Auteur/autrice : nicolas cama

  • Prévoyance des indépendants : se protéger avec la loi Madelin

    Prévoyance des indépendants : se protéger avec la loi Madelin

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Paysage du Gers

    Prévoyance · Indépendants

    Prévoyance des indépendants : se protéger avec la loi Madelin

    Un arrêt de travail, une maladie, un accident… Quand on est à son compte dans le Gers, les revenus s’arrêtent vite. La prévoyance Madelin permet de s’en prémunir.

    Quand on est salarié, un arrêt de travail prolongé est en partie compensé par la Sécurité sociale et la prévoyance d’entreprise. Quand on est indépendant — artisan, commerçant, profession libérale dans le Gers — la réalité est tout autre : les indemnités des régimes obligatoires sont souvent faibles, parfois inexistantes. Un coup dur peut alors faire vaciller toute une activité, et tout un foyer. La prévoyance Madelin existe précisément pour combler ce vide.

    Le risque mal connu des indépendants

    La couverture obligatoire des travailleurs non salariés en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès est limitée, et très variable selon les régimes. Pour beaucoup d’indépendants, un arrêt de plusieurs semaines se traduit par une chute brutale, voire un arrêt total, des revenus — alors même que les charges, elles, continuent de courir. C’est le risque le plus sous-estimé chez les entrepreneurs individuels.

    La prévoyance Madelin, comment ça marche

    Un contrat de prévoyance Madelin permet à un indépendant de souscrire des garanties complémentaires : indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, rente en cas d’invalidité, capital ou rente pour les proches en cas de décès. On choisit le niveau de couverture en fonction de ses revenus et de ses charges, pour maintenir son train de vie et protéger sa famille quoi qu’il arrive.

    L’avantage fiscal : déduire ses cotisations

    C’est la force du cadre Madelin : les cotisations versées sur un contrat de prévoyance sont déductibles du bénéfice imposable, dans certaines limites. Se protéger coûte donc, en net, moins cher qu’il n’y paraît, puisqu’une partie de l’effort est prise en charge par l’économie d’impôt. Le même cadre s’applique à la complémentaire santé et à la retraite Madelin.

    Bien dimensionner ses garanties

    L’erreur classique consiste à souscrire un contrat standard sans l’ajuster à sa situation réelle. Les points à vérifier sont essentiels : le délai de carence avant le versement des indemnités, le montant des indemnités journalières, la définition de l’invalidité retenue, et le capital décès au regard des besoins de la famille et des crédits en cours. Un contrat mal calibré peut laisser de mauvaises surprises au pire moment.

    Le terme de la semaine : le délai de carence

    Le délai de carence (ou franchise) est la période, après le début d’un arrêt de travail, pendant laquelle aucune indemnité n’est versée. Plus il est court, plus la cotisation est élevée. Bien le choisir, en cohérence avec sa trésorerie et son épargne de précaution, est l’un des arbitrages clés d’un contrat de prévoyance.

    Pour aller plus loin

    La prévoyance est le socle de protection de tout indépendant ; elle se pense avec la retraite et l’optimisation fiscale. À Auch et dans tout le Gers, je vous aide à bâtir une protection sur mesure :

    Prévoyance

    Protéger ses revenus et ses proches.

    Préparer sa retraite

    PER et retraite Madelin pour les indépendants.

    Optimisation fiscale

    Déduire ses cotisations et réduire son impôt.

    Questions fréquentes

    La prévoyance Madelin est-elle obligatoire ?

    Non, c’est une démarche volontaire. Mais compte tenu de la faible couverture obligatoire des indépendants, elle est fortement recommandée.

    Quelle différence avec la retraite Madelin ?

    La prévoyance couvre les risques (arrêt, invalidité, décès) ; la retraite Madelin, comme le PER, sert à se constituer un complément de revenus pour la retraite. Les deux sont complémentaires.

    Les cotisations sont-elles vraiment déductibles ?

    Oui, dans les limites prévues par la loi Madelin, ce qui réduit le coût net de la protection. Le calcul dépend de vos revenus.

    Êtes-vous bien protégé en cas de coup dur ?

    En un rendez-vous, on vérifie vos garanties actuelles et on identifie les éventuelles failles dans votre protection.

  • LMNP : louer en meublé après la réforme de 2025

    LMNP : louer en meublé après la réforme de 2025

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
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    Immobilier · LMNP

    LMNP : louer en meublé après la réforme de 2025

    La location meublée reste l’un des placements immobiliers les plus efficaces fiscalement. Ce que la loi de finances 2025 a changé, et ce qui demeure.

    La location meublée non professionnelle, ou LMNP, est depuis longtemps l’une des stratégies préférées des investisseurs immobiliers — et pour cause : elle permet de percevoir des loyers tout en payant peu, voire pas, d’impôt pendant des années. La loi de finances pour 2025 a toutefois modifié une règle importante. Faisons le point sur ce qui change, et sur ce qui fait toujours la force du dispositif.

    Le LMNP, comment ça fonctionne

    Louer un logement meublé relève de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. Tant que les recettes ne dépassent pas certains seuils et restent une activité accessoire, on est « non professionnel ». Ce statut ouvre droit à deux régimes d’imposition, au choix, selon ce qui est le plus avantageux.

    Micro-BIC ou régime réel ?

    Le régime micro-BIC applique un abattement forfaitaire sur les loyers : simple, mais rarement optimal. Le régime réel, lui, permet de déduire toutes les charges (intérêts d’emprunt, travaux, frais) et surtout d’amortir le bien et le mobilier. Cet amortissement, purement comptable, vient effacer une grande partie des loyers imposables : c’est ce qui permet de percevoir des revenus quasiment défiscalisés pendant de longues années.

