

    Retraite · Indépendants

    PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

    Artisan, commerçant, profession libérale : votre retraite obligatoire sera plus faible que celle d’un salarié. Le Plan d’Épargne Retraite est l’outil pour compenser — et défiscaliser.

    Quand on est à son compte — artisan, commerçant, profession libérale — on construit son activité, parfois son patrimoine professionnel… mais rarement sa retraite. Or les régimes obligatoires des indépendants versent des pensions souvent bien inférieures à celles des salariés, à revenu équivalent. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui l’outil le plus efficace pour combler cet écart, avec un avantage fiscal immédiat.

    Pourquoi les indépendants sont particulièrement concernés

    Le constat est connu mais rarement anticipé : les cotisations retraite des travailleurs non salariés (TNS) sont calculées différemment de celles des salariés, et la pension qui en découle représente une part plus faible des derniers revenus. Sans épargne complémentaire, le passage à la retraite peut se traduire par une chute du niveau de vie. Plus on s’y prend tôt, plus l’effort d’épargne mensuel reste léger.

    Le PER, comment ça marche ?

    Le PER est une enveloppe dédiée à la retraite. On y verse à son rythme, l’épargne est investie (du fonds en euros sécurisé aux unités de compte), et elle reste bloquée jusqu’à la retraite — à quelques exceptions près. À la sortie, on choisit : capital, rente viagère, ou un mélange des deux. C’est cette souplesse, couplée à l’avantage fiscal, qui en a fait le placement retraite de référence.

    L’avantage fiscal : déduire ses versements

    C’est l’atout central. Les sommes versées sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond. Pour un indépendant fortement imposé, l’économie d’impôt peut être substantielle : verser sur son PER, c’est à la fois se constituer un capital retraite et réduire sa note fiscale de l’année. En contrepartie, les sommes seront imposées à la sortie — d’où l’intérêt d’un arbitrage réfléchi entre votre tranche d’imposition d’aujourd’hui et celle de demain.

    PhaseCe qui se passe
    À l’entréeVersements déductibles du revenu imposable (dans la limite du plafond)
    PendantÉpargne investie, capitalisation sans impôt
    À la sortieCapital et/ou rente, imposés selon les règles en vigueur

    Quand peut-on récupérer son épargne ?

    Le PER est bloqué jusqu’à la retraite, mais la loi prévoit des cas de déblocage anticipé : l’achat de la résidence principale, ou les accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage…). Le déblocage pour l’achat de la résidence principale est particulièrement intéressant pour un indépendant qui souhaite devenir propriétaire.

    Le terme de la semaine : le plafond épargne retraite

    Chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction pour vos versements retraite, indiqué sur votre avis d’imposition. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables : un indépendant qui n’a jamais cotisé peut donc déduire un montant important la première année. C’est un levier puissant, souvent sous-exploité.

    Pour aller plus loin

    La préparation de la retraite s’articule avec le reste de votre situation patrimoniale et fiscale. À Auch comme dans tout le Gers, je vous aide à dimensionner l’effort d’épargne et à choisir les bons supports :

    Préparer sa retraite

    Construire un complément adapté à votre activité.

    Optimisation fiscale

    Réduire son impôt avec les bons dispositifs.

    Prévoyance

    Protéger ses revenus et ses proches.

    Questions fréquentes

    Le PER est-il réservé aux indépendants ?

    Non, il est ouvert à tous. Mais il est particulièrement pertinent pour les indépendants, dont la retraite obligatoire est souvent plus faible.

    Que se passe-t-il si je ne déduis pas mes versements ?

    Vous pouvez choisir de ne pas déduire à l’entrée ; dans ce cas, la fiscalité à la sortie est allégée. Ce choix dépend de votre situation.

    Puis-je transférer un ancien contrat Madelin ou article 83 ?

    Oui, les anciens contrats retraite peuvent généralement être transférés vers un PER, souvent plus souple.

    Indépendant à Auch ? Faisons le point sur votre retraite.

    En un rendez-vous, on estime votre future pension et l’effort d’épargne nécessaire pour maintenir votre niveau de vie.