    Micro-BICRégime réel
    PrincipeAbattement forfaitaireDéduction des charges réelles
    AmortissementNonOui
    ComptabilitéTrès simplePlus exigeante
    IntérêtFaibles chargesLoyers souvent peu imposés

    Ce que la réforme 2025 a changé

    Jusqu’en 2024, les amortissements déduits pendant la détention n’étaient pas pris en compte lors du calcul de la plus-value à la revente — un avantage considérable. La loi de finances pour 2025 a mis fin à cette particularité : désormais, les amortissements pratiqués sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable au moment de la cession. Concrètement, la revente peut générer une plus-value taxable plus élevée qu’auparavant.

    Le LMNP reste-t-il intéressant ?

    Oui, sans hésiter. L’avantage principal — percevoir des loyers peu fiscalisés pendant la durée de détention — demeure pleinement. La réforme ne fait que rééquilibrer la fiscalité au moment de la revente. Pour un investisseur qui vise des revenus complémentaires réguliers et un horizon long, le LMNP conserve tout son attrait, à condition d’intégrer cette nouvelle donne dans sa stratégie de sortie.

    Le terme de la semaine : l’amortissement

    L’amortissement consiste à déduire chaque année une fraction de la valeur du bien et du mobilier, pour tenir compte de leur usure théorique. C’est une charge comptable qui ne sort pas de votre poche, mais qui réduit le bénéfice imposable. En LMNP au réel, c’est le principal levier permettant de neutraliser l’impôt sur les loyers.

    Pour aller plus loin

    Le LMNP s’inscrit dans une stratégie immobilière et fiscale d’ensemble. C’est l’une des voies à étudier après la fin du Pinel. Selon vos objectifs :

    Investissement immobilier

    Choisir entre LMNP, SCPI et démembrement.

    Optimisation fiscale

    Réduire l’imposition de ses revenus locatifs.

    Préparer sa retraite

    Se constituer des revenus complémentaires.

    Questions fréquentes

    Quelle différence entre LMNP et LMP ?

    Le LMNP est non professionnel ; au-delà de certains seuils de recettes, on bascule en loueur meublé professionnel (LMP), au régime fiscal et social différent.

    La réforme 2025 rend-elle le LMNP moins attractif ?

    Elle alourdit la fiscalité à la revente, mais l’avantage sur les loyers pendant la détention reste entier. Tout dépend de votre horizon.

    Faut-il un expert-comptable en LMNP au réel ?

    Ce n’est pas obligatoire, mais vivement conseillé : la comptabilité et les amortissements demandent de la rigueur.

    Un projet de location meublée ?

    On évalue ensemble le régime le plus avantageux et l’impact de la réforme sur votre stratégie.

  • Le démembrement : transmettre en gardant l’usage

    Le démembrement : transmettre en gardant l’usage

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
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    Transmission · Démembrement

    Le démembrement : transmettre en gardant l’usage

    Donner un bien à ses enfants tout en continuant d’en profiter, et réduire fortement les droits : c’est toute la puissance du démembrement de propriété.

    Et si l’on pouvait donner un bien à ses enfants… tout en continuant d’y vivre ou d’en percevoir les loyers ? C’est exactement ce que permet le démembrement de propriété, l’un des outils les plus puissants — et les plus élégants — de la transmission patrimoniale. Le principe est simple, ses effets fiscaux remarquables.

    Usufruit, nue-propriété : de quoi parle-t-on ?

    La pleine propriété d’un bien se décompose en deux droits. L’usufruit, c’est le droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les revenus (habiter le logement, encaisser les loyers). La nue-propriété, c’est le droit de disposer du bien, sans pouvoir s’en servir tant que dure l’usufruit. Démembrer, c’est séparer ces deux droits entre deux personnes — typiquement, le parent garde l’usufruit, l’enfant reçoit la nue-propriété.

    Pourquoi c’est fiscalement intéressant

    Lorsqu’on donne la seule nue-propriété, les droits de donation ne portent que sur la valeur de cette nue-propriété, et non sur celle du bien entier. Cette valeur est déterminée par un barème officiel lié à l’âge de l’usufruitier (article 669 du CGI) : plus le donateur est jeune, plus la valeur de l’usufruit est élevée, et donc plus la nue-propriété transmise est faible. Résultat : une base taxable réduite, et donc des droits allégés.

    Âge de l’usufruitierValeur de l’usufruitValeur de la nue-propriété
    Moins de 51 ans60 %40 %
    De 61 à 70 ans40 %60 %
    De 71 à 80 ans30 %70 %
    De 81 à 90 ans20 %80 %

    L’avantage au décès : une reconstitution en franchise

    C’est l’atout décisif. Au décès de l’usufruitier, l’usufruit s’éteint et le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété — sans aucun droit de succession supplémentaire sur cette reconstitution. Le bien a donc été transmis intégralement, mais seule la nue-propriété (souvent minorée) aura été taxée, au moment de la donation. La valorisation du bien échappe ainsi à toute taxation au décès.

    Dans quels cas l’utiliser ?

    Le démembrement s’applique à de nombreux biens : la résidence principale, un bien locatif (le parent conserve les loyers), des parts de SCPI, ou encore des liquidités placées. Couplé à l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant, il permet d’organiser une transmission progressive et fiscalement optimisée, sans se déposséder de ses revenus ou de l’usage de son logement.

    Le terme de la semaine : le quasi-usufruit

    Le quasi-usufruit s’applique aux biens « consomptibles » comme les sommes d’argent. L’usufruitier peut alors utiliser librement les fonds, à charge pour ses héritiers de récupérer une créance équivalente sur la succession. C’est un mécanisme subtil, souvent utilisé avec l’assurance-vie ou après la vente d’un bien démembré, qui mérite un accompagnement précis.

    Pour aller plus loin

    Le démembrement se combine avec les autres outils de transmission — donation, assurance-vie, donation-partage. Avant de se lancer, un point d’ensemble s’impose. Selon vos objectifs :

    Transmission & succession

    Bâtir une stratégie de transmission complète.

    Immobilier

    Acquérir ou transmettre un bien en démembrement.

    Épargne & placements

    Articuler assurance-vie et démembrement.

    Questions fréquentes

    Qui paie les travaux et la taxe foncière en démembrement ?

    En principe, l’usufruitier assume l’entretien courant et les charges, le nu-propriétaire les gros travaux. Une convention peut préciser la répartition.

    Peut-on vendre un bien démembré ?

    Oui, mais usufruitier et nu-propriétaire doivent être d’accord. Le prix est alors réparti selon le barème, sauf accord pour un report sur un autre bien.

    Le démembrement concerne-t-il aussi l’assurance-vie ?

    Oui, via la clause bénéficiaire démembrée : un bénéficiaire reçoit l’usufruit du capital, un autre la nue-propriété. C’est une stratégie fine de transmission.

    La transmission vous préoccupe ?

    On étudie ensemble si le démembrement peut alléger la fiscalité de votre transmission, tout en préservant vos revenus.

  • Investissement locatif dans le Gers : que faire après la fin du Pinel ?

    Investissement locatif dans le Gers : que faire après la fin du Pinel ?

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    Immobilier · Gers

    Investissement locatif dans le Gers : que faire après la fin du Pinel ?

    Le dispositif Pinel s’est éteint fin 2024. Pour investir dans la pierre à Auch, L’Isle-Jourdain ou Condom, d’autres stratégies prennent le relais.

    Pendant des années, l’investissement locatif neuf rimait avec « Pinel ». Mais ce dispositif de réduction d’impôt s’est définitivement éteint le 31 décembre 2024. Pour qui souhaite investir dans la pierre à Auch, L’Isle-Jourdain, Condom ou ailleurs dans le Gers, la question se pose donc autrement : sans Pinel, quelles stratégies restent pertinentes ? Bonne nouvelle, elles sont nombreuses — et souvent plus solides.

    Le Pinel, c’est fini : ce que ça change

    Le Pinel permettait de réduire son impôt en achetant un logement neuf destiné à la location. Sa disparition fin 2024 ne signifie pas la fin de l’investissement locatif : elle invite simplement à revenir à des logiques patrimoniales plus durables, qui ne reposent pas sur un avantage fiscal temporaire mais sur la qualité de l’emplacement et la mécanique de l’investissement. Dans un département comme le Gers, où les prix restent mesurés, cela ouvre de réelles opportunités.

    Le LMNP : louer en meublé, un classique toujours d’actualité

    La location meublée non professionnelle (LMNP) reste l’une des voies les plus intéressantes. Elle permet, via le régime réel, d’amortir le bien et le mobilier, et donc de percevoir des loyers peu ou pas fiscalisés pendant de nombreuses années. À noter : la loi de finances pour 2025 a modifié le calcul de la plus-value à la revente, en réintégrant les amortissements déduits. Le LMNP conserve néanmoins tout son intérêt pour générer des revenus complémentaires.

    Le déficit foncier : rénover l’ancien pour gommer ses revenus fonciers

    Acheter un bien ancien à rénover dans un bourg gersois et y réaliser des travaux permet de créer un déficit foncier : les travaux viennent en déduction des revenus fonciers, et l’excédent s’impute sur le revenu global dans certaines limites. C’est une stratégie particulièrement adaptée au patrimoine ancien du Gers, tout en participant à la rénovation des centres-bourgs.

    Nue-propriété et SCPI : investir autrement

    Pour qui ne souhaite aucune gestion, deux options se distinguent. L’achat en nue-propriété permet d’acquérir un bien décoté, sans loyers à déclarer pendant la durée du démembrement, et de récupérer la pleine propriété à terme. Et la SCPI permet d’investir dans l’immobilier sans aucune contrainte de gestion, même avec un budget modeste.

    Le terme de la semaine : le déficit foncier

    Le déficit foncier naît lorsque les charges déductibles d’un bien locatif (notamment les travaux) dépassent les loyers perçus. Ce déficit s’impute sur les autres revenus fonciers, et la fraction liée aux travaux peut réduire le revenu global imposable, dans la limite d’un plafond annuel. C’est un levier puissant pour les contribuables détenant ou achetant de l’ancien à rénover.

    Et demain ? Un nouveau cadre en préparation

    Le sujet du soutien à l’investissement locatif n’est pas clos : un nouveau dispositif en faveur des bailleurs privés est en discussion dans le cadre du budget 2026. Rien n’est encore voté à ce jour, et il serait prématuré de bâtir une stratégie dessus. La prudence consiste à investir sur des fondamentaux solides aujourd’hui, quitte à profiter d’un futur dispositif s’il voit le jour.

    Pour aller plus loin

    Chaque projet locatif mérite d’être étudié au regard de votre fiscalité et de vos objectifs. À Auch et dans tout le Gers, je vous aide à choisir la bonne stratégie :

    Investissement immobilier

    Locatif, SCPI, démembrement : trouver la bonne voie.

    Optimisation fiscale

    Réduire son imposition grâce à l’immobilier.

    Transmission

    Préparer la transmission d’un bien locatif.

    Questions fréquentes

    Peut-on encore défiscaliser dans l’immobilier sans le Pinel ?

    Oui. Le LMNP, le déficit foncier ou le démembrement offrent des leviers fiscaux solides, souvent plus durables que le Pinel.

    Le Gers est-il un bon endroit pour investir ?

    Avec des prix mesurés et des centres-bourgs à revitaliser, le Gers offre des opportunités intéressantes, à condition de bien choisir l’emplacement.

    Faut-il attendre le futur dispositif pour les bailleurs ?

    Non. Rien n’est voté, et la qualité d’un investissement repose d’abord sur ses fondamentaux. Un futur dispositif ne serait qu’un bonus.

    Un projet immobilier dans le Gers ?

    On définit ensemble la stratégie locative la plus adaptée à votre situation et à votre fiscalité.

  • SCPI : investir dans l’immobilier sans souci de gestion

    SCPI : investir dans l’immobilier sans souci de gestion

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
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    Immobilier · SCPI

    SCPI : investir dans l’immobilier sans souci de gestion

    Devenir propriétaire de bureaux, de commerces ou de logements partout en Europe, sans gérer de locataire ni de travaux. C’est la promesse des SCPI.

    Investir dans l’immobilier attire, mais la perspective de gérer des locataires, des travaux et des impayés en refroidit plus d’un. La SCPI — société civile de placement immobilier — répond exactement à ce besoin : devenir propriétaire d’une fraction d’un grand patrimoine immobilier, en déléguant entièrement la gestion. On parle souvent de « pierre-papier ».

    Qu’est-ce qu’une SCPI, concrètement ?

    Une SCPI collecte l’argent de nombreux épargnants pour acheter et gérer un parc immobilier : bureaux, commerces, entrepôts, santé, parfois logements, en France comme ailleurs en Europe. En échange de votre investissement, vous recevez des parts, et donc une quote-part des loyers, versée généralement chaque trimestre. Une société de gestion agréée s’occupe de tout : acquisition, location, entretien, revente.

    Pourquoi les épargnants s’y intéressent

    Trois raisons principales. D’abord l’accessibilité : on peut investir dès quelques centaines d’euros, là où l’achat d’un bien en direct demande un apport conséquent. Ensuite la mutualisation : votre épargne est répartie sur des dizaines, voire des centaines d’immeubles et de locataires, ce qui dilue le risque d’impayé. Enfin la tranquillité : aucune gestion à assurer.

    Immobilier en directSCPI
    Ticket d’entréeÉlevé (apport + crédit)Quelques centaines d’euros
    GestionÀ votre chargeDéléguée
    DiversificationUn seul bienDes dizaines de biens
    DisponibilitéRevente du bienRevente des parts

    Quel rendement, pour quels risques ?

    Les SCPI distribuent un revenu régulier, historiquement situé autour de 4 à 5 % par an, mais ce niveau n’est ni garanti ni constant. Comme tout placement immobilier, la valeur des parts peut monter ou baisser, et le capital n’est pas garanti. La SCPI est un placement de long terme (au moins huit à dix ans recommandés), peu liquide : il faut accepter de ne pas pouvoir récupérer son argent instantanément.

    Comment investir : comptant, à crédit ou en assurance-vie

    Plusieurs voies existent. L’achat au comptant procure un complément de revenus immédiat. L’achat à crédit permet d’utiliser l’effet de levier et de déduire les intérêts d’emprunt des revenus fonciers. Enfin, loger des SCPI dans une assurance-vie combine la pierre-papier et la fiscalité avantageuse de l’enveloppe. Le bon montage dépend de vos objectifs et de votre fiscalité.

    Le terme de la semaine : le taux de distribution

    Le taux de distribution est l’indicateur clé d’une SCPI : il rapporte les revenus versés sur l’année au prix de la part. C’est l’équivalent du « rendement » de la SCPI. Attention, un taux élevé n’est pas un gage de qualité : il faut aussi regarder la solidité du patrimoine, le taux d’occupation et la régularité dans le temps.

    Pour aller plus loin

    La SCPI peut jouer plusieurs rôles dans une stratégie : revenus complémentaires, diversification, préparation de la retraite. Avant d’investir, un point sur l’ensemble de votre situation s’impose. Selon vos objectifs :

    Investissement immobilier

    Choisir entre direct, SCPI et démembrement.

    Épargne & placements

    Loger des SCPI dans une assurance-vie.

    Préparer sa retraite

    Se constituer des revenus pour plus tard.

    Questions fréquentes

    Combien faut-il pour investir en SCPI ?

    Souvent quelques centaines à quelques milliers d’euros selon la SCPI. C’est bien plus accessible qu’un achat immobilier classique.

    Les revenus des SCPI sont-ils imposés ?

    Oui, les revenus fonciers sont imposables. Mais selon le mode de détention (crédit, assurance-vie, SCPI européenne), la fiscalité peut être optimisée.

    Peut-on perdre de l’argent avec une SCPI ?

    Oui. Ni le capital ni le rendement ne sont garantis : c’est un placement de long terme dont la valeur fluctue.

    La pierre-papier vous intéresse ?

    On regarde ensemble si la SCPI a sa place dans votre patrimoine, et selon quel mode de détention.

  • Faire fructifier son épargne à Vic-Fezensac : le cas d’un jeune couple d’actifs

    Faire fructifier son épargne à Vic-Fezensac : le cas d’un jeune couple d’actifs

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Paysage du Gers près de Vic-Fezensac

    Épargne & placements · Vic-Fezensac

    Faire fructifier son épargne à Vic-Fezensac : le cas d’un jeune couple d’actifs

    Livrets, assurance-vie, PEA : comment structurer une première épargne entre sécurité, projets et long terme.

    À Vic-Fezensac comme ailleurs dans le Gers, beaucoup de jeunes actifs épargnent un peu chaque mois sans véritable stratégie : l’argent s’accumule sur un compte courant ou un livret unique, sans cap ni horizon. Julie et Thomas, 34 et 36 ans, deux salaires et une capacité d’épargne régulière, nous ont sollicités pour donner un sens à ce capital. Voici comment nous avons structuré leur épargne, étape par étape.

    La situation : épargner, oui, mais sans cap

    Le couple disposait de quelques milliers d’euros dormant sur le compte courant et d’un Livret A bien rempli, mais d’aucune vision à moyen et long terme. Premier réflexe : clarifier les objectifs. Un projet immobilier dans cinq ans, la constitution d’un capital de très long terme et la volonté de garder de la souplesse cohabitaient. Avant tout placement, nous avons défini trois poches distinctes — précaution, projets, long terme — car une même somme ne se place pas de la même façon selon l’échéance. Cette hiérarchisation est le socle de toute stratégie d’épargne et de placement réussie.

    Sécuriser d’abord un matelas de précaution

    La première poche, la précaution, doit rester totalement disponible et sans risque. Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) remplissent ce rôle : capital garanti, retraits immédiats, intérêts exonérés. Nous avons calibré ce matelas autour de trois à six mois de dépenses courantes — ni plus, car au-delà l’argent perd du pouvoir d’achat face à l’inflation, ni moins, pour absorber un imprévu sans casser un placement de long terme. Cette base sécurisée libère ensuite l’esprit pour prendre, sur le reste, des risques mesurés et réfléchis.

    Donner du rendement au capital de long terme

    Pour la poche long terme, deux enveloppes se complètent. L’assurance-vie multisupport associe un fonds en euros sécurisé (effet cliquet) et des unités de compte plus dynamiques, avec une fiscalité qui s’allège après huit ans (abattement de 4 600 euros sur les gains, 9 200 euros pour un couple). Le PEA, lui, vise les actions européennes : après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu, hors prélèvements sociaux, dans la limite d’un plafond de versements de 150 000 euros. Pour un couple jeune, ce duo combine souplesse, potentiel de croissance et cadre fiscal favorable sur la durée. C’est aussi un levier d’optimisation fiscale à ne pas négliger.

    Choisir l’enveloppe selon l’horizon

    Le bon réflexe n’est pas de choisir « le meilleur placement » dans l’absolu, mais d’aligner chaque enveloppe sur un horizon de temps. Le tableau ci-dessous résume la logique que nous avons appliquée pour Julie et Thomas.

    EnveloppeHorizon & usagePoints clés
    Livret A / LDDSPrécaution, moins d’1 anCapital garanti, disponible, intérêts exonérés
    Assurance-vieMoyen-long terme, 8 ans et +Fonds euros + unités de compte, fiscalité douce après 8 ans
    PEALong terme, 5 ans et +Actions européennes, gains exonérés d’IR après 5 ans

    Les pièges du débutant

    Trois erreurs reviennent souvent. Tout laisser sur le compte courant, où l’inflation grignote le capital sans contrepartie. À l’inverse, tout investir en actions sans matelas de sécurité, ce qui oblige à vendre au pire moment en cas d’imprévu. Enfin, négliger les frais : sur plusieurs décennies, des frais élevés amputent une part considérable du capital final. Commencer tôt, automatiser un virement mensuel et réinvestir les gains comptent souvent davantage que de chercher le placement miracle — c’est tout l’intérêt des intérêts composés. C’est précisément ce travail de cadrage qu’apporte un conseiller de proximité.

    Le terme de la semaine : l’effet cliquet

    Sur un fonds en euros, l’effet cliquet signifie que les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis : ils ne peuvent plus être repris, même si les marchés baissent ensuite. C’est ce mécanisme qui sécurise la part prudente d’une assurance-vie et en fait un point d’ancrage rassurant dans une allocation.

    Pour aller plus loin

    Selon votre profil et vos projets, voici les services qui prolongent cette réflexion à Auch et dans le Gers.

    Épargne et placements

    Structurer une allocation équilibrée entre rendement, sécurité et disponibilité.

    Préparer sa retraite

    Transformer une épargne régulière en complément de revenus pour plus tard.

    Réduire sa fiscalité

    Identifier les enveloppes et dispositifs qui allègent votre imposition.

    Questions fréquentes

    Par quoi commencer quand on débute dans l’épargne ?

    Par un matelas de précaution sur un livret réglementé, équivalent à trois à six mois de dépenses. Une fois cette sécurité en place, on peut placer le reste sur des enveloppes de moyen et long terme selon ses projets.

    Assurance-vie ou PEA pour un jeune couple ?

    Les deux sont complémentaires. L’assurance-vie offre souplesse et diversification avec une fiscalité douce après huit ans ; le PEA vise les actions européennes avec des gains exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans. Le choix dépend de l’horizon et de la tolérance au risque.

    Combien faut-il épargner chaque mois ?

    Il n’existe pas de montant universel. L’essentiel est de fixer un virement automatique, même modeste, dès le début du mois, puis de l’ajuster à mesure que les revenus augmentent. La régularité prime sur le montant.

    Envie de structurer votre épargne ?

    Comme Julie et Thomas, faisons le point sur vos objectifs. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement, à Auch ou à distance.

  • Placement de trésorerie d’entreprise à Auch : un cas pratique

    Placement de trésorerie d’entreprise à Auch : un cas pratique

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Placement de tresorerie d entreprise a Auch dans le Gers

    Cas pratique · Épargne & placements

    Placer la trésorerie de son entreprise à Auch : un cas pratique

    Une société auscitaine accumule une trésorerie qui dort sur son compte courant. Comment la faire travailler sans la bloquer ni prendre de risque excessif ? Illustration d’une démarche concrète.

    De nombreuses sociétés du Gers accumulent, au fil des exercices, une trésorerie qui dépasse leurs besoins courants. Laissée sur un compte courant, elle ne rapporte rien et perd même de la valeur face à l’inflation. La placer est tout à fait possible, à condition de répondre d’abord à une question simple : de quelle partie de cette trésorerie l’entreprise a-t-elle réellement besoin à court terme ? Prenons un cas représentatif des situations que nous accompagnons à Auch — donné ici à titre d’exemple — pour illustrer la démarche.

    La situation : une trésorerie qui dort

    Imaginons une société de services installée à Auch, dirigée par une gérante unique. Après plusieurs exercices bénéficiaires, elle dispose d’une trésorerie nettement supérieure à ses besoins d’exploitation. Une partie constitue un coussin de sécurité indispensable ; une autre pourrait être placée. La dirigeante hésite : elle souhaite faire travailler cet argent sans le bloquer ni s’exposer à un risque qu’elle ne maîtrise pas. C’est un point de départ très fréquent, et la réponse dépend entièrement de l’horizon et du niveau de disponibilité recherchés.

    Disponibilité, sécurité, rendement : placer le curseur

    Tout placement de trésorerie revient à arbitrer entre trois critères : la disponibilité des fonds, la sécurité du capital et le rendement espéré. On ne peut pas maximiser les trois en même temps. Une somme qui doit rester immédiatement mobilisable se placera sur des supports très liquides et peu rémunérateurs ; une part dont l’entreprise n’a pas besoin avant plusieurs années peut viser un rendement supérieur, en acceptant une moindre disponibilité ou une part de risque. La première étape consiste donc à segmenter la trésorerie selon ces horizons, avant même de parler de produits.

    Les principales solutions de placement

    Plusieurs enveloppes existent pour une personne morale. Le compte à terme immobilise une somme sur une durée définie en échange d’une rémunération connue à l’avance ; il convient aux liquidités dont la date d’emploi est prévisible. Le contrat de capitalisation souscrit par la société permet de loger des supports diversifiés, du fonds en euros aux unités de compte, avec une fiscalité propre aux personnes morales. Les OPCVM monétaires ou obligataires offrent une gestion collective et une liquidité quotidienne. Enfin, des supports immobiliers comme les SCPI peuvent être envisagés pour une fraction de long terme. Le choix se fait toujours en fonction de l’horizon et de la tolérance au risque de l’entreprise, un arbitrage que nous étudions lors d’un point sur vos placements.

    La fiscalité, un paramètre à anticiper

    Pour une société soumise à l’impôt sur les sociétés, les produits financiers viennent en principe s’ajouter au résultat imposable. Certaines enveloppes, comme le contrat de capitalisation détenu par une personne morale, obéissent à des règles particulières, avec une taxation calculée chaque année selon un mode forfaitaire, puis régularisée lors du rachat. Ces mécanismes sont techniques et leur intérêt dépend de la situation précise de l’entreprise : c’est un sujet à examiner avec votre expert-comptable et votre conseil. L’objectif n’est jamais de placer pour placer, mais de combiner rendement et cadre fiscal cohérent, en lien avec votre stratégie fiscale.

    Construire un escalier de trésorerie

    La solution la plus robuste consiste rarement en un seul placement, mais en une répartition par horizon, parfois appelée escalier de trésorerie. Une première poche reste totalement disponible pour le fonctionnement courant ; une deuxième, à horizon de quelques mois à deux ans, recherche un peu de rendement tout en conservant une bonne liquidité ; une troisième, à plus long terme, peut viser une performance supérieure. Cette architecture évite d’immobiliser des fonds dont l’entreprise pourrait avoir besoin, tout en faisant travailler le surplus. À Auch, c’est l’approche que nous privilégions pour les dirigeants soucieux d’équilibre entre prudence et performance.

    HorizonType de placement adaptéDisponibilité
    Court terme (moins d’un an)Compte courant rémunéré, OPCVM monétaireImmédiate
    Moyen terme (1 à 3 ans)Compte à terme, contrat de capitalisationSelon le support
    Long terme (plus de 3 ans)Contrat de capitalisation, SCPIRéduite

    Le terme de la semaine : le contrat de capitalisation

    Le contrat de capitalisation est une enveloppe d’épargne proche de l’assurance-vie, mais qui peut être souscrite par une personne morale, comme une société. Il permet de regrouper différents supports d’investissement au sein d’un même contrat et obéit, pour une entreprise, à des règles fiscales spécifiques. C’est un outil fréquemment utilisé pour placer une trésorerie de long terme, à étudier au cas par cas.

    Pour aller plus loin

    Placer la trésorerie d’une entreprise, c’est aussi relier la situation de la société à celle de son dirigeant. Voici par où poursuivre.

    Placements et épargne

    Structurer le placement de votre trésorerie à Auch.

    Optimisation fiscale

    Articuler placement et fiscalité de l’entreprise.

    Bilan patrimonial

    Relier trésorerie professionnelle et patrimoine privé.

    Questions fréquentes

    Une entreprise peut-elle placer sa trésorerie sans la bloquer ?

    Oui. Une part de la trésorerie peut être placée sur des supports liquides, mobilisables rapidement, tandis qu’une autre, dont l’entreprise n’a pas besoin à court terme, vise un rendement supérieur. Tout repose sur la segmentation de la trésorerie par horizon de besoin.

    Comment est imposé le placement de trésorerie d’une société ?

    Pour une société à l’impôt sur les sociétés, les produits financiers s’ajoutent en principe au résultat imposable. Certaines enveloppes, comme le contrat de capitalisation des personnes morales, suivent des règles particulières. La fiscalité dépend de la forme de l’entreprise et du support : elle s’étudie avec votre expert-comptable.

    Quel placement pour la trésorerie excédentaire d’une entreprise ?

    Il n’existe pas de réponse unique. Comptes à terme, contrats de capitalisation, OPCVM ou SCPI répondent à des horizons et des besoins de disponibilité différents. Le bon placement est celui qui correspond à l’horizon de la somme concernée et à la tolérance au risque de l’entreprise.

    Optimiser la trésorerie de votre entreprise, à Auch

    Vous dirigez une société du Gers dont la trésorerie dort sur un compte courant ? Étudions ensemble une stratégie de placement adaptée à vos besoins de disponibilité.

  • Transmettre à ses enfants : donation et abattements

    Transmettre à ses enfants : donation et abattements

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
    Paysage du Gers

    Transmission · Donation

    Transmettre à ses enfants : donation et abattements

    Donner de son vivant permet d’aider ses enfants et d’alléger la facture successorale. À condition de connaître les abattements et leur fonctionnement.

    Attendre une succession pour transmettre n’est pas toujours la meilleure stratégie. Donner de son vivant permet d’aider ses enfants au bon moment — études, achat immobilier, création d’entreprise — tout en réduisant, souvent fortement, les droits qui seront dus. Encore faut-il connaître les règles. Voici l’essentiel.

    L’abattement de 100 000 € : la base de toute donation

    Chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € à chacun de ses enfants en franchise totale de droits. Cet abattement se reconstitue tous les quinze ans. Concrètement, un couple avec deux enfants peut transmettre 400 000 € (2 parents × 2 enfants × 100 000 €) sans aucun droit à payer, puis recommencer quinze ans plus tard. Anticiper, c’est donc multiplier les fenêtres de transmission.

    Le don familial de somme d’argent : un bonus

    En plus de l’abattement de 100 000 €, il existe un dispositif spécifique pour les dons d’argent : chaque parent peut donner jusqu’à 31 865 € en numéraire à un enfant majeur, en franchise de droits, à condition d’avoir moins de 80 ans. Ce don se cumule avec l’abattement classique et se renouvelle lui aussi tous les quinze ans.

    DispositifMontantRenouvellement
    Abattement donation parent-enfant100 000 €Tous les 15 ans
    Don familial de somme d’argent31 865 €Tous les 15 ans

    Donner en gardant le contrôle : le démembrement

    On peut donner la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit — c’est-à-dire le droit d’habiter le logement ou d’en percevoir les loyers. L’enfant ne récupère la pleine propriété qu’au décès du parent, sans droits supplémentaires à ce moment-là. Avantage : les droits de donation ne sont calculés que sur la valeur de la nue-propriété, déterminée par un barème lié à l’âge du donateur (article 669 du CGI). Plus on donne tôt, moins la base taxable est élevée.

    La donation-partage : figer les valeurs et préserver l’entente

    La donation-partage permet de répartir de son vivant son patrimoine entre ses enfants, en figeant la valeur des biens au jour de la donation. Elle évite les conflits ultérieurs et les réévaluations au moment de la succession. C’est un outil précieux pour les familles soucieuses d’équité et de paix.

    Le terme de la semaine : la nue-propriété

    La nue-propriété, c’est la propriété d’un bien sans le droit de l’utiliser ni d’en percevoir les revenus — ces droits appartenant à l’usufruitier. Au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété, sans formalité ni fiscalité supplémentaire. C’est le mécanisme au cœur de nombreuses stratégies de transmission.

    Pour aller plus loin

    Chaque situation familiale et patrimoniale appelle une stratégie sur mesure. Avant de donner, il est utile de faire le point sur l’ensemble de votre patrimoine. Selon vos objectifs :

    Transmission & succession

    Organiser la transmission de son patrimoine.

    Épargne & placements

    L’assurance-vie, complément clé de la transmission.

    Immobilier

    Transmettre un bien en démembrement.

    Questions fréquentes

    Faut-il passer par un notaire pour donner ?

    Pour un don d’argent, pas toujours ; mais toute donation portant sur un bien immobilier doit être notariée. Le notaire sécurise aussi les donations-partages.

    Que se passe-t-il si je donne plus que l’abattement ?

    La part qui dépasse l’abattement est taxée selon un barème progressif. Un conseil permet d’optimiser le montant et le calendrier.

    Les donations sont-elles reprises dans la succession ?

    Les donations de moins de quinze ans sont rapportées pour le calcul des droits. Au-delà, elles sont définitivement hors succession : d’où l’importance d’anticiper.

    Vous pensez à transmettre à vos enfants ?

    Un rendez-vous permet de bâtir une stratégie de transmission adaptée à votre famille et à votre patrimoine.

  • PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

    PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

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    Retraite · Indépendants

    PER : préparer sa retraite quand on est indépendant à Auch

    Artisan, commerçant, profession libérale : votre retraite obligatoire sera plus faible que celle d’un salarié. Le Plan d’Épargne Retraite est l’outil pour compenser — et défiscaliser.

    Quand on est à son compte — artisan, commerçant, profession libérale — on construit son activité, parfois son patrimoine professionnel… mais rarement sa retraite. Or les régimes obligatoires des indépendants versent des pensions souvent bien inférieures à celles des salariés, à revenu équivalent. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est aujourd’hui l’outil le plus efficace pour combler cet écart, avec un avantage fiscal immédiat.

    Pourquoi les indépendants sont particulièrement concernés

    Le constat est connu mais rarement anticipé : les cotisations retraite des travailleurs non salariés (TNS) sont calculées différemment de celles des salariés, et la pension qui en découle représente une part plus faible des derniers revenus. Sans épargne complémentaire, le passage à la retraite peut se traduire par une chute du niveau de vie. Plus on s’y prend tôt, plus l’effort d’épargne mensuel reste léger.

    Le PER, comment ça marche ?

    Le PER est une enveloppe dédiée à la retraite. On y verse à son rythme, l’épargne est investie (du fonds en euros sécurisé aux unités de compte), et elle reste bloquée jusqu’à la retraite — à quelques exceptions près. À la sortie, on choisit : capital, rente viagère, ou un mélange des deux. C’est cette souplesse, couplée à l’avantage fiscal, qui en a fait le placement retraite de référence.

    L’avantage fiscal : déduire ses versements

    C’est l’atout central. Les sommes versées sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond. Pour un indépendant fortement imposé, l’économie d’impôt peut être substantielle : verser sur son PER, c’est à la fois se constituer un capital retraite et réduire sa note fiscale de l’année. En contrepartie, les sommes seront imposées à la sortie — d’où l’intérêt d’un arbitrage réfléchi entre votre tranche d’imposition d’aujourd’hui et celle de demain.

    PhaseCe qui se passe
    À l’entréeVersements déductibles du revenu imposable (dans la limite du plafond)
    PendantÉpargne investie, capitalisation sans impôt
    À la sortieCapital et/ou rente, imposés selon les règles en vigueur

    Quand peut-on récupérer son épargne ?

    Le PER est bloqué jusqu’à la retraite, mais la loi prévoit des cas de déblocage anticipé : l’achat de la résidence principale, ou les accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage…). Le déblocage pour l’achat de la résidence principale est particulièrement intéressant pour un indépendant qui souhaite devenir propriétaire.

    Le terme de la semaine : le plafond épargne retraite

    Chaque année, vous disposez d’un plafond de déduction pour vos versements retraite, indiqué sur votre avis d’imposition. Les plafonds non utilisés des trois années précédentes sont reportables : un indépendant qui n’a jamais cotisé peut donc déduire un montant important la première année. C’est un levier puissant, souvent sous-exploité.

    Pour aller plus loin

    La préparation de la retraite s’articule avec le reste de votre situation patrimoniale et fiscale. À Auch comme dans tout le Gers, je vous aide à dimensionner l’effort d’épargne et à choisir les bons supports :

    Préparer sa retraite

    Construire un complément adapté à votre activité.

    Optimisation fiscale

    Réduire son impôt avec les bons dispositifs.

    Prévoyance

    Protéger ses revenus et ses proches.

    Questions fréquentes

    Le PER est-il réservé aux indépendants ?

    Non, il est ouvert à tous. Mais il est particulièrement pertinent pour les indépendants, dont la retraite obligatoire est souvent plus faible.

    Que se passe-t-il si je ne déduis pas mes versements ?

    Vous pouvez choisir de ne pas déduire à l’entrée ; dans ce cas, la fiscalité à la sortie est allégée. Ce choix dépend de votre situation.

    Puis-je transférer un ancien contrat Madelin ou article 83 ?

    Oui, les anciens contrats retraite peuvent généralement être transférés vers un PER, souvent plus souple.

    Indépendant à Auch ? Faisons le point sur votre retraite.

    En un rendez-vous, on estime votre future pension et l’effort d’épargne nécessaire pour maintenir votre niveau de vie.

  • Où placer son épargne de précaution en 2026 ?

    Où placer son épargne de précaution en 2026 ?

    06 27 95 54 05nicolas@garonne-patrimoine.com2 Place Saluste du Bartas, 32000 Auch · Lun–Ven sur RDV
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    Épargne · Précaution

    Où placer son épargne de précaution en 2026 ?

    Livret A, LDDS, LEP, fonds euros : quelle enveloppe pour l’argent qui doit rester disponible ? Le point sur les solutions sûres en ce début d’année.

    Avant de chercher du rendement, tout patrimoine a besoin d’un socle de sécurité : l’épargne de précaution. C’est l’argent qu’on doit pouvoir récupérer immédiatement, sans risque, en cas de coup dur — une dépense imprévue, une baisse de revenus. La règle admise : trois à six mois de dépenses courantes. Reste à savoir où la placer. En ce début 2026, voici les solutions sûres, par ordre de priorité.

    Le Livret A et le LDDS : la base

    Ce sont les deux réflexes de base. Le Livret A, rémunéré à 1,7 % en ce début d’année, est disponible à tout moment, garanti par l’État et totalement exonéré d’impôt et de prélèvements sociaux, dans la limite de 22 950 €. Le LDDS fonctionne exactement de la même façon, au même taux, avec un plafond de 12 000 €. Ensemble, ils couvrent largement le besoin de précaution de la plupart des foyers.

    Le LEP : le meilleur taux, sous conditions

    Si vos revenus ne dépassent pas certains plafonds, le Livret d’épargne populaire (LEP) est imbattable pour cet usage : il rapporte 2,7 % en ce début 2026, soit nettement plus que le Livret A, avec les mêmes avantages (disponibilité, garantie, exonération). Son plafond est de 10 000 €. Beaucoup de personnes y ont droit sans le savoir : cela vaut la peine de vérifier son éligibilité avec son avis d’imposition.

    LivretTaux (début 2026)PlafondConditions
    Livret A1,7 %22 950 €Aucune
    LDDS1,7 %12 000 €Aucune
    LEP2,7 %10 000 €Sous conditions de revenus

    Et au-delà des plafonds ?

    Une fois les livrets remplis, laisser de grosses sommes sur un compte courant ou un livret bancaire peu rémunéré est une erreur fréquente : l’inflation grignote ce capital. Pour la part qui dépasse le besoin de précaution immédiat, le fonds en euros d’une assurance-vie prend le relais : capital garanti, disponibilité sous quelques jours, et une fiscalité qui s’améliore avec le temps.

    La bonne méthode : segmenter son épargne

    La clé est de raisonner par « poches ». Une poche de précaution, immédiatement disponible, sur les livrets réglementés. Une poche de projets à court terme. Et une poche de long terme, qui peut accepter un peu de risque pour viser un meilleur rendement. C’est exactement ce qu’un bilan patrimonial permet de cadrer.

    Le terme de la semaine : l’épargne de précaution

    L’épargne de précaution est la réserve de sécurité destinée à faire face aux imprévus sans avoir à s’endetter ni à toucher à ses placements de long terme. On la dimensionne généralement entre trois et six mois de dépenses courantes, sur des supports sûrs et immédiatement disponibles.

    Pour aller plus loin

    Une fois le socle de sécurité en place, l’épargne excédentaire peut viser d’autres objectifs :

    Épargne & placements

    Faire travailler l’épargne au-delà de la précaution.

    Immobilier

    Investir dans la pierre, en direct ou via SCPI.

    Préparer sa retraite

    Construire un complément sur le long terme.

    Questions fréquentes

    Combien faut-il garder en épargne de précaution ?

    En général l’équivalent de trois à six mois de dépenses courantes, selon votre situation et la stabilité de vos revenus.

    Le LEP est-il vraiment plus intéressant ?

    Oui, si vous y êtes éligible : à 2,7 % en ce début 2026, il rapporte plus que le Livret A, à sécurité et disponibilité équivalentes. Il suffit de vérifier les conditions de revenus.

    Faut-il tout mettre sur les livrets ?

    Non. Les livrets sont parfaits pour la précaution, mais au-delà, leur rendement ne suit pas l’inflation sur le long terme : d’autres supports prennent le relais.

    Votre épargne est-elle bien répartie ?

    En quelques minutes, on fait le point sur vos poches d’épargne et on identifie ce qui dort inutilement.